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La non-mixité pour les nuls (et les autres)

La non-mixité pour les nuls (et les autres)
Lorsque nous avons lancé ce webzine, nous nous attendions à des réactions sur notre non-mixité assumée. Réactions il y eut, même si moins que prévu. C’est pourtant dans le slogan, mais, si mes années de support technique m’ont appris quelque chose, c’est que personne ne lit jamais les petits caractères. Voilà, maintenant c’est fait. Il nous semblait important de parler de non-mixité, je m’y colle. Pourquoi un webzine non-mixte ? Une histoire d’occupation d’espace Les hommes constituent 75% des députés et des sénateurs, 80% des ingénieurs, 83% des chefs d’entreprises, représentent 63% de la présence télévisuelle, 80% des « experts » interrogés dans les médias… L’espace public, politique, économique, médiatique appartient aux hommes. Je prendrai ici comme exemple le sauna de ma piscine municipale. Le problème est le même lors des débats et discussions féministes. Une histoire de libération de la parole En espace associatif, la non-mixité assure une relative sécurité dans les dialogues. Bref.

http://lechodessorcieres.net/la-non-mixite-pour-les-nuls-et-les-autres/

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Pour une non-mixité entre féministes Par Stéphanie Mayer vol38_no1_s1p1_Mayer Une des caractéristiques des féminismes, héritée des luttes passées, est son autonomie politique, laquelle est liée à une conception du séparatisme. La non-mixité, lorsqu’elle est mise en pratique, consiste en une forme d’organisation permettant de contrer, pour une certaine période de temps, les différentes manifestions de l’oppression fondées sur le genre. Cette pratique, apriori neutre, au sens où elle peut être l’outil politique de tous les mouvements de luttes, permet, selon les féministes, d’aménager un espace de liberté politique pour les femmes sur la base d’un « Nous », qui devient ainsi un lieu de ralliement. Cet espace permet de penser collectivement l’action politique, pour certaines, ou de prendre conscience de l’importance des luttes à mener pour d’autres.

Le privilège masculin et le “privilège blanc” Déballer le havresac invisible par Peggy McIntosh, 31 octobre 2005 Peggy McIntosh est directeure associée du Centre de Wellesley Collage pour la recherche sur les femmes. La non-mixité : une nécessité politique La ségrégation, c’est-à-dire la séparation imposée, l’accès réservé à certaines places ou certains espaces sociaux, est une des principales formes que prend la domination – que ce soit la domination des riches sur les pauvres, celle des hommes sur les femmes ou celle des blancs sur les non-blancs. Mais ce n’est pas la seule : de nombreux mécanismes de domination perdurent au sein même des espaces sociaux mixtes, malgré la mixité, voire parfois grâce à elle. C’est ce que montre Christine Delphy dans le texte qui suit : la mixité n’est pas en elle-même un bien qu’il faudrait opposer sans discernement à une non-mixité forcément « enfermante » et « étouffante » ; la non-mixité n’est en fait oppressante que lorsqu’elle est subie, au même titre que peut être oppressante une mixité ou une proximité subie. Je voudrais parler ici des différents sens de la mixité, en particulier mais pas exclusivement de la mixité entre les sexes, et de la non-mixité.

Hommes et féminisme [le texte évoque uniquement le couple hétéro ; c'est un partie pris qui ne veut absolument pas laisser entendre que le couple est par essence hétérosexuel). Je voudrais donc ré-aborder ici la relation des hommes au féminisme et de ce qu'ils peuvent faire pour collaborer à l'avancée des droits. Le sexisme ne fonctionne pas de la même façon que les deux autres grands systèmes inégalitaires que sont le racisme et le capitalisme ; ces deux derniers fonctionnement sur la subordination des uns aux autres. Dans le racisme, le ou les groupes racialisés sont subordonnés au groupe qui racialise. Dans l'Amérique esclavagiste, les noirs sont subordonnés aux blancs face à qui ils ont des devoirs et des obligations.

Le féminisme intersectionnel expliqué via... des pizzas ! Dans une vidéo postée sur sa chaîne SmoothieFreak, Akilah nous parle, avec humour, de l’intersectionnalité dans le féminisme. Terme popularisé par la féministe américaine Kimberlé Williams Crenshow, l’intersectionnalité peut être définie comme la situation d’individus exposés à plusieurs formes de domination ou de discrimination. Dans sa vidéo, Akilah réagit aux récentes polémiques provoquées par la journaliste Nellie Andreva qui écrivait dans un article que l’augmentation d’acteurs noirs à Hollywood réduisait les opportunités de travail pour les acteurs blancs. C’est en se servant de pizzas qu’Akilah réussit avec brio à nous expliquer les discriminations qu’on peut trouver au sein même du féminisme et les privilèges dues à la couleur de peau. La youtubeuse définit les pizzas comme les femmes et les burgers comme les hommes. Elle peint ainsi le portait d’une société où le burger est privilégié et surexposé, à l’image des hommes dans les médias.

Féminisation de la langue: quelques réflexions théoriques et pratiques Les personnes lisant régulièrement ce blog auront sûrement remarqué que j’essaie au maximum d’éviter d’employer le masculin universel (j’explique ci-dessous ce que j’entends par là). Je voudrais tenter d’expliquer pourquoi (c’est le côté théorique) et surtout comment, par quelques réflexions liées à mon parcours sur cette question et à ma pratique comme féministe, blogueuse, mais aussi comme prof de français langue étrangère. Cette pratique est en évolution constante. Alors que j’étais d’abord extrêmement réticente, je me suis habituée à ces graphies à force de lectures et d’échanges militants, et j’aurais du mal aujourd’hui à faire marche arrière. Ces théories et pratiques rencontrent énormément de résistances.

Egalité, Parité, Mixité - MILLE BASES EDITIONSMILLE BASES EDITIONS La base documentaire interactive aborde 8 grandes thématiques 1 )Masculin et féminin Les différences entre sexe social et sexe biologique sont expliquées. La thématique du « genre » est abordée, Existe-il une nature féminine et une nature masculine ou est-ce une construction sociale ? Salut Camarade Sexiste ! Vous pouvez nous envoyer vos contributions en prêt à poster ! -> Y a des images sur giphy.com et des outils sur ezgif.com Ou sinon vous pouvez nous raconter vos anecdotes et on les transforme en publications. On prend les contributions sur plutôt Facebook (en MP), mais aussi direct sur Tumblr, ou via Gmail

Le féminisme intersectionnel, c'est quoi ? - Les Glorieuses Cette semaine, nous nous intéressons à un concept-clé pour comprendre le féminisme aujourd’hui : l’intersectionnalité. Créé par Kimberlé Crenshaw en 1991, le terme désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société. L’intersectionnalité permet d’intégrer les différences entre les femmes, permettant d’aller au delà de la notion même de féminisme.

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