30 km carrés de déchets radioactifs. 500 mètres sous terre, en France, entre la Meuse et la Haute-Marne, la plus grande décharge nucléaire souterraine est en cours de construction. Pour accueillir des tonnes de déchets hautement radioactifs sur 30 km2 de galeries et de tunnels. Notre journaliste y est descendue. Voyage au centre du nucléaire. À la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne : la commune de Bure sur laquelle est implanté le laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA). À 500 mètres sous terre, le laboratoire accueille des tests et expérimentations pour déterminer les réactions de la roche dans laquelle seront plongées, à partir de 2025, les tonnes de déchets radioactifs en provenance de La Hague. Entrailles Les 80 kilomètres qui séparent Bure de Nancy sont une suite de champs. “Ce sont un peu nos clients [les officiels : EDF, Areva et le CEA, NDLR], ce sont eux qui payent” souffle Marc Antoine Martin, le responsable de communication du site.
Probabilité. Déclin programmé de l'industrie nucléaire. Après l’arrêt programmé pour lundi 26 mars de Kashiwasaki-6, le dernier réacteur nucléaire en activité sur l’île de Honshu, le Japon ne disposera plus que d’une seule tranche en fonctionnement (sur 54) ; celle de Tomari, sur l’île d’Hokkaido, au nord du pays. Et encore celle-ci devrait-elle s’arrêter également, début mai au plus tard.
Horrifiée de l’incurie et des mensonges révélés par la gestion de la catastrophe, la population ne semble pas disposée à laisser redémarrer les centrales arrêtées. Ainsi, plus d’un an après le séisme dévastateur du 11 mars 2011, le Japon semble tourner la page du nucléaire. Une source d’énergie qui, au plan mondial, a cessé de se développer il y a désormais plus de vingt ans. La mauvaise santé des champions du nucléaire est symptomatique de la dérive progressive de cette industrie — partout sauf en Chine, en Russie, en Inde et en Corée du Sud.
L’inflexion Tchernobyl Un parc vieillissant En Belgique, les premiers réacteurs s’arrêteront en 2015. L'un des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim s'est arrêté automatiquement - Actu France en continu. 30 km carrés de déchets radioactifs. Areva trop intelligente. La démission ce vendredi de Sébastien de Montessus, patron des mines d'uranium d'Areva, résonne comme la confirmation du caractère déloyal des coups portés par la direction du groupe contre son ancienne présidente, Anne Lauvergeon, par l'entremise de sociétés d'intelligence économique. Elle confirme aussi la portée du scandale économique, comme le détaillent les documents que nous publions. Tout commence début 2010, lorsque plusieurs dirigeants d’Areva commandent une enquête à une société d’intelligence économique, Apic, soupçonnant un des cadres de s’être enrichi sur le dos du groupe avec la bénédiction de la patronne, Anne Lauvergeon.
OWNI s’est procuré de nombreux échanges entre Areva et cette petite structure, éclairant les soucis actuels du géant du nucléaire. Sur le fond, difficile de prendre au sérieux les allégations portées contre Anne Lauvergeon et certains membres du groupe dans le rapport d’Apic. Catimini Le contrat est parachevé le 23 février 2010. Conséquences. News, Augmented » Zoom sur les projets de l’atome. De Lyon à Avignon, une chaîne humaine pour dire non au nucléaire. De Lyon à Avignon, une chaîne humaine pour dire non au nucléaire CRUAS (Ardèche) - Non au nucléaire, non au nucléaire, scandent deux enfants: dimanche après-midi, une foule, au milieu de laquelle ont pris place deux candidats à l'Elysée, a formé une chaîne humaine pour sortir du nucléaire, dans la vallée du Rhône, un an après la catastrophe de Fukushima.
