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TERMINOLOGIE, NOTIONS BOUDDHIQUES

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Philosophie bouddhiste. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le bouddhisme comporte une telle dimension philosophique qu'il est perçu par un certain nombre de ses pratiquants comme philosophie plutôt que religion. Ainsi, en Occident, Jean-François Revel estime t-il « qu'il s'agit d'une philosophie comportant une dimension métaphysique particulièrement importante, qui reste cependant une métaphysique s'inscrivant dans la philosophie, et ne relevant pas de la révélation[1] ».

De son côté, Edward Conze, universitaire de nationalité britannique, décrit le bouddhisme, en tant que philosophie, comme « un pragmatisme dialectique avec une tendance psychologique[2] ». Éléments de la philosophie bouddhiste[modifier | modifier le code] « Ces choses-là ne mènent pas à l'Éveil, au détachement, c'est pourquoi je ne les ai pas exposées » (Potthapada Sutta). Dans le Ditthi Sutta (Anguttara Nikaya, X, 93), le disciple Anathapindika résume de façon pragmatique le point de vue philosophique bouddhiste : Le non-soi (skt.

Vocabulaire et concepts du bouddhisme. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La plus grande partie du vocabulaire et des concepts du bouddhisme est difficilement traduisible en français, sans perdre le sens et la portée des termes originaux. Cet article liste quelques concepts bouddhiques parmi les plus importants, une courte définition et une traduction dans les langages où ils existent. Les langages et les écoles listées recouvrent : A[modifier | modifier le code] B[modifier | modifier le code] C[modifier | modifier le code] D[modifier | modifier le code] F[modifier | modifier le code] G[modifier | modifier le code] H[modifier | modifier le code] I[modifier | modifier le code] J[modifier | modifier le code] K[modifier | modifier le code] L[modifier | modifier le code] M[modifier | modifier le code] N[modifier | modifier le code] O[modifier | modifier le code] P[modifier | modifier le code] Q[modifier | modifier le code] R[modifier | modifier le code] S[modifier | modifier le code] T[modifier | modifier le code] Textes du bouddhisme.

Les Deux Vérités. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les Deux Vérités ou Les Deux Réalités, l'une relative et l'autre ultime, est une notion fondamentale du bouddhisme. Dans le bouddhisme la réalité est interprétée sous deux perspectives appelées Les Deux Vérités ou Les Deux Réalités. I. La réalité relative. Philippe Cornu déclare : « La réalité relative ou réalité d'enveloppement, réalité de surface, ou réalité conventionnelle se rapporte au mode d'apparence des phénomènes et de l'existence. II. . « La réalité absolue désigne le mode réel des choses, leur nature essentielle et ultime[1]. » Georges Dreyfus ajoute : « L'importance de l'enseignement des deux vérités est bien révélé par Nagarjuna lorsqu'il dit que l'enseignement du Bouddha est entièrement basé sur les deux vérités, la vérité conventionnelle et la vérité ultime [...]

Guy Bugault dit que « la distinction de deux vérités n'est pas une invention de Nagarjuna. Au niveau absolu, les deux vérités sont identiques. Georges Dreyfus explique : Ālayavijñāna : conscience fondamentale, l'inconscient. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'ālayavijñāna (sanskrit), désigne dans le bouddhisme la "conscience fondamentale". Introduction[modifier | modifier le code] La conscience fondamentale, ou "base de tout", est le réceptacle des traces karmiques (ālaya signifie "réserve", comme dans Himalaya, la "réserve de neige"). C'est elle qui suscite l'activité de conscience aveuglée par la croyance en un "soi". En psychologie occidentale, on pourrait l'assimiler plus ou moins à l'inconscient : Asanga, au début de la Somme du Grand Véhicule, compare ce tréfonds inconscient à un fleuve qui s'écoule, durant cette vie et aussi d'une vie à une autre.

