
La pornographie c’est ce à quoi ressemble la fin du monde (Chris Hedges) Article original publié en anglais sur le site de truthdig.com, le 15 février 2015. Christopher Lynn Hedges (né le 18 septembre 1956 à Saint-Johnsbury, au Vermont) est un journaliste et auteur américain. Récipiendaire d’un prix Pulitzer, Chris Hedges fut correspondant de guerre pour le New York Times pendant 15 ans. BOSTON— « Cinquante nuances de Grey », le livre comme le film, est une glorification du sadisme qui domine quasiment tous les aspects de la culture américaine et qui repose au coeur de la pornographie et du capitalisme mondial. « La pornographie », écrit Robert Jensen, « c’est ce à quoi ressemble la fin du monde. » Nous sommes aveuglés par un fantasme auto-destructeur. Le porno cherche à érotiser le sadisme. Il y a quelques personnes à gauche qui saisissent l’immense danger de permettre à la pornographie de remplacer l’intimité, le sexe et l’amour. J’ai rencontré Gail Dines, l’une des radicales les plus prééminentes du pays, dans un petit café à Boston mardi. Chris Hedges
Primaire : Agnès Florin : Que faire lundi matin ? Que faire dans sa classe lundi matin après les fusillades parisiennes ? Professeure de psychologie, spécialiste de l'école maternelle, Agnès Florin invite à laisser s'exprimer les enfants et à donner toute sa place au sens du collectif. Lundi matin, les enseignants vont se retrouver à l'école face aux enfants. Quels conseils leur donner ? Beaucoup d'enfants ont entendu parler des attentats. Pour les enfants sans lien particulier avec les événements, il est important de leur donner la possibilité d'exprimer ce qu'ils appris ou vu à la télévision. Evitons de parler à leur place, de leur donner des explications ou des descriptions. Cet échange peut passer par la parole. Après cette expression, le rôle du maitre c'est aussi de rassurer. Il y a aussi des enfants qui ont vu ou entendu directement des choses parce qu'ils vivent dans les quartiers où les attentats ont eu lieu, ou qui ont été concernés par leurs proches. Pour eux il est important de s'exprimer.
Le porno féministe n'existe pas Le porno féministe est un label vendeur visant à nous faire croire qu’il existerait un «bon» porno (égalitaire, consensuel) par opposition à un «mauvais» porno (une industrie mainstream dominée par des hommes). Manque de pot, le porno féministe ne plaît pas à toutes les femmes… «Les filles ont une consommation de porno assez différente des mecs : elles regardent des choses plus violentes. Plus intenses, en tout cas.» S’il faut en croire Stephen des Aulnois, fondateur du magazine en ligne Le Tag Parfait, ce sont les tags SM qui ressortent lorsqu’on examine les statistiques de recherche pour les femmes qui fréquentent les sites de X. «Un des phénomènes symptomatique» de cette tendance est l’émergence d’un acteur qu’Ovidie voue aux gémonies : «Il s’appelle James Deen. «Lorsque j’ai réalisé mes premiers films X, je pensais que les bases de l’égalité homme-femme étaient suffisamment consolidées pour que nous puissions faire avancer le combat sur ce territoire.
Depuis cette nuit, la Terre vit sur ses réserves Il aura fallu moins de huit mois à l’humanité pour consommer toutes les ressources naturelles renouvelables que la planète peut produire en un an, selon le Global Footprint Network. L’humanité vit désormais au-dessus de ses moyens. En moins de huit mois, elle a déjà consommé toutes les ressources naturelles renouvelables que la planète peut produire en un an. L’organisation non gouvernementale Global Footprint Network réalise ce calcul depuis une vingtaine d’années. Grâce à des données fournies par les Nations unies, elle compare l’empreinte écologique, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre par l’homme, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à régénérer ses ressources et absorber les déchets, comme les émissions de gaz à effet de serre. L’ONG détermine ainsi le jour de l’année où l’empreinte écologique dépasse la biocapacité. Toujours plus précoce, cette date avance de trois jours par an, en moyenne, depuis 1970. « Cercle vicieux »
« Le porno n’existe pas » et autres mensonges | Le ticket de Metro d'Ovidie Il paraît que « Le porno féministe n’existe pas« , c’est ce que j’ai découvert estomaquée en lisant un article publié sur le site de Libération. L’occasion d’y répondre de manière argumentée et de démonter un part un tous les clichés et mensonges qui circulent à ce sujet. J’ai longuement hésité à réagir. Oh, je doute que ma réponse soit autant lue que l’article d’origine qui, lui, a été relayé par tous les détracteurs du porno féministe, et Dieu sait qu’ils sont nombreux. Je doute que l’auteure de cet article ait mesuré l’ampleur de l’impact si négatif de son texte car pour tout vous dire, cela fait 15 ans que nous nous connaissons et j’ai la naïveté de croire que nous nous apprécions mutuellement. « Le porno féministe est consensuel » C’est une des erreurs les plus insupportables de l’article d’Agnès. « Le porno féministe est tendre » Alors ça, c’est une bonne grosse ânerie. « Le porno féministe n’existe pas » « Le porno féministe, ça ne correspond à rien de concret » Oui et non. Non.