Venues en voiture, en vélo, en cars, de tout l'hexagone, mais aussi d'Allemagne, d'Italie ou de Suisse, des dizaines de milliers de personnes vêtues de gilets fluos jaunes ou oranges -- 60.000 ont affirmé les organisateurs à l'AFP -- se sont déployées entre Lyon et Avignon, le long de la nationale 7, pour crier leur rejet de cette énergie. Il y a bien ici et là quelques trous. Mais le défi était de taille: 230 kilomètres séparent Lyon d'Avignon. C'est un moment où nous marquons l'anniversaire de l'horrible tragédie de Fukushima (...) La foule s'étire le long de la nationale. A Montelimar (Drôme), la foule se disperse. Fukushima: des documents révèlent le manque de transparence du gouvernement nippon.
TOKYO (AP) — Quatre heures seulement après le passage dévastateur du tsunami sur la centrale nucléaire de Fukushima le 11 mars 2011, les dirigeants japonais savaient que les dégâts étaient si importants que les réacteurs pouvaient fondre, mais ils ont tenu cette information secrète pendant des mois. Cinq jours après le début de la crise, Naoto Kan, qui était alors Premier ministre, a exprimé en privé ses craintes d'avoir affaire à une catastrophe pire que celle de Tchernobyl.
Ces révélations sont contenues dans des documents publiés vendredi, presque un an après l'accident. Les réunions de crise du gouvernement sur le sujet, tenues entre le 11 mars et la fin décembre n'ont pas fait l'objet d'enregistrements et ont dû être reconstituées rétroactivement. Dans un compte rendu, un responsable non identifié explique que les circuits de refroidissement des réacteurs n'ont pu continuer à fonctionner que grâce à des batteries ayant une autonomie de seulement huit heures. pyr/v0/mw.
Fukushima et les chiens de garde du nucléaire. Le 11-mars sera commémoré par une minute de silence. Ce sera peut-être pour nombre de Japonais l’occasion de se rappeler que la catastrophe nucléaire de Fukushima qui débuta un an plus tôt a prospéré sur le silence des autorités, relayé par une presse bien complaisante à l’égard des informations reçues (lire l’écrivain Ikezawa Natsuki, « La catastrophe comme occasion », Le Monde diplomatique de mars, en kiosques). La grande presse (télévisions et principaux journaux) s’est en effet réveillée tardivement. Ce n’est qu’à partir du mois d’avril que certains médias, notamment les quotidiens Tokyo Shinbun (560 000 exemplaires) et Mainichi Shinbun (3,5 millions d’exemplaires) ont commencé à enquêter sur les mesures prises par Tokyo Electric Power Company (Tepco), l’opérateur de Fukushima Daiichi, et par les autorités japonaises, ou à s’interroger sur la politique nucléaire du pays.
Chantage à la publicité ? Le rôle du Web a donc été capital. La plus grande manifestation antinucléaire. Fukushima : l'opérateur de la centrale Tepco est à genoux. Pays-Bas : un convoi de déchets nucléaires partira mardi pour rejoindre la Manche. Le réseau Sortir du nucléaire appelle à des manifestations pour protester contre l'arrivée d'un train transportant des déchets radioactifs néerlandais à Valognes dans la Manche. Le convoi partira mardi des Pays-Bas et traversera la Belgique et 12 départements français. Ce nouveau convoi pourrait mobiliser bien plus de militants que le précédent en novembre dernier. Lundi, le réseau Sortir du nucléaire a en effet indiqué qu'un train transportant des déchets radioactifs néerlandais quittera mardi les Pays-Bas pour rejoindre jeudi Valognes dans la Manche. Un trajet de deux jours contre lequel le réseau à appeler à manifester. Avez-vous déjà partagé cet article?
