Le conseil municipal de Paris refuse d'appuyer les étudiants québécois. C'est Sylvain Garel, conseiller de la formation Europe Écologie Les Verts (EELV) et proche des milieux québécois, qui avait présenté ce «voeu de soutien».
«Le Québec qui, jusqu'à maintenant, pouvait apparaître comme un modèle démocratique, se transforme petit à petit en État autoritaire et policier refusant de véritables négociations pour sortir de cette crise sociale majeure», disait la motion signée par M. Garel et son groupe d'élus. Dénonçant les «milliers d'arrestations» survenues depuis le début du conflit, le texte demandait au maire de Paris, Bertrand Delanoë, d'intervenir auprès du gouvernement Charest «pour lui demander de respecter les droits de grève et de manifestation et de restaurer les droits et libertés tels qu'ils existaient avant l'adoption» de la loi spéciale.
Les élus socialistes, majoritaires au conseil, ont fait bloc contre la motion, qui aurait «beaucoup énervé» le maire Delanoë, selon Sylvain Garel. L'Aut'Journal - Journal libre et indépendant. L’auteure est pédagogue et chercheure Je vous écoute tous les jours et je me pose la question suivante : pourquoi êtes-vous si frileux, voire peureux, vos collègues de la télévision de Radio-Canada et vous, à dénoncer la violence et la brutalité policière?
Il aura fallu 110 jours de grève et de manifestations pour que vous fassiez un reportage un peu plus en profondeur sur la brutalité policière, pour que vous nous donniez des nouvelles de jeunes et de citoyens estropiés. J’ai de la difficulté à comprendre. Exemples À Québec, le 31 mai au soir, un de vos collègues a reçu un coup de matraque et le lendemain… une simple mention à RDI matin, sans commentaires ni questionnements; des personnes âgées ont été matraquées à Montréal au mois de mai (suffisamment pour être transportés à l’hôpital) et les différents médias n’ont pas jugé cet évènement digne de mention; Et enfin, le vendredi 1er juin au soir, vous avez fait un reportage.
En fait, tout est dans le traitement de la nouvelle. Manifestation familiale : pas assez de policiers pour escorter ni pour arrêter les participants. La marche prévue pour 13h a démarré avec plus d'une heure de retard, la centaine de manifestants attendant l'arrivée des policiers dans le stationnement du Cégep Limoilou.
Les deux agents qui se sont finalement présentés sur place ont cependant expliqué aux organisateurs qu'ils ne pouvaient pas les escorter. «Il y a beaucoup d'activités en ville aujourd'hui, et nous n'avons pas les effectifs suffisants pour vous escorter. On vous suggère alors de circuler sur le trottoir. Si vous décidez de passer quand même dans la rue, nous ne pourrons malheureusement pas assurer votre sécurité, car nous n'avons qu'un véhicule», ont expliqué les policiers. Inquiète, l'une des organisatrices, Sophie Dufour-Beauséjour, s'est informée à savoir si les manifestants seraient arrêtés s'ils circulaient tout de même dans la rue.
Sécurité improvisée Les organisateurs ont alors demandé aux participants s'ils souhaitaient marcher dans les rues de Limoilou sans la supervision des policiers.
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