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«Charlie»: éthique de conviction contre éthique de responsabilité

«Charlie»: éthique de conviction contre éthique de responsabilité
Le 14 janvier, l’interview de Caroline Fourest sur Sky News au sujet des attaques contre Charlie Hebdo s’est brutalement interrompue au moment où, à l’insu de son hôte, l’invitée a brandi le dernier exemplaire du journal pour en montrer la couverture au public britannique. La journaliste Dharshini David s’est alors excusée auprès des téléspectateurs qui auraient pu être «offensés» en rappelant que la politique de sa chaîne était de ne pas montrer les caricatures du Prophète. Cette censure a immédiatement déclenché des réactions d’indignation de la part des médias français et l’intéressée a parlé «d’une violence inouïe et d’une hypocrisie absolue». L’épisode s’inscrit dans un contexte plus large où deux pratiques éditoriales s’opposent. Les uns, notamment en France, considèrent qu’il est important de montrer pour défendre le droit d’expression. Le sociologue allemand Max Weber peut nous aider sur ce plan. Auteur de «la Question morale (PUF) et de «l’Ombre du monde» (Seuil).

http://www.liberation.fr/societe/2015/01/19/charlie-ethique-de-conviction-contre-ethique-de-responsabilite_1184055

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L'islamophobie est-elle punie par la loi ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Delphine Roucaute et Madjid Zerrouky Lundi à Cologne, l'écrivain français Michel Houellebecq s'est défendu d'avoir écrit, avec son roman Soumission, un « livre islamophobe » mais a estimé qu'on en avait « parfaitement le droit ». Rien n'est moins sûr. Quelle définition ? «Distinguer les idées qui choquent de l’incitation à la haine» «Que peut faire le droit après ce qui s’est passé ? Je vais essayer de répondre en reprenant le titre d’un de mes livres (1) : le droit peut permettre de résister, de responsabiliser et d’anticiper. Ou en tout cas y contribuer. «Résister d’abord. Il ne faut pas se leurrer, le monde est dangereux.

L'après "Charlie Hebdo" : la liberté sur internet à l’épreuve du terrorisme “Je me sens Charlie Coulibaly“. Ce message posté sur Facebook a valu au polémiste Dieudonné d’être poursuivi par la justice lundi 12 janvier, au lendemain des grandes manifestations en soutien aux victimes des attaques terroristes qui ont secoué la France toute la semaine. Il y détournait le slogan “Je suis Charlie”, hommage aux victimes des assassinats perpétrés mercredi 7 janvier dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo, avec le nom d’Amedy Coulibaly, le terroriste qui a tué quatre personnes de confession juive dans une prise d’otages vendredi, porte de Vincennes à Paris. Cette phrase a été suffisante pour que le parquet de Paris ouvre une enquête pour “apologie du terrorisme” contre son auteur. Dieudonné a beau l’avoir rapidement supprimée de sa page Facebook, il a été mis en garde à vue mercredi 15 janvier, et sera bientôt jugé en correctionnelle. Les limites de la liberté d’expression

La presse américaine dénonce l'hypocrisie des restrictions françaises à la liberté d'expression Pour de nombreux journalistes et intellectuels américains, les discours de haine sont mieux régulés et combattus dans le débat public d'idées que dans les tribunaux. «Je suis confused.» C'est la réaction de l'humoriste Jon Stewart, «perdu» face à l'arrestation et au renvoi en correctionnelle, pour «apologie du terrorisme», de Dieudonné pour son post Facebook «Je suis Charlie Coulibaly»: «C'est un post Facebook ignoble, mais c'est pour ça qu'on a inventé le bouton "unfriend", non?» «Arrêter quelqu'un pour avoir dit quelque chose quelques jours après une manifestation de soutien à la liberté d'expression –c'est un peu bizarre.»

Avis sur la laïcité (Assemblée plénière du 26 septembre 2013) 1. Par lettre du 6 juin 2013, le président de l'Observatoire de la laïcité a sollicité un avis de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) sur « les voies et moyens d'une bonne application du principe de laïcité, respectueuse des libertés fondamentales et du principe de non-discrimination ». 2. La CNCDH a été conduite à se prononcer à plusieurs reprises, et depuis de nombreuses années, sur des questions relatives à l'application du principe de laïcité (1), et ce en vertu des droits garantis par la Constitution, par la Convention européenne des droits de l'homme et par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), notamment l'égalité et le principe de non-discrimination, la liberté de pensée, de conscience et de religion et la liberté d'expression. Au fil de ses avis et études, la CNCDH a acquis une légitimité et une expertise forte sur ces questions. 3. I. ― Laïcité et service public

On ne peut pas comparer "Charlie" et Dieudonné : la liberté d'expression a des limites Dieudonné, le 11 janvier 2014 (M. EULER/SIPA). Depuis le 7 janvier, à chaque jour suffit sa peine, et son débat, autour de la liberté d’expression. Liberté d’expression : la caricature est aussi une exception au droit d’auteur Samedi et dimanche derniers, les manifestants se sont levés en masse pour défendre la liberté d’expression, gravement remise en question par les attentats contre Charlie Hebdo. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que la caricature, la parodie et le pastiche, qui constituaient les moyens d’expression privilégiés des dessinateurs assassinés sont protégés par une exception au droit d’auteur, instaurée au titre de l’intérêt général par le législateur pour permettre le débat d’idées, la libre critique et la création artistique. Alors qu’un nouveau numéro de Charlie Hebdo paraît aujourd’hui, avec une caricature de Mahomet signée Luz, on peut se souvenir que certaines des parodies qui ont illustré les unes du journal, détournant des personnages célèbres, s’appuyaient sur cette exception au droit d’auteur.

#Charlie : la liberté d’expression défendue dans la rue, menacée sur le Net Par Erwann Gaucher, adjoint à la direction de France Télévisions Editions Numériques « Plusieurs millions de personnes ont défilé le 11 janvier pour défendre la liberté d’expression, et la première chose que les politiques font après cette marche c’est d’affirmer qu’il faut réguler internet. Mais quel est le rapport ? ». Ce paradoxe, que souligne le journaliste Jean-Marc Manach, est l’une des nombreuses questions auxquelles les participants au séminaire « Journalisme et bien commun à l’heure des algorithmes » ont tenté de répondre cette semaine à Paris au Collège des Bernardins.

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