Atome contre biodiversité à Jaitapur, par Praful Bidwai. Dans les villages reculés de la chaîne de montagnes du Sahyadri, sur la côte ouest de l’Inde, les noms de l’entreprise nucléaire française Areva et de son modèle de réacteur européen à eau pressurisée (EPR) sont passés dans le langage courant, de même que les termes « radioactivité », « plutonium » et « déchets nucléaires ». Ces villages d’une frappante beauté qui entourent Jaitapur, à quelque quatre cents kilomètres au sud de Bombay, appartiennent à l’un des dix plus grands « points chauds de biodiversité » de la planète. Areva projette d’y construire prochainement six réacteurs nucléaires de 1 650 mégawatts (MW). Le partenaire d’Areva, la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), veut faire de Jaitapur « le plus grand complexe nucléaire du monde ».
Le gouvernement du Maharashtra, l’Etat où est située Jaitapur, soutient ce projet. Son premier ministre, M. Prithviraj Chavan, occupait encore récemment le poste de ministre indien des sciences et technologies. Vous êtes abonné(e) ? Panne de refroidissement sur le réacteur 5 de Fukushima. Nouvelles de Fukushima. Seconde quinzaine de mai. Pour accéder à la page présentant les nouvelles du 2 mai au 14 mai 2011: c’est ici. Nous conseillons, de plus, à toute personne intéressée par les conséquences permanentes du désastre de Fukushima de consulter le site de Next-up qui est la seule association, digne de ce nom, à travailler sur le dossier et à informer les internautes. Sans doute les associations supposées anti-nucléaires sont-elles trop petites (et donc sans moyens), ou trop institutionnalisées (et donc en attente de subventions pour leurs salariés) ou franchement infiltrées par la mafia nucléocrate. L’article de Dominique: Fukushima/2012: Contamination radioactive de la chaîne alimentaire planétaire est ici sur le blog. - 29 mai 2011: Iode 131 découvert dans du poisson à Hong-Kong, à 3036 km de Fukushima.
Un prélèvement de poisson sur le marché de Hong-Kong a révélé la présence d’iode 131 à hauteur de 7,7 becquerels/kilogramme. - 28 mai 2011: Au Japon les langues se délient. Paysans bio de Fukushima cherchent terres non irradiées - Japon. Shinpei Murakami est paysan. Ses terres, situées près de la centrale de Fukushima, ont été contaminées par la radioactivité. Il a été contraint de tout abandonner, y compris son projet d’écovillage. Militant contre le nucléaire, il est venu en France, avec Toshihide Kameda, lui aussi agriculteur, pour développer des échanges entre paysans d’ici et de là-bas.
Mais aussi pour dénoncer les mensonges de Tepco et l’abandon par le gouvernement. Photos : © Sandra Moulin Shinpei Marakami et sa famille habitaient depuis 9 ans dans un coin de campagne japonais vert et légèrement vallonné. Mais la catastrophe nucléaire du 11 mars a transformé ce petit paradis auto-géré en enfer. Mensonge organisé Finalement, ce 11 mars, il s’est couché plutôt soulagé. À la radio, Shinpei Marakami avait entendu qu’en cas de tremblement de terre, la centrale s’arrête immédiatement. Tout quitter, terres et maison « On nous a toujours dit que c’était 100% sous contrôle », reprend Toshihide Kameda, paysan lui aussi.
Rencontre entre le Japon, la Corée du Sud et la Chine autour du nucléaire à Fukushima. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, le président sud-coréen Lee Myun Bak et le Premier ministre japonais Naoto Kan sont arrivés, le samedi 21 mai 2011, à Fukushima pour un sommet tripartite. Ils ont rendu visite à des survivants du tsunami et ont visité un centre d'accueil pour des milliers de personnes forcées d'évacuer leurs villages dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Les trois dirigeants doivent discuter de la façon dont le Japon entend résoudre l'accident nucléaire et éviter de rejeter de l'eau contaminée dans l'océan. Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles Le président sud-coréen, Lee Myung-Back, s’est recueilli à Natori, une petite ville de pêcheurs, devant les débris laissés par le tsunami. Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, est allé à Onagawa où Mitsuru Sato, le patron d’une entreprise des produits de la pêche, a sauvé du tsunami vingt de ses ouvriers chinois avant d’être noyé par la vague géante.
