Que faire du socle ? Denis Paget, de l’institut de recherche de la FSU, poursuit son travail - un livre devrait sortir prochainement - sur les questions liées à la réforme de l’éducation.
Pour un programme obligatoire de culture et de compétences communes Le « socle de connaissances et de compétences » divise les partis comme les syndicats qui se réclament de la gauche depuis son apparition dans le débat public. Les positionnements de chacun superposent continuellement de l’explicite et de l’implicite qui cristallisent des oppositions anciennes mais toujours irréductibles sur l’appartenance du collège au premier ou au second degré et sur la définition de la scolarité obligatoire, des prises de position sur le bien-fondé des coordinations des politiques éducatives européennes depuis la mise sur les rails de « la stratégie de Lisbonne » en 2000, et des convictions pédagogiques sur la place des savoirs et des compétences, la place des disciplines scolaires et des compétences transversales.
Changer l’évaluation des élèves. Nombreux sont les observateurs qui s’inquiètent du poids, des formes et des conséquences des modes d’évaluation dans notre système éducatif et particulièrement au collège.
L’évaluation par les notes est en effet devenue envahissante, au point qu’elle finit par dévorer une bonne partie du temps d’enseignement. Le système français de notation n’est guère centré sur l’encouragement et laisse planer l’idée que l’objectif « d’avoir la moyenne » serait suffisant ; la moyenne des moyennes permettant de compenser les échecs dans un domaine par les succès dans un autre, même si ces échecs constituent des lacunes majeures dans la culture des élèves. La plupart des examens fonctionnent sur un tel dispositif. La notation, un enjeu socialisé, un enjeu du travail enseignant. Tribune : Socle commun version hard ou version light : débarrassons-nous en ! Tribune de Henri Baron, directeur d’école, militant de l’Éducation Populaire et syndical (Cgt Éduc’action), parent d’élève.
Le socle commun de connaissances et de compétences né en 2005 et distillé sous l’ère Sarkozy, est la définition de savoirs a minima destinés à satisfaire le patronat à la perpétuelle recherche d’une main d’œuvre peu qualifiée mais sachant effectuer des tâches précises, sans trop réfléchir, ni s’opposer, ni se rebeller. Le Medef en redemande, qui témoigne de sa satisfaction à l’égard des propositions du nouveau ministre de l’Éducation en la matière ! Car les signaux adressés par le Ministère de l’Éducation Nationale version Peillon ne vont pas dans le sens d’une abrogation du socle commun.