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Le 17 avril, à Cahors, ils étaient des milliers contre le gaz de schiste. /Photo DDM, Mickaël Fabre. Le récent rapport d'étape de la mission d'inspection sur le gaz de schiste ouvre la porte à des recherches.
Derrick et Plateforme de forage d'un puits de gaz de schiste à Marcellus ( Pennsylvanie , États-Unis). Le gaz de schiste , également appelé « gaz de roche-mère » ou « gaz de shale » , est un gaz d'origine naturelle, généré par la décomposition d' argile riche en matières organiques, et extrait à partir de terrains marneux ou argileux [ 1 ] . Contrairement au gaz naturel , il est piégé dans les roches poreuses qui le produisent, et il est nécessaire de détruire la structure de ces roches pour pouvoir le récupérer. Il joue un rôle croissant dans l'approvisionnement en gaz aux États-Unis depuis le début du XXI e siècle . Le succès que rencontre ce nouveau type d'exploitation aux États-Unis est sous-tendu par les fortes subventions accordées, et par la législation locale, qui permet au propriétaire de mieux bénéficier des ressources du sous-sol qu'en France [ note 1 ] . Le potentiel gazier des schistes intéresse aussi plusieurs gouvernements du Canada, d'Europe, d'Asie et d'Australie.
Charles Farreny Les membres du collectif citoyen « non au gaz de schiste » veulent « tourner la page ». Le président de l'association Quercy Blanc environnement assure qu'il ne souhaite pas polémiquer.
Mobilisation sans précédent hier sur le Pont Valentré pour dire non au gaz de schiste./ Photo DDM, Mickaël Fabre Des banderoles déployées sur le Pont Valentré, des manifestants de toutes les générations : dans le Lot le gaz de schiste ne passe pas. Jour après jour la mobilisation grossit. La preuve hier, où près d'un millier de personnes venues du Lot, mais aussi du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne, se sont retrouvées pour dire leur indignation.
Jean-Jacques Rougié , président du Gadel, hier lors de l'assemblée générale./Photo, M. Salvet. Jean-Jacques Rougié, président du Gadel (Groupement associatif de défense de l'environnement lotois) reconduit hier dans ses fonctions, lors de l'assemblée générale de son association, qui s'est tenue à Cahors, a voulu réaffirmer la position du Gadel sur le gaz de schiste, sujet majeur pour tous les défenseurs de l'environnement.« Afin d'éviter au maximum les réactions d'opposants à ce type d'exploitation du sous-sol, les autorisations ont été accordées par le ministère de l'environnement l'été dernier, dans la plus grande discrétion. C'est au cours du mois de janvier 2011 que nous avons pris connaissance de ces projets de forage », relate-t-il. « Nous nous sommes procuré un maximum d'informations concernant les méthodes de sondage du sous-sol et de leurs potentielles conséquences sur l'environnement et la santé.