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Ainsi, le collectif Sortir du nucléaire, le syndicat Sud-Rail et le réseau belge "Nucléaire STOP" souhaitent qu'un rassemblement soit organisé mardi à 21H15 en gare de Mouscron (Belgique) pour protester contre le convoi. La France enfermée dans une "impasse atomique" ? News, Augmented » L’effet kiss-cool de l’arrêt du nucléaire. [Lu sur Challenges.fr] Après l'arrêt de huit réacteurs nucléaires en Allemagne, une étude du cabinet SIA Conseil démontre que l'export d'électricité de la France vers l'Allemagne a rapporté 360 millions d'euros entre mars et décembre 2011.
Létude, publiée ce mardi 28 février, rappelle que "l'Allemagne a dû à très court terme combler sa baisse de production en activant principalement ses moyens thermiques, réduire massivement ses exportations et devenir importateur sur certaines frontières". Et donc importer depuis la France pour pallier ses besoins en énergie. La méthodologie se fonde sur les données d'échanges d'électricité "entre la France et ses voisins, qui montrent que la France est devenue soudainement exportatrice nette vers l'Allemagne suite au moratoire décrété outre-Rhin" et sur une évaluation à 51 euros du prix moyen du mégawatt-heure. 2012, année zéro pour Areva. Les mauvais résultats enregistrés en 2011 obligent le groupe à soigner sa rentabilité. Annus horribilis ! 2011 restera synonyme pour Areva d'une perte de 2,424 milliards d'euros. Suites de la catastrophe de Fukushima, tiraillements internes, consécutifs au remplacement d'Anne Lauvergeon par son numéro deux Luc Oursel et au déballage de l'affaire Uramin sur la place publique...
Seule satisfaction pour le groupe : son carnet de commande progresse significativement de 3,1 % à 45,6 milliards d'euros… Le résultat d'Areva est affecté par une baisse d'activité liée à l'environnement post-Fukushima. Ces mauvais résultats étaient attendus. La priorité est donnée à la création de valeur avec une rentabilité qui doit être multiplié par deux d'ici 2016. EPR de Flamanville : interruption du bétonnage pour défauts. EDF a interrompu le bétonnage du bâtiment réacteur sur le chantier de l'EPR de Flamanville, dans la Manche. En cause : des défauts dont l'ampleur et la gravité sont en cours d'examen, a-t-on appris jeudi auprès du groupe et du gendarme du nucléaire. L'électricien a détecté "des défauts" sur les "consoles" ou supports métalliques internes à l'enceinte et destinés à soutenir le futur pont de manutention du réacteur, poursuit le géant français de l'énergie dans le communiqué publié sur son site.
Des premiers défauts ont d'abord été détectés sur "deux ou trois" boîtes sur leur lieu de fabrication, selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui n'a pu préciser le nom du fabricant. Puis des contrôles complémentaires d'EDF à Flamanville ont montré qu'un plus grand nombre des 46 "consoles" étaient concernées, selon l'ASN. Le coût de ce réacteur lancé pour être une vitrine à l'exportation a quasi doublé, à 6 milliards euros contre 3,3 milliards en 2005. Grande-Bretagne : la centrale nucléaire la plus ancienne au monde ferme ses portes. Un immeuble de Lyon évacué après une apparente contamination au radium. LYON (AP) — Un immeuble du VIIème arrondissement de Lyon était en cours d'évacuation mercredi à la suite d'une contamination radioactive, lors de l'enlèvement de plaques contenant du radium ayant servi autrefois à un cabinet médical, a-t-on appris auprès de la préfecture du Rhône.
Deux techniciens de l'IRSN avaient semble-t-il été exposés à des poussières radioactives, mais "aucune trace de contamination" n'a été décelée lors des premiers examens. "Il n'y a aucune trace de contamination, donc on peut dire que les premières informations sont très rassurantes en ce qui les concerne", a précisé le préfet délégué à la sécurité et à la défense du Rhône, Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts. Deux des techniciens, en combinaison de protection, étaient descendus dans la cave pour chercher les plaques alors que deux autres se trouvaient dans l'entrée de l'immeuble, sans protection. Xdar/sb/st.