Nucléaire : EDF a falsifié les données sismiques ! Flash Eco : GB: bonnes conditions pour le nucléaire. Les conditions sont favorables pour aller de l'avant dans la construction de nouveaux réacteurs nucléaires au Royaume-Uni, a déclaré mercredi le ministre de l'Energie Chris Huhne après la publication d'un rapport sur les leçons à tirer de l'accident de la centrale de Fukushima. Les premières conclusions de ce rapport fournissent "les bases pour continuer à lever les obstacles à la construction de nouvelles installations nucléaires au Royaume-Uni", a déclaré M. Huhne. Selon lui, le rapport "confirme que les dispositions en matière de sécurité fonctionnent" dans le pays.
Mais il a souhaité que "les régulateurs et l'industrie travaillent ensemble pour améliorer la sécurité" à la lumière des derniers événements au Japon. L'inspecteur en chef des installations nucléaires au Royaume-Uni, Mike Weightman, a émis mercredi 26 recommandations pour en améliorer la sécurité après l'accident de Fukushima, tout en estimant qu'il n'était pas nécessaire de réduire leur activité. Sortir du nucléaire c'est renier de Gaulle! | Christophe Alévêque. A Fukushima, le scénario du pire pourrait être en train de se réaliser. JAPON Le réacteur n°1 de la centrale japonaise est arrivé à un point critique: le combustible radioactif pourrait percer la cuve... Audrey Chauvet Créé le Mis à jour le Mots-clés Aucun mot-clé Le cauchemar de Fukushima perdure au Japon, plus de deux mois après le séisme et le tsunami qui ont déclenché une catastrophe nucléaire sans précédent.
Alors qu’un système de refroidissement avait été installé dans le réacteur n°1 de la centrale, dont le cœur est partiellement fusionné, une fuite d’eau radioactive, assez importante pour remplir une piscine olympique, a obligé l’opérateur Tepco à admettre que la situation est loin d’être sous contrôle dans la centrale endommagée. Le fond de la cuve résistera-t-il? D’après les dernières mesures, une bonne partie de l’eau injectée dans la cuve aurait fui dans les galeries souterraines jusqu’à la mer, laissant les barres de combustible à l’air.
Tepco affirme que les barres se sont simplement «déformées» sous l’effet de la chaleur. Fukushima — Atmospheric Transport. Déchets nucléaires: Les USA et le Japon envisage de construire un site en Mongolie. Le Japon et les Etats-Unis projettent de construire un site de stockage de déchets nucléaires en Mongolie, écrit ce lundi le quotidien japonais Mainichi. Citant un responsable du ministère japonais du Commerce, le journal précise qu'une réunion informelle s'est tenue sur le sujet, peu avant le séisme et le tsunami qui ont balayé la côte Nord-Est du Japon le 11 mars et provoqué le grave accident nucléaire toujours en cours à Fukushima. Concurrencer les Russes L'idée serait de créer en Mongolie un site de stockage de déchets nucléaires qui serait ouvert aux pays disposant de centrales nucléaires mais pas de capacités pour entreposer les barres de combustibles irradiées.
EDF, êtes-vous au courant ? Fukushima : La radioactivité n’est pas maîtrisée. Selon la compagnie japonaise Tepco, les niveaux de radioactivité sont restés « stables et faibles » (de 10 à 700 mSv), lorsque les portes du réacteur 1 ont été ouvertes le 5 mai, pour la première fois depuis le tsunami, pour laisser pénétrer des ouvriers. Mais l’état des réacteurs reste préoccupant. Pour éviter les risques d’explosion, Tepco pompe toujours l’hydrogène présent dans l’enceinte du réacteur 1 et y injecte de l’azote. Cette même opération, répétée sur les réacteurs 2 et 3, pourrait « générer de nouveaux rejets atmosphériques », estime l’Institut français de radioprotection nucléaire (IRSN), qui note que des panaches de vapeur de faible ampleur « se poursuivent vraisemblablement ». 60.000 tonnes d’eau radioactive Des taux inquiétants dans la mer Des échantillons d’eau de mer prélevés le 29 avril au large de la centrale ont révélé des niveaux de radioactivité préoccupants, de 100 à 1.000 fois plus élevés que la normale (iode et césium radioactifs).
Un impact sur les aliments. Ca fume à Fukushima.