Redémarrage de centrales nucléaires au Japon: les critiques fusent de toutes parts - Japon / nucléaire. Un an et demi an après la catastrophe de Fukushima, des élus japonais se rebellent contre la politique nucléaire du gouvernement. Un groupe de parlementaires, toutes tendances politiques confondues, ose mettre en doute les assurances fournies par le gouvernement du Premier ministre, Yoshihiko Noda, justifiant le redémarrage de 2 réacteurs dans la région d’Osaka. Ce groupe s’appuie sur une étude consacrée à la dangerosité des 50 réacteurs japonais. Les élus affirment que près de la moitié d’entre eux sont situés sur des failles sismiques en activité ou présentent d’autres risques majeurs et doivent être au plus vite démantelés. Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles Plus d’un an après l’accident de Fukushima, la plupart des parlementaires japonais ne remettent pas en cause le nucléaire.
Ces parlementaires japonais anti-nucléaires, - une nouveauté ici - sonnent le tocsin. Retour contesté à la case nucléaire au Japon. Près de seize mois après le désastre atomique de Fukushima consécutif au séisme et au tsunami du 11 mars 2011 dans le Tohoku (nord-est de l’Archipel), deux tranches vont redémarrer à Ohi dans l’ouest du japon. Le réacteur 3 de la centrale d’Ohi devrait dès ce dimanche être relancé, puis ce sera au tour du numéro 4 les jours suivants.
Mais il faudra attendre la seconde quinzaine de juillet pour que les deux réacteurs gérés par l’opérateur Kansai Electric Power produisent effectivement de l'électricité. Il s’agit du premier réel redémarrage depuis la catastrophe de l’année dernière. Et de la fin d’un Japon sans énergie nucléaire: depuis le 5 mai, l’Archipel avait coupé l’atome à la suite de risques potentiels et d’opérations de maintenance. Pourquoi le gouvernement redémarre-t-il deux réacteurs? Depuis un an, le Japon a importé en masse du gaz naturel et du pétrole pour ses centrales thermiques qui ont pris le relais des sites nucléaires. Quelle est la situation des centrales nippones? Fukushima : niveaux records de radiations dans le bâtiment du réacteur n° 1. La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état, mercredi 27 juin, de niveaux records de radiations dans le sous-sol du bâtiment du réacteur no 1 de la centrale accidentée de Fukushima, découverte qui risque de rudement compliquer les travaux de démantèlement.
Tepco a introduit une caméra et des instruments de mesures via un trou de canalisation depuis le plafond du sous-sol du bâtiment 1 pour y observer la situation et effectuer des relevés. Les niveaux de radiations enregistrés juste au-dessus de l'eau radioactive présente dans le sous-sol atteignent jusqu'à 10 300 millisieverts/heure, soit une dose par laquelle l'homme devient malade au bout de quelques minutes et meurt en peu de temps. Il ne faut qu'une vingtaine de secondes pour que soit dépassée la dose annuelle admissible en un an pour les ouvriers du site.
"Les travailleurs ne peuvent pas pénétrer en ces lieux et nous devrons préparer le démantèlement à l'aide de robots", a expliqué Tepco. Electrabel prend Elio Di Rupo en otage.