background preloader

Syriza, Podemos: l'ambition hégémonique des nouvelles gauches européennes

Syriza, Podemos: l'ambition hégémonique des nouvelles gauches européennes
Crédité de 36% des voix et 149 sièges sur 300, selon des résultats quasi-définitifs, Syriza est en voie d'accéder au pouvoir en Grèce. Une performance qu'espère imiter son homologue espagnol Podemos lors des législatives prévues pour la fin de l'année. Ces partis appartiennent tous les deux à la famille bien connue de la gauche radicale, mais sont aussi en train de la changer profondément, sur un plan stratégique notamment. Dans l’une de ses récentes interventions consacrées à la stratégie dont doit se doter Podemos, son leader Pablo Iglesias explique très clairement qu’il ne s’agit pas de constituer une gauche de la gauche capable de drainer 15% des voix sur une ligne qui serait marquée par la pureté doctrinale. Pour lui, il s’agit de capter plus de 50% des voix. Ces 50% ne peuvent résulter que d’une stratégie d’hégémonie. La responsabilité du militant, explique-t-il, n’est pas devant la gauche, mais devant son «peuple» et devant son pays. Fin du cycle ouvert dans les années 70

http://www.slate.fr/story/97195/syriza-podemos-ambition-hegemonique

Related:  ESPAGNEGRECEDROITE EXTREME

Espagne totalitaire? La lettre qui brise le silence "Bouleversée, je vous écris sous le coup de l’indignation", commence la lettre de la jeune femme. "Le 19 novembre , le gouvernement espagnol a approuvé un projet de loi dont le but est d’en finir avec les manifestations et les contestations au régime actuel. La méthode est classique : instaurer le silence grâce à la répression." L'Espagne, un pays qui serait selon elle tombé dans une crise sans précédent. Elle prend pour exemples l'affaiblissement du réseau de protection social, la privatisation des théâtres, les tentatives de privatisation des hôpitaux, les licenciements innombrables, les familles chassées de leur domicile, l'éducation civique suspendue dans les écoles et la réforme du droit à l'avortement. Des amendes entre 100 et 600 000 euros

Article offert : Un insider raconte: comment l'Europe a étranglé la Grèce Athènes, de notre envoyé spécial.- Quelques jours avant le référendum, un conseiller du gouvernement a reçu plusieurs journalistes français, dont Christian Salmon pour Mediapart (lire notre boîte noire). Il leur a raconté les cinq mois du gouvernement de Syriza, les discussions avec les Européens, la situation catastrophique de la Grèce. Notre interlocuteur était durant tout ce temps au cœur de la machine ministérielle en charge des négociations avec l'Union européenne. Il n'est pas tendre avec les institutions, décrit une stratégie délibérée d'étouffement menée par les institutions européennes, mais juge aussi sévèrement certaines décisions du gouvernement grec. Voici son récit au long cours. (traduction Martine Orange)

Ce n’est pas la désunion de la gauche qui a causé sa perte La gauche (du PC aux divers gauche) avait obtenu 36,5% des suffrages au premier tour des élections départementales. La droite (du Modem à Debout la France de Dupont-Aignan) arrivait pratiquement au même total. Or, au second tour, en France métropolitaine, l’égalité numérique des deux électorats a volé en éclats puisque la droite avec 2 372 sièges de conseillers domine 63 départements de la métropole tandis que la gauche plafonne à 1 550 sièges et 29 départements seulement (le Gard, l’Aisne et le Vaucluse n’ayant pas de majorité). Pour expliquer le creusement de l’écart entre les deux blocs, les commentateurs ont immédiatement pointé la division de la gauche. Au premier tour, la rivalité de plusieurs listes de ses diverses sensibilités l’aurait empêchée d’être présente dans près de 500 circonscriptions et, au second tour, les électeurs, dont la sensibilité de gauche ne correspondait pas à celle du candidat de gauche resté en lice, auraient déserté l’isoloir.

Espagne: pari gagné pour Podemos - Europe Des milliers de personnes ont participé aujourd'hui à Madrid à la grande « marche pour le changement » organisée par le parti Podemos. Après la victoire de Syriza en Grèce, ce parti radical de gauche, né du mouvement des Indignés, se sent des ailes pousser. C'est aujourd'hui l'occasion pour son leader , le jeune Pablo Iglesias d'amorcer le changement politique et de mesurer l'enthousiasme et l'engouement de ses sympathisants. Avec notre correspondante à Madrid, Diane Cambon Pari gagné pour le parti Podemos, qui a réuni pour sa marche pour le changement quelque 100 000 personnes dans le centre de Madrid.

Grèce: retrouvez l'intégralité du discours d'Alexis Tsipras devant le Parlement européen Le premier ministre grec Alexis Tsipras s’est dit « confiant » mercredi 8 juillet dans le fait que son pays réponde aux exigences des créanciers avant la date butoir de dimanche 12 juillet fixée pour parvenir à un accord sur une nouvelle aide financière à Athènes qui risque une sortie de la zone euro. « Ne laissons pas l’Europe se diviser », a lancé le chef du gouvernement grec, dans un discours devant le Parlement européen de Strasbourg, s’affirmant « confiant » dans le fait que « dans les deux ou trois prochains jours » son pays « réussisse à répondre à (ses) obligations dans l’intérêt de la Grèce et de la zone euro ». Dette grecque : Tsipras réclame "un compromis...par LCP > Retrouvez l'intégralité du discours d'Alexis Tsipras devant le Parlement européen, mercredi 8 juillet « Nous avions choisi de donner la possibilité aux Grecs de s’exprimer pour décider de leur avenir. Le message est clair