Consciences[modifier | modifier le code] La conscience, vijñāna, est l'une des quatre composantes psychiques de la personne, ou plutôt de ce qui est pris pour une personne, et que le bouddhisme étudie comme un ensemble de phénomènes éphémères et impersonnels. Idéalisme[modifier | modifier le code] Une conscience support[modifier | modifier le code] Amalavijñāna : la conscience pure. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Amalavijñāna, « conscience pure », désigne, dans l'enseignement du bouddhisme de l'école Cittamātra, la conscience débarrassée de toute semence impure. Neuvième conscience[modifier | modifier le code] Toutes les écoles bouddhiques reconnaissent l'existence de six consciences, vijñāna : cinq consciences sensorielles et une « conscience mentale », manovijñāna.

Le Cittamātra ajoute à cela deux consciences : la conscience souillée, et l’ālayavijñāna, conscience fondamentale, réceptacle des traces karmiques. Le maître indien Paramārtha considère une neuvième conscience : amalavijñāna. L’amalavijñāna est conscience de l'ainsité, pure, sans erreur. Si le Cittamātra considère la relation sujet-objet comme nature imaginaire, et ne reconnaît habituellement que la nature dépendante, paratantra, l’amalavijñāna transcende cette dernière. Cette théorie amena la formation de l'école Shelunzong (ou Shezong). Références[modifier | modifier le code] Prajna : sagesse transcendante. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Prajñā en sanskrit (Devanāgarī : प्रज्ञा ; pa : paññā; ti : shes rab ; ch : 般若, bōrĕ/bānruò), souvent traduit par « sagesse transcendante », ou même « gnose », est une notion fondamentale du bouddhisme.

Le terme signifie à l’origine « capacité cognitive » ou « savoir-faire ». Il désigne dans le bouddhisme la capacité de percevoir le phénomène de coproduction conditionnée, ainsi que l’absence de soi propre (anatta) et le vide (sunyata) de toute chose. C’est une perception aiguë qui permet d’atteindre la « sagesse transcendantale » (jñāna), qui comme son nom l’indique transcende l'esprit propre (moi individuel, personnalité) dans ce qu'il a de fragmenté et d'étriqué pour permettre une compréhension nouménale du phénoménal. Sources dans le canon[modifier | modifier le code] Le bouddhisme theravāda définit cette sagesse comme la vue des choses telles qu'elles sont (yathā bhutam), c'est-à-dire la vue des trois caractéristiques de l'existence.

Śūnyatā : la vacuité des êtres et des choses. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Tentative d'approche[modifier | modifier le code] La vacuité est un terme qui peut être mal interprété. Ainsi, Ringou Tulkou Rimpotché en parle en ces termes[réf. souhaitée] : « Selon le bouddhisme, tout est en essence vacuité (śūnyatā), tant le samsâra que le nirvāṇa. Śūnyatā ne signifie pas “vide”. D’autres bouddhistes francophones disent que « La vacuité ne vide pas les choses de leur contenu, elle est leur véritable nature »[1]. Selon la thèse de la vacuité, les phénomènes se définissent non pas par une nature propre, une chose en soi qui leur appartiendrait en propre, mais uniquement par l'ensemble des rapports qu'ils ont entre eux : ils ne tiennent pas leurs propres caractéristiques d'eux-mêmes.

. « La vacuité n'est ni le néant ni un espace vide distinct des phénomènes ou extérieur à eux. . — Le Moine et le Philosophe, Jean-François Revel, Matthieu Ricard, 1997 Dans le Bouddhisme theravāda[modifier | modifier le code] Mais vide de quoi ? Tathatā : la vraie nature de la réalité. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le terme tathatā (sanskrit, pali तथता tathatā; chinois 眞如 pr.: zhēnrú /chen-ju; tib. de bzhin nyid; kor. 진여, jinyeo; jap. 真如, shinnyo; viet. chân or chơn như) est généralement traduit par « ainsité ». Il exprime la vraie nature de la réalité à un moment donné. Description[modifier | modifier le code] Ce terme est employé surtout dans le bouddhisme Zen et le bouddhisme mahāyāna (qui l'assimile au dharmakāya ou au tathagatagarbha). Selon Nāgārjuna (Traité du Milieu, XVIII, 9), les caractères de l'ainsité sont les suivants : non connue par l'enseignement d'autrui, mais pénétrée par la prajna selon un mode non-dual ;"apaisée", libre de nature propre ;non discursive, non exprimée par la parole ;non conceptuelle, non liée aux mouvements de l'esprit ;sans diversité (l'ainsité de tous les phénomènes est du même ordre).

