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Un destin de reine grâce à la royalactine

Un destin de reine grâce à la royalactine
Deux larves de futures reines, baignant dans de la gelée royale, se développent dans des cellules royales. © Waugsberg L'auteur Loïc Mangin est rédacteur en chef adjoint à Pour la Science. Du même auteur Pour en savoir plus Notre alimentation influe sur notre vie, notre santé, notre longévité... Sécrétée par les glandes hypopharyngiennes et mandibulaires des abeilles ouvrières, la gelée royale est une substance gélatineuse et blanchâtre aux reflets nacrés. Une première série d’expériences a consisté à étudier l’évolution de la gelée en fonction du temps : au bout de 30 jours, à une température de 30° C, la mixture perdait tout pouvoir sur le devenir d’une larve. M. Ces résultats éclairent ainsi la détermination des castes chez les abeilles, mais aussi les liens qui unissent diptères (les mouches) et hyménoptères (les abeilles), des insectes dont l’ancêtre commun vivait il y a 300 millions d’années. Related:  L'abeille, un insecte extraordinaire

Comment les abeilles adaptent-elles leur vitesse pour éviter les obstacles ? Comment une créature aussi minuscule que l'abeille, dont le cerveau est plus petit que celui d'un oiseau, parvient-elle à contrôler son vol et ainsi, à éviter les obstacles en vol ou au sol ? On sait aujourd'hui que les prouesses sensori-motrices de ces miniatures volantes reposent sur un système nerveux composé de cent mille à un million de neurones. Lorsque l'insecte vole au-dessus du sol, l'image de l'environnement défile d'avant en arrière dans son champ visuel, créant ainsi un flux optique défini comme la vitesse angulaire à laquelle défilent les contrastes présents dans l'environnement. Par définition, ces flux optiques sont fonction du rapport entre la vitesse et les distances aux surfaces. Pour prédire le vol des abeilles, les chercheurs ont conçu, il y a un an, un modèle de simulation appelé ALIS. © DGA/F. Abeille adaptant sa vitesse en environnement complexe. Références : Honeybees' speed depends on dorsal as well as lateral, ventral and frontal optic flows.

L'abeille, phobie des éléphants (Agence Science-Presse) Savez-vous que les éléphants, malgré leur taille imposante et leur peau cuirassée ont une peur bleue des abeilles? Pire, ils en ont une aversion totale dont les agriculteurs africains font bon usage. Cliquer sur la photo pour agrandir C’est ce qu’a montré l’équipe de recherche de Lucy King de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni en diffusant à plusieurs groupes d’éléphants des enregistrements de bourdonnements d’abeilles. Les détenus du Havre et les abeilles : patience et longueur de temps Les insectes, les jeunes s’en fichent royalement. Quoique, quand ils sont vivants, ça capte un peu plus leur attention. Je suis déjà intervenu en prison plusieurs fois auprès de mineurs. Ces jeunes sont en rupture de tout, scolairement et socialement. Rucher pédagogique - Intervention au quartier des mineurs du centre pénitentiaire du Havre (DR) Avec le projet de ruche pédagogique que la ville du Havre vient de démarrer, c’est autre chose. C’est vrai que face à 20.000 à 30.000 abeilles, on se sent tout petit. À terme, les détenus récolteront leur propre miel et pourront le déguster. Cette ruche a beau être au milieu des murs, entourée de grillages de cinq mètres de haut surmontés de barbelés, elle se trouve dans une cour de cinq mètres sur dix. Alors je me dis que les abeilles permettront peut-être d’ouvrir l’esprit de ces jeunes et, à terme, d’aider à les reconstruire. À lire aussi sur le Plus : - Théâtre en prison : les détenus ont bien plus d'énergie que mes élèves

Les insectes sont capables d'élaborer des concepts abstraits La cognition humaine, et notamment nos capacités mathématiques et linguistiques, se base sur notre capacité à manipuler des concepts"? Dans la vie de tous les jours, les concepts qui relient des objets distincts par des règles de relation de type « même », « différent », « plus que », « au-dessus de », prennent une place prépondérante. Par exemple, l'automobiliste est guidé par un réseau complexe de concepts : codes couleur, flèches, panneaux... L'utilisation de tels concepts, que l'on a souvent crue propre à l'homme et à quelques primates, pourrait être en fait beaucoup plus répandue dans le règne animal. Les chercheurs ont en effet montré que les abeilles sont capables de générer puis de manipuler des concepts afin d'accéder à une source de nourriture. L'un des tests consistait à placer ces mêmes abeilles devant de nouvelles images. © A. Abeille entrainée à choisir des stimuli en fonction des relations « au-dessus / dessous de » et « différence ». Notes : Références :