L'antinazisme à fleur de peau >>>Article paru dans Marianne du 3 avril « J 'avais sur moi un pistolet chargé ; j'aurais pu tuer Hitler dans cette salle presque déserte », écrit Reck-Malleczewen le 11 août 1936. Protestant originaire de Prusse orientale converti au catholicisme, ce fin lettré jadis médecin, conservateur et mondain, a assisté avec stupeur à l'ascension de celui qu'il croisa à plusieurs reprises dès le début des années 20. « A cette époque, je le prenais pour un personnage comique et je ne tirai pas », regrette-t-il. « Reck » l'assassinera donc, ainsi que sa meute de « vilains babouins », à coups de formules saignantes et explosives, consignées dans un carnet enterré chaque soir en un lieu différent. Et pour cause : ces rafales d'injures bien senties relèvent de l'attentat, fût-il littéraire. Faux aristocrate, Reck-Malleczewen a pourtant la noblesse des humanistes engagés : au quotidien ou face à un général, il ne dissimule guère l'aversion que lui inspire son époque.

Des dizaines de milliers d'Espagnols défilent aux côtés de Podemos L'essentiel Des dizaines de milliers de personnes défilent samedi 31 janvier dans les rues de Madrid.Le parti de gauche radicale Podemos a invité les Espagnols à participer à grande « marche pour le changement ».L'Europe observe de près cet événement qui, une semaine après la victoire de Syriza en Grèce, représente un nouveau message anti-austérité. Près d'une semaine après la victoire de Syriza en Grèce, c'est au tour du parti espagnol Podemos de faire résonner le message anti-austérité en Europe. Ce jeune parti de la gauche radicale, issu du mouvement des indignés qui a soulevé des foules en Espagne contre l'austérité à partir du 15 mai 2011, rassemble des dizaines de milliers de sympathisants, samedi 31 janvier, dans les rues de Madrid, pour sa grande « marche pour le changement ». Lire : En Espagne, Podemos à l'heure de sa « marche du changement » Lire : L'Espagne face à la vague Podemos

» [Point Grèce] Grexit et Parlement européen Pourquoi la Grèce n’a pas intérêt à négocier le Grexit Si la Grèce refuse la sortie de la zone euro, mais y est contrainte de facto, elle espère pouvoir imposer une redénomination de sa dette en nouvelle monnaie. En effet, Athènes pourra prétendre qu’on l’a « contrainte » à changer de monnaie. Dans ce cas, comment exiger de la Grèce qu’elle remboursât en devises sa dette ? La sortie de la Grèce de la zone euro devient un scénario de plus en plus probable.

Pauvre Russie: le plus grand pays de la Terre ne sait pas qui il est, ni ce qu’il veut être L’imprévisibilité russe n’est pas qu’une arme tactique dans sa «guerre non linéaire» contre l’Ukraine, c’est aussi la manifestation d’une faiblesse profonde qui taraude le pays depuis 1991. Que va faire Vladimir Poutine demain? A-t-il lâché pour de bon les milices séparatistes du Donbass? Va-t-il continuer à terroriser les Tatars? Prépare-t-il une nouvelle action dans le sud-est de l'Ukraine, ou à la frontière de Transnistrie? Espagne : la rue bientôt bâillonnée ? Andres Kudacki/AP/SIPA Du même auteur Les députés espagnols, ou du moins ceux de la majorité parlementaire conservatrice, ont voté en séance la semaine dernière la « loi organique de sécurité citoyenne », plus connue sous le quolibet que lui ont donné ses détracteurs de « ley mordaza », littéralement « loi bâillon ». Pour Paul Aubert, professeur de civilisation espagnole contemporaine à l’université d’Aix-Marseille, que Marianne a interrogé à ce sujet, la traduction la plus exacte serait « loi muselière ».

Goldman Sachs et la Grèce : une histoire de vampire Du nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos au nouveau président de la BCE Mario Draghi, Goldman Sachs prend le pouvoir. Et là où c'est ironique, c’est que cette même banque a trafiqué les comptes grecs pour permettre l’entrée du pays dans la zone euro. Goldman Sachs est une des institutions les plus rentables du monde, avec près de 30 % de rentabilité moyenne par an ces 10 dernières années. C’est aussi une entreprise extrêmement puissante politiquement, qui a su placer ses cadres aux plus hauts postes du monde, à tel point que cette banque donne une dimension encore jamais atteinte au conflit d’intérêt. Rien que cette semaine, deux anciens de Goldman Sachs ont été nommés chefs de gouvernement, Mario Monti en Italie et Lucas Papademos en Grèce.

Autriche : l’extrême droite de retour... par la gauche En colère, des manifestants ont protesté vendredi devant le siège du parti social-démocrate (SPÖ) à Vienne. Ils reprochent à la formation de gauche d’offrir une réhabilitation à l’extrême droite (FPÖ) en lui proposant de gouverner avec elle le Land oriental du Burgenland, l’un de ses bastions viticoles, qui longe la frontière de la très brune Hongrie voisine. La communauté juive autrichienne, traditionnellement la plus ouvertement hostile, le parti FPÖ ayant été fondé par d’anciens nazis, a également fait part de sa consternation. Tout comme le représentant des roms du Burgenland, une minorité représentée par un certain… Rudolf Sarközi !

Piketty se rapproche de Podemos "Iglesias dit que Piketty a accepté de devenir le conseiller informel en politiques économiques de Podemos." Dans un entretien d'une heure, entre Thomas Piketty et le leader de Podemos Pablo Iglesias, l'économiste français à succès s'est nettement rapproché du mouvement de gauche espagnol. Un entretien qui sera diffusé le 18 janvier prochain sur leur chaîne "La Tuerka" (disponible en ligne sur Youtube ou Publico TV). > Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Related: