Untitled. Mali : les deux craintes des autorités françaises. Mali et Algérie. Les tout premiers enseignements de l’intervention militaire française. © Courrier International Pourquoi la France a-t-elle changé de pied et, la semaine dernière, a-t-elle brusquement décidé d’aller au sol ?
Sans l’appui initial des Européens, qui ne se sont réunis que six jours après l’intervention, et sans l’accord explicite des États-Unis, qui ont émis des réserves ? Mali : Serval après une semaine de guerre. Une réflexion sur la stratégie française en Afrique. Un conflit reste toujours intéressant à étudier pour un professionnel.
Aucun conflit ne ressemble à un autre et préparer la guerre d’hier est difficilement évitable malgré les recommandations des stratèges en chambre, simplement parce que l’ennemi utilise naturellement la surprise et des modes d’action innovants visant à atteindre ses buts de guerre. Nos aptitudes à développer sont sans aucun doute l’imagination, l’anticipation, la réactivité, la volonté tout en s’appuyant sur la capacité à projeter rapidement des forces puissantes et crédibles et en assurant la protection des vulnérabilités envisagées d’une manière exhaustive. En outre, la volonté et la clarté du discours politiques sont indispensables à l’accompagnement du recours à la force. Le poids de la décision, la responsabilité devant les pertes, l’affichage de la détermination face à l‘ennemi, la nation et les alliés, tout ceci forge une volonté nationale pour l’action.