Les plantes utilisent la caféine pour améliorer la mémoire des abeilles Les abeilles ne font pas de pause lorsqu’elles prennent le café, mais la caféine aurait pour elles presque le même effet que sur des employés de bureau fatigués, suggère une nouvelle étude concluant que les abeilles sont plus susceptibles de se souvenir des plantes contenant de la caféine. La caféine est naturellement présente dans le nectar des fleurs de café et dans les agrumes. Les abeilles qui se nourrissent de nectar contenant de la caféine étaient trois fois plus susceptibles de se souvenir du parfum d’une fleur que les abeilles nourries seulement au sucre. Les résultats, détaillés cette semaine, montrent comment les plantes peuvent manipuler les souvenirs des insectes afin d’améliorer leurs chances de pollinisation. Selon la responsable de l’étude Geraldine Wright, neuroéthologiste à l’Université de Newcastle, Royaume-Uni : Les plantes produisent de la caféine comme mécanisme de défense, un breuvage au goût amer pour repousser les insectes.

La logique simple qui se cache derrière la capacité de raisonnement déductif du bourdon Nous savons depuis un certain temps que les abeilles et les bourdons choisissent leurs fleurs en se basant sur ce que les autres abeilles font. Ce type d’apprentissage par l’observation est un comportement social assez complexe. Alors, comment les bourdons le maitrisent-ils ? De nombreuses espèces à travers le règne animal apprennent de nouvelles choses en observant le comportement des autres. Mais cette capacité d’apprentissage n’est apparemment pas réservée à quelques animaux “intelligents”. Une étude, en 2005, a démontré que le bourdon utilise aussi l’apprentissage par l’observation. Dans le monde des insectes, "l’apprentissage par l’observation a été démontré chez les bourdons”, explique Elli Leadbeater, un zoologiste de la Zoological Society of London. Pour le savoir, Leadbeater et son équipe ont effectué des expériences dans une arène en bois, qui contenait un mur en carton avec six plates-formes incolores servant de “fleurs”. Selon Leadbeater :

Exténuante descendance : pour l’espérance de vie d’une abeille, mieux vaut ne pas naitre en été Si vous aviez à renaitre en tant qu’abeille ouvrière, assurez-vous de ne pas le faire en été. C’est le moment de l’année où la reine exige le plus de gelée pour nourrir ses petites, et une fois que le travail est fait, les abeilles meurent généralement deux semaines plus tard. Mais en hiver, des abeilles similaires peuvent vivre six à sept mois, ce qui est cinq fois plus longtemps que leurs homologues d’été. Le chercheur Daniel Münch, de l’Université norvégienne des Sciences de la Vie, a récemment enquêté sur cette énorme différence dans l’espérance de vie des abeilles. Qui plus est, sa recherche indique que c’est vraiment la décision d’avoir un couvain qui détermine la durée de vie d’une abeille. Et Münch raconte : Ce que nous avons observé est surprenant, après 2 semaines il y avait encore beaucoup de butineuses là et elles ne montraient pas de déclin fonctionnel (apprentissage).

Regardez, de très près, la reine des abeilles s’envoyer en l’air (Vidéo) Les reines des abeilles ne s’accouplent qu’une seule fois dans leur vie, dans les semaines qui suivent la sortie de leurs petites alvéoles, dans lesquelles elles ont grandi. Leurs vols nuptiaux pourraient être le seul moment où elles quittent à jamais leur ruche. Mais au moins, elles semblent en tirer le meilleur parti en “s’envoyant en l’air”, à environ 7 mètres au-dessus du sol, avec de 7 à 15 mâles, les faux-bourdons. “More Than Honey” (Plus que du miel) est un récent documentaire sur le triste déclin des ruches d’abeilles domestiques dans le monde, incluant d’incroyables séquences comme observées à travers les yeux d’une abeille. Les cinéastes ont utilisé des hélicoptères miniatures télécommandés pour capturer l’action en plein vol, capables de saisir 300 images par seconde pour chaque scène aérienne (la norme est de 24 images par seconde). La bande annonce : Un DVD est disponible depuis le 2 septembre, plus d’information sur le site (français) More than honey ou ici en Anglais.

Abeilles : la beauté et la diversité des butineuses révélées par l’objectif d’un chercheur Suivez-nous sur Facebook Avant de partir, suivez-nous sur Facebook Vous êtes déjà abonné ? Ne plus afficher Partager sur Facebook Pour rendre compte de la beauté et de la diversité des abeilles, Sam Droege de l'U.S. Par manque de temps, d’intérêt ou d’attention, nous passons quotidiennement sans nous en apercevoir à côté des richesses de la biodiversité qui nous entoure. Rien qu’en Europe, 2.500 d’entre elles ont été répertoriées et près de 1.000 en France. Pour rendre compte de cette incroyable diversité, Sam Droege passe ses journées à photographier les abeilles. Des insectes indispensables A part les abeilles domestiques, "nous ne savons pas grand chose sur les autres espèces" déplore le chercheur dans un communiqué. En effet, les abeilles assurent la pollinisation d’une grande partie des plantes à fleurs et assurent le bon développement des cultures.

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