Notes et références[modifier | modifier le code] Portail du bouddhisme.

Cosmologie bouddhiste

Nāmarūpa : l'illusion d'exister comme individu. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Nāmarūpa (en sanskrit IAST, pāli) signifie « le nom et la forme ». Dans le bouddhisme, Il s'agit de l'illusion d'exister comme individu. Cette illusion est la quatrième cause de la souffrance dans la chaîne des causes de la souffrance (pratītyasamutpāda) qui en comporte douze[1]. Définitions de nāmarūpa[modifier | modifier le code] Nāmarūpa et les agrégats[modifier | modifier le code] Nāmarūpa renvoie généralement aux cinq skandha («agrégats d'attachement»), et s'apparente alors à une simple collection, un concept qui rassemble simplement les constituants de l'être : rūpakāya, le groupe du corps, désigne simplement l'agrégat du corps. Nāmarūpa dans la coproduction conditionnée[modifier | modifier le code] Dans la coproduction conditionnée, nāmarūpa est le quatrième chaînon ; déterminé par la conscience, vijñāna et déterminant six bases sensorielles, sadayatana.

Nāma[modifier | modifier le code] Individu[modifier | modifier le code]

A propos de l'ego :bouddhisme ses agrégats constitutifs de l'ego

Coproduction conditionnée. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La coproduction conditionnée (pratîtyasamutpada en sanskrit, prononcer « prətī:tyə səmŭtpα:də », paticcasamuppāda en pāḷi) est le concept bouddhique de conditionnalité, de dépendance, de réciprocité. D'après Christian Maës, une traduction plus correcte en français devrait être : « coproduction conditionnelle », mais le terme « coproduction conditionnée » reste majoritairement utilisé. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ». L'essentiel du concept réside dans la notion d'interdépendance. Ainsi, dans le bouddhisme, tous les phénomènes sont composés et inter-dépendants, que ce soient les objets physiques, les sensations, les perceptions, la pensée, la conscience. D'après le Bouddha, ces cinq « aliments » conditionnent le maintien de « l'existence des êtres vivants ».

La coproduction conditionnée est valable pour toute chose, mais est souvent présentée pour expliquer l'origine de dukkha. Courte[modifier | modifier le code] Duḥkha : souffrance créée l'emprisonnement dans le conditionné. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le dukkha (Pāli; Sanskrit: duḥkha) est un concept central du bouddhisme. Intraduisible en français, certains mots peuvent s'en rapprocher : souffrance, chagrin, affliction, douleur, anxiété, insatisfaction, inconfort, angoisse, tension, malheur et aversion. C'est aussi un terme arabe signifiant : vertige. Le terme duḥkha vient probablement des éléments suivants: "Su" et "dus" sont des préfixes qui indiquent que quelque chose est "bon" ou "mauvais", "correct" ou "incorrect". Le mot "kha" signifiait "trou" et représentait plus particulièrement l’emplacement où prenait place l’axe d’une roue.

Énoncer la première vérité en disant "Toute vie est souffrance" est donc faux. Sans possibilité de traduire correctement dukkha, il est d'usage de garder le mot original. Les trois autres vérités expliquent l'origine du dukkha; le moyen d'éliminer le dukkha est connu sous le nom de noble sentier octuple. Trois aspects[modifier | modifier le code] Anitya : l'impermanence. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Anitya (sanskrit ; pali : anicca), l'impermanence, est, selon le bouddhisme, l'une des trois caractéristiques de toute chose. Selon Gautama Bouddha, l'impermanence s'avère la cause de la souffrance, dukkha, car ce qui est impermanent n'est pas satisfaisant.

