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Cinq livres jeunesse anti-sexisme pour les garçons

En littérature jeunesse, on s’intéresse beaucoup aux thématiques du genre, aux réflexions autour de la construction individuelle et intime des enfants. Pour cette première chronique consacrée aux ouvrages qui évoquent les questions du genre, je vous propose une sélection de livres qui ciblent plus particulièrement les effets du sexisme sur les garçons, un peu moins souvent mis en avant au quotidien, et malgré tout très présents dans les livres jeunesse. Voici donc cinq livres qui rétablissent le droit aux garçons d’être ce qu’ils sont et non ce qu’on leur impose d’être. Nils, Barbie et le problème du pistolet, de Kari Tinnen et Mari Kanstad Johnsen C’est l’anniversaire de Nils, et à cette occasion, son papa lui promet qu’il pourra choisir le jouet qui lui fera plaisir au magasin. Mais cela met pas mal dans l’embarras le papa de Nils, qui lui propose, en vain, un super pistolet de policier. Les poupées c’est pour les filles, de Ludovic Flamant & Jean-Luc Englebert Related:  Ségrégation, stéréotypes

La littérature jeunesse non sexiste En cherchant des cadeaux pour mes filles, m’est revenu en tête ce fichier PDF, posté cet été par Maïa Mazaurette sur sa page Facebook. C’est une liste indispensable pour toute personne entourée de mômes à qui on souhaite inculquer le goût de la lecture. Orchestrée par Adéquations, une asso qui a pour objectif d’oeuvrer pour deux-trois choses importantes, dont l’égalité hommes-femmes, cette liste regroupe tout un tas d’oeuvres jeunesse non sexiste. Dans nos pays riches, on propose des livres aux enfants dès leur plus jeune âge. Caricature, dites-vous ? Ce doc, qui fait une soixantaine de pages, recense donc des livres classés par âge et par catégories (En quête d’identité, Filles et garçons, Histoires de filles, Et la famille ?

Pourquoi la littérature jeunesse doit combattre le sexisme Célibataire, mode d'emploi © Warner Bros Ent. Inc. and Metro-Goldwyn-Mayer Pictures Inc. and Ratpac-Dune Entertainment, LLC En mars dernier, j’ai été parrain du festival Femmes dans la Ville, à Cherbourg-en-Cotentin, qui œuvre depuis plus de quinze ans en faveur de l’égalité femmes-hommes. Dans ce cadre, je devais répondre à l’épineuse question: la littérature (jeunesse) est-elle sexiste? Naïf que je suis, j’étais certain de dénicher les doigts dans le nez pléthore d’éléments pour illustrer mon propos. Patatras. “Parce que l’égalité ne progresse que trop lentement, il faut sonner la charge en ordre groupé.” Pire encore: quand une figure de proue comme Clémentine Beauvais s’autorise ne serait-ce qu’à s’interroger sur la majorité de prix littéraires décrochés par des hommes dans un secteur aux deux tiers féminin, la voilà confrontée à une levée de boucliers (eh, les gars, elle pose juste la question). J’entends déjà les sempiternelles objections: “Mais ça va beaucoup mieux, voyons!” 1. 2. 3.

(20+) Livres pour enfants : les clichés sexistes n'ont jamais été aussi présents Que les angoissés d’une pseudo «théorie du genre», de nature à gommer toute différence entre garçons et filles, se rassurent. Vraiment. Faites un tour dans n’importe quelle librairie jeunesse, vous verrez : des rayons entiers de livres pour enfants reproduisant parfaitement les clichés et les stéréotypes. Des livres roses, avec des paillettes, des histoires de fées et de princesses qui poireautent en attendant leur chevalier. Pour les petits gars virils : l’escadron de pirates, cow-boys, et autres pompiers dans leur gros camion. En cette journée de la femme, tour des rayons avec Mariotte Pullman (1), libraire dans les Hauts-de-Seine et Clémentine Beauvais (2), auteure et chercheure en littérature jeunesse à Cambridge, en Angleterre. Les héroïnes sont bien plus sexuées qu’avant Mariotte Pullman : «Prenez Charlotte aux fraises. Clémentine Beauvais : «Les éditeurs arrivent même à sexualiser Mon petit poney, c’est pour dire ! Des clichés dès la naissance M.P. C.B. C.B. M.P. M.P. C.B. C.B.

