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» Histoire et mémoire. « A priori, histoire et mémoire sont deux perceptions du passé nettement différenciées. Le fait a été souvent analysé, en particulier récemment par Pierre Nora. La mémoire est un vécu, en perpétuelle évolution, tandis que l’histoire — celle des historiens — est une reconstruction savante et abstraite, plus encline à délimiter un savoir constitutif et durable. La mémoire est plurielle en ce sens qu’elle émane des groupes sociaux, partis, Eglises, communautés régionales, linguistiques ou autres. De ce point de vue, la mémoire dite «collective » est à première vue une chimère, car somme imparfaite de mémoires éclatées et hétérogènes. L’histoire en revanche a une vocation plus universelle, sinon plus oecuménique. Malgré les conflits, elle est une propédeutique de la citoyenneté. Henry Rousso. Thème : l’histoire et la mémoire. Thèse : La mémoire soit individuelle soit collective est la fonction du souvenir.

Question : En quoi consiste l’hétérogénéité de l’histoire et de la mémoire ? Chirac, Sarkozy, Hollande : trois discours sur l'Algérie. Entre la France et l'Algérie, le poids de l'histoire a rendu les relations tumultueuses. A l'occasion de sa visite d'Etat dans ce pays du Maghreb, François Hollande s'est dit déterminé à "engager un nouvel âge" dans le rapport entre les deux pays.

Mais tout n'a pas été si simple ces dernières années. Retour sur les hauts et les bas franco-algériens à travers les discours et les actes des trois derniers présidents français en exercice. Jacques Chirac : un triomphe déçu Devant un million d'Algérois en liesse, Jacques Chirac et son homologue, Abdelaziz Bouteflika, enchaînent bains de foule, parades en voitures décapotables et cérémonies officielles. La visite du président français à Alger, début mars 2003, est un triomphe. Jacques Chirac avait à cette occasion multiplié les symboles. L'idylle entre Chirac et l'Algérie ne va pas durer longtemps.

Nicolas Sarkozy : une relation glaciale Sous Nicolas Sarkozy, les relations franco-algériennes ne se réchauffent pas. Entre la France et l'Algérie, des rapports complexes, par Daniel Junqua (Le Monde diplomatique, novembre 1982) Il est de tradition de présenter les relations franco-algériennes depuis l’indépendance comme marquées du sceau de la difficulté, de l’incompréhension, de la méfiance. Comment en effet ne pas évoquer les crises - du vin en 1967-1968, du pétrole en 1970-1971, de l’émigration ensuite - qui jalonnèrent ces rapports que des divergences en politique étrangère ont encore aigris à partir de 1975 ? La France giscardienne intervenait alors activement en Afrique pour aider ses amis et clients « conservateurs » alors que l’Algérie de Boumediène aspirait à être le chef de file du camp progressiste.

Alger parlait volontiers des « occasions manquées » par une France, figée dans un esprit de domination hérité du passé, qui n’avait pas su établir une « coopération exemplaire » et agir en commun avec l’Algérie dans l’arène internationale contre le tête-à-tête des deux superpuissances. La visite à Alger en avril 1975 de M. M. Des plaies à vif Bilinguisme de fait A Paris, M.

Un échange de visites - M.