L'impermanence est aussi promesse de changement : le progrès sur la voie spirituelle n'est possible que parce que comme toute chose, notre état présent non-éveillé est impermanent. L'impermanence selon différentes écoles[modifier | modifier le code] L'impermanence dans le Theravada[modifier | modifier le code] L'impermanence des choses, c'est l'apparition, le passage et la transformation des choses ou la disparition des choses qui ont commencé à être ou qui ont apparu. L'impermanence est universelle et concerne tous les états conditionnés, même les plus élevés et les plus subtils : A l'impermanence est associée sa contemplation, soit l'une des dix-huit pratiques principales de vipassana. Pleine conscience. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La pleine conscience (parfois également appelée attention juste, samma-sati en pali, samyak-smriti en sanskrit[1], ou présence attentive) est une expression dérivée de l’enseignement de Siddhartha Gautama et désignant la conscience vigilante de ses propres pensées, actions et motivations.

Elle joue un rôle primordial dans le bouddhisme où il est affirmé que la pleine conscience est un facteur essentiel pour la libération (Bodhi ou éveil spirituel). Il s’agit du septième membre du noble sentier octuple. En Occident, la pleine conscience est utilisée comme une thérapie ayant pour but la réduction du stress et la prévention de rechutes dépressives. Les principes de la pleine conscience[modifier | modifier le code] Cette pleine conscience n’est pas limitée à la pratique de la méditation, mais elle consiste simplement à observer les objets physiques et mentaux qui se présentent à l'esprit. Critiques[modifier | modifier le code] en français :

Saṃsāra : cycle des existences conditionnées. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Cette page contient des caractères spéciaux. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation, etc.), consultez la page d’aide Unicode. Peinture tibétaine traditionnelle ou tanka montrant la roue de vie et les rayons de la saṃsāra Le saṃsāra (संसार terme sanskrit signifiant « ensemble de ce qui circule », d'où « transmigration » ; en tibétain khor ba, ou Khorwa འཁོར་བ། ) signifie « transition » mais aussi « transmigration », « courant des renaissances successives »[1].

Dans le bouddhisme, il s'agit du cycle des existences conditionnées, c'est-à-dire les états de l'existence sous l'emprise de la souffrance, de l'attachement et de l'ignorance. D'une manière moins juste mais plus simple, le saṃsāra est donc le cycle des vies, de renaissance en renaissance. Le saṃsāra dans l'hindouisme[modifier | modifier le code] Dans l'hindouisme, saṃsāra signifie : Cycles[modifier | modifier le code] Voir Loka. Punarbhava : re-naissance. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Punarbhava (sanskrit, pāli : punabbhava), terme bouddhique, est généralement traduit par "re-naissance".

Re-naissance et transmigration des âmes[modifier | modifier le code] Dans l' hindouisme, le Jivatman s'incarne dans plusieurs corps. La transmigration est le voyage d'une âme de vie en vie, avec réincarnation dans un autre corps humain ou métempsycose dans un corps humain ou animal ou végétal ou autre. Le bouddhisme, quant à lui, enseigne l'impermanence : tout phénomène conditionné est éphémère (anicca). Cela l'amène à refuser le concept d'âtman, pour soutenir que chaque chose est "sans soi" (anatta).

Transmigration sans chose qui transmigre : la re-naissance se présente alors comme un processus difficile à entendre, de sorte que plusieurs interprétations divergent. Enseignements du bouddhisme hinayāna[modifier | modifier le code] Le "lien de renaissance" ou réunion[modifier | modifier le code] voir Viññāṇa-kicca (fonctions de la conscience). Bodhicitta : 'aspiration et l'engagement à atteindre l'Éveil. Nirodha : La cessation de Dukkha. Anātman : l'impersonnalité. Nirvana : l'état libéré. Bodhisattva : celui qui a formé le vœu de suivre le chemin indiqué par le Bouddha Shākyamuni.

Mythologie bouddhique