Temps de travail des enseignants : pour en finir avec les fantasmes Les profs français travaillent en moyenne autour de 40 heures par semaine, dont 15 à 18 heures devant les élèves, et sont légèrement sous la moyenne de l'OCDE. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent "Ces fainéants de profs en vacances tout le temps..." Il n'y a pas loin à chercher pour tomber, au détour d'une conversation, d'un discours politique ou d'un commentaire sur Internet, sur une critique du temps de travail des enseignants. Comment est comptabilisé le temps de travail des enseignants ? Il précise que "les membres du personnel enseignant dans les établissements du second degré sont tenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, dans l'ensemble de l'année scolaire, les maximums de services hebdomadaires suivants : A) Enseignements littéraires, scientifiques, technologiques et artistiques : Agrégés : quinze heures ; Non agrégés : dix-huit heures". Ce que le décret fixe, ce sont les heures de cours, où l'enseignant est physiquement devant les élèves.
Ces stars qui ont oublié d'avoir la classe sur scène... Publicité Publicité Mal formés, les enseignants ? Opinions Une opinion de Benoit Wautelet, enseignant à l'école normale HELHa (Braine-le-Comte) @WauteletB L’allongement de la formation initiale des enseignants est d’actualité depuis 40 ans. En Belgique, actuellement, la grande majorité des enseignants est formée en 3 ans dans des hautes écoles pédagogiques. Derrière cette volonté affichée, y a-t-il une réelle nécessité de réformer et d’allonger la formation initiale ? Une évaluation "Qualité" de grande ampleur menée par l’Agence pour l’evaluation de la qualité de l’enseignement supérieur (AEQES) a ainsi démontré les forces et la pertinence de la formation initiale des enseignants en hautes écoles pédagogiques et a fixé des objectifs d’amélioration propres à chaque institution évaluée. Après cela, peut-on encore affirmer, comme on le lit dans le Pacte d’excellence (p. 24), qu’il faut "mieux former nos enseignants en adaptant la formation initiale aux besoins et nécessités actuelles" ?
