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"La" femme et le grand écran

"La" femme et le grand écran
Chroniques Créé le mardi 3 février 2015 14:50 Écrit par Virginie Despentes « On finit tous par manger cette évidence qui nous est rabâchée par les décideurs du septième art : les hommes c'est l'action et les femmes c'est la petite culotte ». L'édito décapant de Virginie Despentes écrit pour le catalogue des 15es Journées cinématographiques dionysiennes Femmes Femmes. Le cinéma est une industrie qui n’est pas interdite aux femmes. Mais c’est une industrie inventée, manipulée et contrôlée par des hommes. Il suffira pour s’en convaincre de s’intéresser au genre des producteurs de films grand public, des responsables du financement cinéma dans les chaînes télé, des directeurs des grands réseaux de distribution, des directeurs des grands festivals de cinéma, des programmateurs de salle, des critiques cinéma ou des réalisateurs primés dans les grandes compétitions. Qu’est-ce que ça se lave, une femme, au cinéma… Petite culotte et AK47 Le test Bechdel Virginie DESPENTES Lire aussi :

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Le sexisme et le cinéma, l’éternel combat. J’annonce immédiatement la couleur: je vais parler du film « It Follows », et je vais BEAUCOUP en dire. Donc SPOILER ALERT. Ceux qui ne l’ont pas vu n’auront plus vraiment de surprises. À vous de choisir de me lire ou non. L’idée de ce post n’est pas tant de vous dire de boycotter « it follows » ou autres films sexistes. Etre invisible comme une femme noire en France Dans son documentaire Trop noire pour être française, la réalisatrice Isabelle Boni-Claverie raconte et analyse le racisme de la société française. Avant la diffusion sur Arte vendredi 3 juillet, Libération le rend disponible sur son site et fait circuler le #TuSaisQueTuEsNoirEnFranceQuand sur Twitter pour récolter des témoignages. A cette occasion nous republions cet article du 22 octobre 2014, publié à la sortie du film Bande de filles. Vous vous souvenez de la première fois que vous vous êtes dit, en lisant un livre, en voyant un film, que le personnage en face de vous vivait exactement ce que vous viviez?

L'Inconnu du Lac, La Vie d'Adèle, l'homosexualité au cinéma Il y eut à Cannes cette année, s’accorderont à dire les festivaliers de bon goût, deux grands films. L’un obtint une Palme d’Or méritée, La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche, l’autre un prix de la mise en scène au sein de la sélection Un Certain Regard, L’Inconnu du Lac d’Alain Guiraudie. Ces deux films concouraient également pour une Queer Palm que le second remporta finalement. Car ces deux films abordent le sujet qui nous intéresse, dans le cadre de notre cycle Mariage pour Tous, celui de l’homosexualité.

Rétrospective 2014 : les "premières" Ca fait du bien Créé le mardi 23 décembre 2014 13:06 Écrit par la rédaction En 2014, nous avons souvent écrit « c’est la première femme à… » Signe que la présence des femmes dans certains milieux autrefois masculins est encore loin d’être évidente. Et surtout, le progrès n’arrive jamais tout seul. Commençons par la plus retentissante accession au pouvoir en France, celle d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Festival de Cannes : le cinéma (presque) sans les femmes 27.05.2013Par Sylvie BraibantCe n'est sans doute pas un hasard si le jury de la Caméra d'Or 2013, présidée cette année par la réalisatrice Agnés Varda a couronné un film dont le personnage principale est UNE domestique. La cinéaste a elle même fait merveille avec ses portraits (sociaux) de femmes, de Cléo de Cinq à sept (la dérive angoissée d'une chanteuse dans l'attente de résultats médicaux), à Sans toit ni loi (l'errance d'une sans-abri), en passant par L'une chante l'autre pas (l'émancipation de deux jeunes Françaises avant et après mai 1968). Dans le ronronnement de Cannes, Agnès Varda semble faire tache... lumineuse, elle qui ne craint pas de participer à des festivals de films de femmes et prononce des mots rarement entendus. En décernant son prix, elle salue une oeuvre qui évoque "l'enfance, l'immigration, les rapports de classe et la crise économique". Corps de femme, regard d'homme Une gêne très française

Femmes dans les manuels scolaires de Français : selon une étude, elles sont stéréotypées et sous-représentées “Où sont les femmes?”, comme dit la chanson ? Pas dans les manuels scolaires, en tout cas. Selon une étude, que s'est procurée en exclusivité Le HuffPost, du Centre Hubertine Auclert, qui a disséqué 17 manuels de Français de seconde générale, technologique et professionnelle, elles ne forment que 3,7% des auteurs. Les quelques femmes citées apparaissent comme les survivantes d’un raz-de-marée, par ailleurs empreint de stéréotypes et de clichés rarement expliqués ou mis en contexte, si l’on en croit cette étude.