«Salope !», l'expo consacrée aux noms d'oiselles Quel rapport entre Marie-Antoinette, Christiane Taubira et Nabilla Benattia ? George Sand, Simone Veil et Margaret Thatcher ? Réunies dans l’exposition «Salope ! et autres noms d’oiselles», ces six figures publiques ont en commun d’avoir attiré chacune à leur époque des torrents d’insultes sexistes. Le but de ce mélange ludico-artistique : «Proposer une réflexion en miroir sur l’insulte, à partir d’un choix de figures controversées et mises en regard d’œuvres contemporaines qui interrogent les tabous, la transgression et la féminité», indique Laurence Rosier, commissaire d’exposition et professeure de linguistique à l’Université Libre de Bruxelles. «Grosse chaudasse» «Salope ! Anaïs Moran

La victoire des femmes saoudiennes pour le droit de conduire cache une vérité bien sombre Restez curieux. Suivez nous ! Mardi 26 septembre, l’Arabie Saoudite annonce par décret royal l’abolition de la loi interdisant aux femmes de conduire. La chute d’un des derniers symboles du patriarcat saoudien ne doit pas vous leurrer : le pays n’est pas devenu plus féministe aujourd’hui qu’il y a 15 ans… 27 ans plus tard « C’est fascinant. […] Nous avons attendu ce moment depuis si longtemps… », confie Fawziah al-Bakr au téléphone. La lecture du décret royal de ce mardi 23 Septembre 2017 signe la fin d’un combat vieux de trois décennies. Les extrémistes au créneau L’Arabie Saoudite est une monarchie de droit divin qui s’est construit sur une vision rigoriste de l’Islam. L’adoption de cette loi progressiste fait déjà grincer des dents. Un féminisme en carton La porte-parole du Département d’État américain Heather Nauert a salué l’initiative : « L’Arabie saoudite fait un pas de plus dans la bonne direction. ». Le roi a signé le décret pour 2 raisons extrêmement simples. La prochaine cible

Françoise Héritier : « Il faut anéantir l’idée d’un désir masculin irrépressible » L’ethnologue et anthropologue n’a cessé de déconstruire les idées reçues sur le masculin et le féminin. Quelques jours avant sa mort, elle s’était confiée à « La Matinale du Monde » sur son long parcours. LE MONDE | 05.11.2017 à 06h42 • Mis à jour le 30.11.2017 à 14h45 | Propos recueillis par Annick Cojean Je ne serais pas arrivée là si… Si je n’avais pas éprouvé une curiosité intense en entendant des camarades étudiants en philosophie me parler d’un séminaire absolument « exceptionnel » fait par un professeur dont je n’avais jamais entendu le nom et qui s’appelait Claude Lévi-Strauss. De quoi traitait donc ce séminaire ? De la « parenté à plaisanterie » à Fidji. J’ai suivi la première année de cours avec passion. De nature à vous faire changer d’orientation ? Oh oui ! Mais on n’a pas voulu de...

Doctrice ou doctoresse ? Histoire de la langue française au féminin 2001 |Autrice ou écrivaine, doctrice ou doctoresse ? Dans "Tire ta langue", en mars 2001 il était question du féminin dans la langue française. Antoine Perraud et Simone Douek s'entretenaient avec Benoîte Groult, Bernard Cerquiglini et Nicole Cholewska. Féminiser les noms, c'est aussi respecter la souplesse, l'évolution et la vie de la langue. Le 27 mars 2001, "Tire ta langue" proposait une thématique sur la féminisation des noms, entre histoire de la grammaire et histoire des mentalités, avec Benoîte Groult, écrivaine, ancienne présidente de la Commission ministérielle pour la féminisation des noms, Bernard Cerquiglini, directeur de l'Institut national de la langue française et Nicole Cholewska, grammairienne et chercheuse. La langue n’est pas neutre, elle reflète les préjugés d’une société. Par Antoine PerraudRéalisation Françoise Camar-MercierTire ta langue - Au féminin1ère diffusion : 27/03/2001Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France

La "charge mentale" des femmes, épuisées de tout gérer A quelques jours de la fête des mères, ces deux mots résonnent. Au-delà de la répartition, toujours inégale, des tâches domestiques entre les femmes et les hommes, il est une tâche supplémentaire, invisible: l'organisation de la vie du foyer et l'anticipation de ce qui pourrait la perturber. Dans la BD "Fallait demander", publiée récemment sur Facebook, l'illustratrice Emma met en scène sa vie de mère, de femme et de salariée avec "un partenaire qui attend qu'elle lui demande de faire des choses", la voyant "comme la responsable en titre du travail domestique". "Cette charge mentale je la vis, comme beaucoup de femmes, et j'avais envie d'en parler. C'est sorti tout seul", explique à l'AFP cette ingénieure en informatique de 36 ans, qui dessine sur son temps libre. La charge mentale est "difficile à définir mais se perçoit dans le vécu quotidien", explique à l'AFP François Fatoux, juriste et consultant, la rapprochant de la "charge mentale professionnelle", ou "syndrome de débordement".

L'art de voyager seule quand on est une femme

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