Regarder sous les jupes devient un délit Web Figaro Par Stéphanie ALEXANDRE Mis à jour le 09/08/2018 à 17:10 Publié le 09/08/2018 à 15:39 Recevez toutes les actualités Justice La pratique dite du « upskirting » qui consiste à regarder sous les robes des femmes sans leur consentement devient un délit puni d’un an de prison et de 15 000 € d’amende. C’en est terminé de l’impunité pour les voyeurs qui se rincent l’œil en faisant un trou dans une cabine d’essayage, en regardant sous la porte des toilettes ou depuis le bas des escalators ou en accrochant leurs smartphones à une perche pour voir sous les jupes des femmes. Désormais, les voyeurs encourent un an de prison, et 15 000 euros d’amende et le double en cas de circonstances aggravantes, lorsque le voyeur filme ou diffuse des images de la victime, si celle-ci est une mineure moins de 15 ans ou une personne particulièrement vulnérable. Grâce à loi « Schiappa », même ceux qui regardent sans enregistrer seront punis. Textes de lois et jurisprudence
Leslecturescursives Pornographie (1/4) : Vivons-nous dans un monde porno ? Laurent de Sutter, notre invité, n’entend pas la pornographie comme catégorie morale ou genre cinématographique mais comme une catégorie esthétique qui charrie des codes de représentations et de formes, parfois baroques ou encore kitsch. Il repense le contemporain du point de vue de la marchandise, et la pornographie, intrinsèquement liée à la marchandise, est alors très pertinente pour explorer ce contemporain. À l’époque moderne, c’est l’art même, sous l’effet du capitalisme, qui devient une marchandise. L’œuvre de Jeff Koons, aujourd’hui, nous place face à notre époque : l’esthétique pornographique est l’esthétique contemporaine… L'invité du jour : Laurent de Sutter, professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussels à Bruxelles, auteur de Pornographie du contemporain : Made in heaven de Jeff Koons aux éditions La Lettre volée. Les origines de la pornographie Pornographie et prostitution Lecture d'Ivan Morane : Le kitsch, forme esthétique du porno ? Sons diffusés :
Loys Bonod, prof de français : « Un élève de troisième a un niveau CM2 » - Rue89 Dans une école de Ville d’Avray à la rentrée - Christophe Ena/AP/SIPA Si vous lisez régulièrement mon blog En aparté, vous devez savoir que je suis inquiète (et c’est un euphémisme) de l’évolution de l’Education nationale. Très sensible à l’enseignement, notamment du français (je suis « littéraire » de formation et de cœur), j’ai découvert avec grand intérêt le blog La vie moderne, suite à la « petite expérience » numérique déjà très largement médiatisée et commentée. J’ai eu envie de donner la parole à son créateur, Loys Bonod, 37 ans, professeur de français. Pouvez-vous vous présenter ? Je suis professeur certifié de lettres classiques. Sur votre blog, vous écrivez que l’enseignement du français a subi de graves atteintes dans le primaire et dans le collège, notamment depuis les réformes des années 90... Ces réformes ont été pensées pour adapter l’école à une autre réforme des années 70, le collège unique, et à la massification qui s’en est suivie. [...] Que peut-on faire ?
Une artiste russe risque 2 à 6 ans de prison pour avoir dessiné des vulves La Russie de Poutine est indéniablement un pays où les valeurs traditionnelles sont reines. Et ce n’est pas spécialement un compliment : en effet, il ne fait pas bon être une femme ou une LGBTQI+ en Russie, puisque dans ce pays où le sexisme et l’homophobie sont la règle, leurs droits sont limités. Ioulia Tsvetkova, une jeune artiste russe, a été assignée à résidence il y a 4 mois ; on lui a mis un bracelet électronique qui ne l’autorise à sortir qu’une heure par jour, et dans un périmètre de 500 mètres autour de sa maison. La jeune femme habite à Komsomolsk-sur-l’Amour, une petite ville de 250 000 habitants, à 8 500 kilomètres de Moscou. Ioulia Tsvetkova n’en est pas à sa première incrimination. Elle est aujourd’hui incriminée pour des dessins considérés comme pornographiques, qui auraient été rendus accessibles à des mineurs. Il est notoire qu’en Russie, on exclut toute forme de débat concernant l’homosexualité : c’est un pays indéniablement homophobe.
Cette école a fait décrocher de vieux tableaux noirs, et ce qu'on a trouvé derrière était tout... Durant l’automne 1917 de nouveaux tableaux noirs ont été installés dans une salle de classe d’Oklahoma City aux Etats-Unis. Rien de bien mémorable en soi, mais cet acte apparemment anodin a en réalité permis d’immortaliser à jamais dans le temps un moment bien précis, qui est resté caché et isolé pendant plus de cent ans. (source: littlethings) Lorsque des ouvriers ont commencé à rénover quatre des salles de classe du lycée Emerson, ils se doutaient que ces travaux allaient améliorer l’éducation des élèves – mais ils ignoraient l’impact qu’ils auraient sur l’histoire locale. Comme ils devaient changer les tableaux noirs et les tableaux effaçables de toutes ces classes, les ouvriers ont d’abord dû démonter les tableaux déjà en place. Mais lorsqu’ils ont commencé à les décrocher, ils ont fait une découverte stupéfiante… Car sous les anciens tableaux noirs se trouvait une autre couche de tableaux noirs, qui n’avaient pas été remarqués depuis près d’un siècle.