La descente d’organes féministe d’Océanerosemarie Chatons Violents, le spectacle qu’Océanerosemarie joue actuellement à la Comédie des Boulevards, à Paris (et bientôt à Toulouse), porte certes sur les bobos et le racisme de gauche mais aussi sur le couple, en particulier le couple femme/femme. Pas étonnant donc que le thème se retrouve dans la chronique diffusée ce matin, jeudi 19 février, sur France Inter. Mais Océanerosemarie s’éloigne rapidement de cette question (pourtant essentielle) pour la relativiser et s’intéresser au film du moment, 50 Shades of Grey (à Yagg, on recommanderait plutôt Les Nouveaux Héros, mais ça doit être notre côté bisounours). L’humoriste propose alors une version à la cité des 4000, «avec un vieux barbu au RSA et en djellaba qui prend le contrôle d’une jeune femme sublime et innocente», avant de faire le parallèle avec le procès du Carlton Une chronique à écouter ci-dessous:

L'homosexualité et sa mise en scène: la construction sociale d'une culture - Estelle Couture C'est l'histoire de l'art qui est apparu en premier lieu comme vecteur privilégié de la visibilité du couple de femmes. Depuis la Renaissance, on dénombre plus de 300 tableaux et sculptures représentants une idylle saphique68(*), l'art étant un vecteur de la vie symbolique permettant à ce qui est caché ou non toléré d'apparaître tout en déjouant les mécanismes de refoulement à l'oeuvre dans tout système de domination. Dans le second chapitre, nous évoquions les images que les homosexuels renvoient d'eux-mêmes à travers la presse spécialisée. Les images de l'homosexualité féminine se font plus rares et il faut les chercher ailleurs que dans la presse gay dite mixte.

La femme moderne selon les magazines féminins Nymphomane, superficielle, ultra-consommatrice, la femme vantée par la presse féminine fait peur à voir. Pour un garçon, partir en vacances avec une fille implique deux choses: 1) supporter ses interminables séances de bronzage et 2) en profiter pour feuilleter les magazines féminins qui traînent sur le coin de sa serviette. Une lecture appréciée de la plupart des mâles, quoiqu'ils en disent: sous prétexte de se moquer de leurs traditionnels psycho-tests, c'est l'occasion de se rincer l'œil en douce (tous les mecs savent qu'il y a bien plus de demoiselles à poil dans Elle que dans n'importe quel FHM).

Tous les hommes sont des connards Oui mec, tous les hommes sont des connards, va falloir t’y faire. Et je dis pas ça au douzième degré pour railler les féministes misandres1 qui font rien qu’à exagérer et faire des amalgames. Je suis très sérieux là: les hommes sont des connards, toi tu es un connard, moi je suis un connard, et peut-être qu’à un moment faut voir la réalité en face et se dire que merde, y a un truc qui va pas. En quoi est-ce que tu es un connard, tu demandes, et comment je peux affirmer ça alors que je te connais même pas? C’est une question de définitions.

Maléfique (2014) : trois pas en avant, un pas en arrière ? Comme la Reine des Neiges, Maléfique s’inscrit dans un courant de progressisme sauce Disney et il s’avère que ce film réussit sur de nombreux points là où ses prédécesseurs ont échoué. Revenant sur un des films les plus sexistes de Disney adaptant un conte non moins sexiste d’ailleurs, Maléfique réussit à créer une histoire originale mettant en vedette un personnage féminin fort et complexe luttant contre une oppression patriarcale, tout en restant accessible et divertissant. Maléfique, un film qui assume son héroïne Là où la Belle aux Bois Dormant faisait de Maléfique une femme puissante et par là-même nécessairement mauvaise dans la tradition des contes de fées où ce sont souvent les sorcières et marâtres les seules femmes à prendre des initiatives, le film Maléfique réécrit cette histoire et donne de véritables justifications à son héroïne. Le méchant (pour une fois)

#OscarsSoWhite: Raciste, sexiste... la sélection aux Oscars fait polémique - Culture Trop blanche, trop mâle: la sélection pour les 87èmes Oscars faisait polémique vendredi 16 janvier, l'Académie des arts et science du cinéma américain étant taxée de racisme et de sexisme notamment pour ses choix concernant le film sur Martin Luther King «Selma». La sélection pour les Oscars n'a pas retenu un seul acteur ou actrice noire, l'année où «Selma», d'Ava DuVernay, joué essentiellement par des acteurs noirs - notamment Oprah Winfrey et David Oyelowo, dans le rôle du prix Nobel de la paix -, est sacré «meilleur film de l'année» par le site agrégateur de critiques de films RottenTomatoes.com. Cette fresque sur la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis, sortie au moment où des manifestations monstres dénoncent à travers tout le pays les violences policières dont s'estiment victimes les Noirs, obtient pourtant un score exceptionnel de 99% d'avis favorables, encore mieux que «Boyhood» (98%). «C'est une honte !»

Animus Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Définition en psychologie analytique[modifier | modifier le code] « Chez la femme, à l'inverse, l'élément de compensation revêt un caractère masculin, et c'est pourquoi je l'ai appelé l'animus. Si, déjà, décrire ce qu'il faut entendre par anima ne constitue pas précisément une tâche aisée, il est certain que les difficultés augmentent quand il s'agit de décrire la psychologie de l'animus. (...) Le fait qu'un homme attribue naïvement à son Moi les réactions de son anima sans même être effleuré par l'idée qu'il est impossible pour quiconque de s'identifier valablement à un complexe autonome, ce fait qui est un malentendu se retrouve dans la psychologie féminine dans une mesure, si faire se peut, plus grande encore. (...) D'après Elysabeth Leblanc dans son ouvrage La psychanalyse jungienne, l'Animus, comme l'Anima, comporte de stades selon le niveau psycho-affectif de la femme.

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