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Psychiatrie

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Le Sénat adopte le projet de loi sur l'hospitalisation d'office. L’Assemblée nationale a déjà voté en mars ce texte. Le débat sénatorial a été marqué par plusieurs rebondissements. Le texte a d’abord été rejeté en commission après avoir été très largement réécrit sous la houlette de la rapporteure centriste Muguette Dini. Le texte examiné en séance a donc été celui voté par l’Assemblée nationale, et non celui de la commission. Mme Dini a ensuite démissionné de son poste de rapporteur et pour ajouter à la confusion, la gauche s’est retrouvée majoritaire lors de la deuxième réunion de la commission, qui a donc donné un avis favorable à tous les amendements de l’opposition.

Finalement, après négociation entre l’exécutif et sa majorité, les centristes et les sénateurs UMP réservés sur l’une des mesures phares du texte (la possibilité de soins ambulatoires sans consentement) ont accepté cette disposition en l’encadrant légèrement. La gauche a vivement combattu un texte également critiqué par l’ensemble des syndicats de psychiatres. Charivari au Sénat sur le texte sur la psychiatrie | Public Sénat. Mardi, au Sénat, l’examen du texte est arrivé dans l’hémicycle.

La séance a été rythmée par les avis du gouvernement et les interventions de l’opposition. Trêve dans le débat, Laurent Béteille, sénateur UMP de l’Essonne a témoigné: « mon fils a sombré dans la schizophrénie, il est aujourd’hui clochard ». Devant le Palais du Luxembourg, les professionnels de santé ont également donné de la voix. L’arrivée du texte sur la psychiatrie au Sénat a été tumultueuse. L’imbroglio de la semaine dernière s’est transformé en charivari : à peine sorti de commission, le nouveau rapporteur UMP Jean-Louis Lorrain affiche une mine déconfite et lâche : « C’est complètement surréaliste, nous sommes en pleine folie, en plein dans la psychiatrie !».

Côté centristes, les lignes bougent. Alain Milon, sénateur UMP du Vaucluse, lui aussi, retourne sa veste. Les soins ambulatoires sous contrainte L’examen de l’ensemble du texte pourrait être long : 331 amendements ont été déposés. Emmanuel Digonnet : « Les hôpitaux psychiatriques sont des lieux de non-droit » Cet entretien a initialement été publié dans le numéro 3 de la version papier d’Article11 Comment as-tu débuté ?

Je suis arrivé en psychiatrie par hasard, pour raisons « alimentaires », au début des années 1980. Quand j’ai commencé, je n’y connaissais rien ; pour moi, la psychiatrie n’était que la prise en charge de patients exclus de la société pour des raisons mentales. Une maladie mentale n’existait alors à mes yeux que si elle était visible : l’autisme, les gesticulations, les cris... Pendant un an et demi, j’ai été affecté dans un service où on plaçait les patients les plus difficiles, ceux posant problème dans les autres services. De 1982 à 1998, j’ai accompagné et participé à toute une évolution de la psychiatrie, symbolisée par la fermeture d’hôpitaux psychiatriques.

Ces centres d’accueil et de soins offraient donc une réelle proximité et une vraie disponibilité. Pour les infirmiers aussi, les choses étaient différentes en centre d’accueil : nous étions autonomes. Appel à Manifestation le 18 mai 2011 ! - Le syndicat - Actualités : SNP. Les psychiatres ont manifesté contre le projet de réforme "sécuritaire" - Viva magazine. Les psychiatres ont manifesté hier devant l'Assemblée nationale, pour dénoncer le projet de réforme de la psychiatrie qu'ils jugent « sécuritaire » alors que les députés commencent à examiner le texte.

L'une des mesures phare du texte de réforme, prévoit de « simplifier l'hospitalisation sans consentement ». Les syndicats des secteurs hospitaliers, tout comme les syndicats de la magistrature, réclament le retrait pur et simple du texte. La "simplication" annoncée est entendue par les professionnels comme une « garde à vue psychiatrique » dont il craignent qu'elle soit utilisée « comme un temps de contention chimique des malades sans que soit commencées une vraie prise en charge thérapeutique » Les principaux points du projet de loi - Elargir les possibilités de soins sans consentement au domicile du patient, "sur décision du représentant de l'Etat", si besoin sous la contrainte (actuellement seule l'hospitalisation sous contrainte est possible) Lire aussi.

Manifestation pour le retrait de la loi sur les soins contraints du 9 Avril 2011. Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire Meeting National Politique et Poétique Samedi 9 avril de 14h à 18h« UN POUR TOUS ET TOUS CONTRAINTS »Devant la statue de Pinel47 Bld de l'hôpital 75013 ParisEn 1793, Jean-Baptiste Pussin, un ancien patient nommé surveillant et sa femme Marguerite ont amené Philippe Pinel, médecin-chef de Bicêtre, à retirer les entraves et les chaînes aux aliénés.En 2011, l'Assemblée Nationale vote une surveillance et un contrôle à domicile des personnes malades sous camisole chimique.

Avec ce parti-pris de la répression, les bracelets électroniques suivront. Deux siècles après, les chaînes sont de retour.....Le projet de loi instaurant des « soins » sans consentement y compris en ambulatoire a été adopté à l'Assemblée Nationale et doit être examiné au Sénat. Le Githec Toutes les cinq minutes on a eu le droit à ceci: Un peu bruyant, mais bon la sono était bonneLe peintre Ulysse Borderias du groupe des 39 en action: Atelier théâtre de la clinique Laborde: