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Adolescents et enfants

Facebook Twitter

Grand entretien avec danah boyd.

Contrairement à une idée reçue, les jeunes américains donnent de l'importance à leur vie privée sur les réseaux. Ils essaient vraiment de posséder une vie privée en ligne. Cette notion renvoie à plusieurs informations. La capacité des jeunes à controler les informations qu'ils publient est sapée par l'omniprésence du controle parental alors qu'ils sont eux-memes en capacité de comprendre leur environnement social pour gérer leurs informations. Au final, l'autorité exercée sur les jeunes (parents, autorité scolaire, etc...) les empechent de réellement construire une véritable vie privée en ligne. Concernant le BigData et les données personnelles, les jeunes posent un regard naif sur cette problématique (résoudre les cancers, etc...) alors que les enjeux sont tout autres. La commercialisation des données récoltées par les entreprises en Europe, et la surveillance généralisée permise par ces données aux Etats-Unis. – arsenelapince

[Archive AK-Dev] La thèse de danah boyd sur les usages des réseaux sociaux par les adolescents américains - Médias sociaux pour le développement. Cela faisait quelques années que sur la biographie en ligne de danah boyd figurait la mention de sa thèse en cours.

[Archive AK-Dev] La thèse de danah boyd sur les usages des réseaux sociaux par les adolescents américains - Médias sociaux pour le développement

Cette anthropologue américaine connue et reconnue pour son travail sur les réseaux sociaux vient finalement de l’obtenir à la fin de l’année de l’Université de Berkeley. Rapidement mise en ligne, elle s’intitule "« Sorti du contexte : la sociabilité des adolescents américains dans les espaces publics en réseau ». Voici le résumé, dont j’assume la traduction française, et publié ici avec la gracieuse permission de l’auteur. "Avec l’émergence des sites de réseaux sociaux tels que MySpace et Facebook, les adolescents américains ont commencé à les adopter en tant que lieux où marquer leur identité et socialiser avec leurs semblables. Les adolescents se sont servis de ces sites pour une grande partie de leurs pratiques quotidiennes – bavarder, flirter, plaisanter, partager de l’information, et tout simplement pour y passer le temps. Deux raisons principales : Faut-il gommer les erreurs digitales de nos enfants ?

L'apprentissage de la vie se fait par tâtonnements.

La "Erase Law " californienne qui doit entrer en vigueur en janvier 2015 peut-elles vraiment aider les plus jeunes à maitriser les données qu'ils diffusent sur le web, et sur les réseaux sociaux numériques en particulier? De manière pratique, il semble pouvoir difficile de retirer d'un réseau social toute publication, que l'on soit passif (mise à jour de statut) ou bien passif (tags de photo). Au delà d'une loi, il convient donc de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune age aux questions d'identité numérique et de données personnelles. – arsenelapince

L'enfance et l'adolescence sont ponctuées de moments d'erreur, d'échecs qui nous permettent d'avancer, d'apprendre et de mieux aborder les défis de la vie à venir.

Faut-il gommer les erreurs digitales de nos enfants ?

Mais ce même système d'apprentissage par l'erreur peut-il encore s'appliquer aux jeunes d'aujourd'hui, qui s'exposent tous les jours sur Internet, ou bien les digital natives ont-ils besoin d'un encadrement parental, voir juridique pour se protéger d'eux mêmes ? Cette semaine en tout cas, l'Etat de Californie aux Etats-Unis a opté pour la deuxième solution. Le législateur Californien, après avoir observé de nombreux cas de comportements "insouciants" de la part de mineurs sur internet, et qui finissent par avoir des répercussions inattendues et parfois démesurées, tente de résoudre le problème avec la premier projet de loi jamais proposé aux État-Unis qui donnerait aux mineurs le droit de gommer leurs indiscrétions sur internet.

Tweeting teens can handle public life. The Press Complaints Commission in the UK has now ruled that there is no "reasonable expectation" of privacy on Twitter.

Les adolescents ont une perception bien particulière des réseaux sociaux. Pour eux, Facebook est plus ouvert que Twitter. Ainsi, ils utilisent Facebook pour parler à une foule (d'amis), alors que le réseau de microblogging est perçu comme un forum de discussion beaucoup plus intime, mais sur lequel la description de l'intime est plus importante. Malgré tout, ils sont conscients du caractère public des informations qu'ils publient et utilisent différents codes pour communiquer avec le récepteur visé. – arsenelapince

With this decision and the fact that teenagers are flocking to Twitter in a big way, frustrated adults are asking the same questions of teen Twitter feeds as they did of MySpace and Facebook: don't young people know this stuff is public?

Tweeting teens can handle public life

Why do they put personal things online? Why don't teens care about privacy? First, let's get something straight: not all teens use Twitter, and those who do don't all use it in the same way. The sense of what's appropriate on Twitter varies wildly by social group and locale – is it OK to break up with someone on Twitter? Twitter gives its users two settings: make tweets readable to all, or only to a selected group. Keeping Teens ‘Private’ on Facebook Won’t Protect Them. We’re afraid of and afraid for teenagers.

Sur le réseau social Facebook, les adolescents peuvent désormais ouvrir leur contenu à un public plus large que celui restreint de leur communauté d'amis. C'est un risque, estime les parents de ces jeunes personnes, qui n'appréhendent pas de manière totale les problématiques liées à la diffusion de son identité sur le web. Ils reprochent au réseau social de vouloir s'immiscer dans la vie privée des adolescents en leur laissant la possibilité de s'exprimer de manière publique. Une attitude bienveillante mais peu pédagogique pour l'auteur, qui estime que les adolescents doivent etre accompagnés dans leurs usages des nouvelles technologies et des réseaux sociaux numériques en particulier, et non restreints à un usage délimité. – arsenelapince

And nothing brings out this dualism more than discussions of how and when teens should be allowed to participate in public life.

Keeping Teens ‘Private’ on Facebook Won’t Protect Them

Last week, Facebook made changes to teens’ content-sharing options. They introduced the opportunity for those ages 13 to 17 to share their updates and images with everyone and not just with their friends. Until this change, teens could not post their content publicly even though adults could. When minors select to make their content public, they are given a notice and a reminder in order to make it very clear to them that this material will be shared publicly. Representatives of parenting organizations have responded to this change negatively, arguing that this puts children more at risk.