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13 mars 2013
13 mars 2013 [ Le Street Art dans tous ses états — Collecte de graffiti depuis quarante ans, textes & images en attendant le printemps.] À force de célébrer l’âge d’or du graffitisme made in 68, on l’a confiné, embaumé, fossilisé en une sorte de défouloir scriptural sans lendemain. Et pourtant, des seventies à l’immédiat aujourd’hui, ça n’a pas cessé de proliférer, se renouveler, passer de main en main, n’en déplaise à ceux qui voudraient traiter tous les tags au Kärcher sous prétexte de vandalisme autistique.21 janvier 2013 [ Le Street Art dans tous ses états — Stickers et autocollants divers, glanés entre printemps et hiver.] Parmi tous les mauvais genres de l’art mural – entre silhouettes sérigraphiques, pochoirs aérosol, affichisme sauvage, typo-Graffs XXL et inscriptions textuelles à la bombe, au marqueur ou à la craie – il y a un dernier cas de figure : le petit format adhésif. Soit l’étiquette en papier gommé, détourné de son usage scolaire pour rajouter un pseudo en signature – un blaze stylisé –, soit le sticker rectangulaire, en hauteur ou largeur sinon d’un motif circulaire. Mais avec l’autocollant, on quitte l’amateurisme improvisé, on entre dans la fabrication en série, plus sophistiquée et onéreuse. Du coup, ce genre d’acte gratuit revient assez cher. Et côté support, on est obligé de délaisser le crépi granuleux des murs, pour s’attaquer au mobilier urbain, ses poteaux, bornes, armoires électriques, encarts sous verre, etc.
21 janvier 2013
7 septembre 2012
7 septembre 2013 [Graffiti, pochoirs & papiers collés, entre Street Art officiel & énergie de l’informel — Huit ans d’exposition sauvage, sur le mur du 15 rue du renard.] Un bref séjour estival à Londres (avant la farce olympique) aura suffi pour constater que dans le centre-ville (au sens large), l’omniprésence de la vidéosurveillance, la délation subventionnée & la chasse aux incivilités low-class ont éradiqué la trace du moindre flyer, sticker ou bombage. Et pas plus de souillure murale que de pauvres, puisqu’il en coûte pas moins de 300 pounds mensuel à un banlieusard londonien pour accéder au cœur touristique de la capitale britannique, de fond en comble gentrifiée & aseptisée.Graffitis et art urbain en Amérique Latine : dans la rue et sur écran !
En janvier 2010, Issa Villarreal , collaboratrice de Global Voices, a rédigé une série de trois articles sur l'art urbain et les graffitis en Amérique Latine, intitulée “Graffitis et art urbain : les rues d'Amérique Latine donnent de la voix” ( I , II , and III )[les deux premiers billets sont en français le troisième en anglais et/ou espagnol]. Dès lors, des blogueurs ont continué à faire parler de cet art alternatif qui bénéficie d'une forte présence partout sur ce continent. [Les blogs cités sont en espagnol] Patricia Vargas, une blogueuse bolivienne, (@ arquitecta sur Twitter) s'est rendue au Chili en début d'année et a pu être témoin de la vitalité de ce mouvement artistique. Elle partage photos et réflexions dans un billet posté sur le blog Bitácora Salinasanchez : El arte urbano contemporaneo encuentra en Chile una gran galería de “arte para todos” ubicando grandes obras en varias ciudades y espacios públicos.Spectre | Mademoiselle Maurice
Une vidéo d’une des installations en cliquant ICI Spectres dans la ville, arc-en-ciel abstraits de papiers… Ces installations urbaines, éphémères et non dégradantes, composées de centaines de pliages en origamis apparaissent dans la ville de manière ultra visible et incontournable, de par leur surface mais surtout leur couleur vive. Cette série m’a entre autre été inspirée par mon année au Japon et par les événements marquants du 11 mars 2011 qui provoquèrent entre autre l’explosion de la centrale de Fukushima alors que j’étais encore là-bas. Suite à ces événements puis quelques lecture, je décidai de participer à ma manière à l’hommage rendu depuis des décennies à Sadako Sasaki et d’ajouter à cela ma considération pour le peuple nippon.[Lu sur MaxZorn.com ] Armé de gros scotch marron (brown tape) et d'un cutter, Max Zorn colle des visages sur les lumières de la ville d'Amsterdam depuis le printemps 2011. Coller, couper, coller, couper, grimper avec agilité aux lampadaires, les pochoirs lumineux de Max Zorn sont déjà passés par Liverpool (avec les figures iconiques des Beatles), Madrid, Bristol et Londres. Le projet est participatif : Max propose aux internautes de postuler sur son site pour recevoir ses stickers avec pour mission de les coller dans leurs villes. À suivre...

