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Contre révolution

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FRANCE 24 - Le représentant de Google, porté disparu, devient un des symboles de la répression. Après moi, le chaos | Agnès Gruda | Agnès Gruda. Le huitième jour, Hosni Moubarak a annoncé ses couleurs. Il resterait en poste jusqu'à la fin de son mandat. Et il consentirait quelques réformes en attendant les prochaines élections, prévues pour septembre.

Sceptiques, les manifestants n'ont pas bougé. Et la révolution rose bonbon a viré au rouge sang. Mercredi, des partisans pro-Moubarak ont pris d'assaut la grande place, ciblant non seulement les protestataires, mais aussi les journalistes étrangers, qui ont fait l'objet d'attaques d'une rare violence. Plusieurs ont été battus, d'autres ont été arrêtés et se sont fait confisquer leur matériel. Le Comité pour la protection des journalistes, qui a documenté cette chasse aux médias, n'a pas l'ombre d'un doute: celle-ci a été orchestrée par le président Hosni Moubarak. Plus incriminant encore: selon le CPJ, l'État avait orchestré au cours des derniers jours une campagne de propagande pour dénoncer les journalistes étrangers, qu'il a qualifiés d'espions.

Je veux bien. Les manifestations d'Egypte en direct: des tasers utilisés par l'armée? Onzième jour de manifestations vendredi 4 février pour demander le départ du président Hosni Moubarak. Les manifestants espéraient mobiliser un million de personnes pour ce vendredi, surnommé «le jour du départ».La place Tahrir est très contrôlée, par l'armée et les manifestants pro-Moubarak, et l'ambiance y est pour l'instant moins tendue que les jours précédents.La France a fait part de son inquiétude sur le sort de quatre de ses ressortissantsLes Etats-Unis tentent de négocier le départ d'Hosni Moubarak, qui a déclaré qu'il ne démissionnerait pas parce qu'il craignait que l'Egypte tombe dans le «chaos». Des rumeurs de départ ont néanmoins circulé à plusieurs reprises dans la journée.Les autorités comptent une dizaine de morts et environ un millier de blessés depuis le début du mouvement, mais l'ONU parle de 300 morts et de 3.000 blessés.A voir aussi le fil des évènements de la journée de jeudi, mercredi, et des jours précédents, et le portfolio ci-dessous.

-Vendredi 4 février- Une nuit dans Le Caire des insurgés. Le Caire. Jeudi 3 février. Dixième jour d'insurrection. Impossible de fermer l'œil. Il est quatre heures du matin. Trop de bruit, trop de cris, trop de grondements. Les portes claquent dans l'immeuble, les coups de feu dans le ciel. L'affrontement entre pro- et anti-Moubarak fait rage. Nouvelle salve de tirs. Au fond d'un couloir, dans un bureau transformé en cellule Internet, des jeunes veillent et bombardent Facebook de vidéos, de photos, de messages. Je croise le propriétaire de l'appartement, un artiste aux tempes grisonnantes, élevé au rang de «héros national» par la trentaine de réfugiés qui a investi ses salons, sa cuisine, sa terrasse, ses chambres. Je cherche les photographes qui nous ont conduit dans ce refuge lorsque quelques heures auparavant, nous mesurions, devant une petite mosquée à l'arrière du square, près de la rue Talaat Haarb qui sert de centre de secours, l'escalade meurtrière et le danger pour nos vies.

On ne savait plus qui était qui. «Aujourd'hui, ce sera pire. Les macoutes de Moubarak - Langue sauce piquante - Blog LeMonde.fr. Le titre de L'Humanité, hier jeudi, "Moubarak lâche ses nervis", était légèrement ambigu car il pouvait se comprendre de deux façons : s'agissait-il d'un lâcher ou d'un lâchage desdits nervis ? Il fallait lire la manchette pour comprendre de quoi il retournait exactement : "déchaînement des sbires du régime". En outre, beaucoup de lecteurs ont dû se demander qui étaient ces sbires et nervis (des hommes de main), des mots assez peu fréquents en "une" d'un quotidien.

A l'occasion, nous pouvons constater qu'il existe de très nombreux mots pour désigner les milices et autres supplétifs qui servent de troupes de choc aux dictatures*, parallèlement aux forces de répression officielles et en uniforme. Les nervis (nervi au singulier) et sbires, donc, lâchés en "une" de L'Huma, mais aussi les séides, satellites, sicaires, trabucaires (vieilli), et même macoutes. Aussi sur la question : Moubarak : dictateur ou autocrate ? Martine Rousseau et Olivier Houdart sont les correcteurs du Monde.fr. Internet : Instrument de la contre-révolution Egyptienne ? » Article » OWNI, Digital Journalism. Le retour d'Internet en Egypte était attendu comme une libération. Selon des témoignages sur place, il marque surtout la reprise en main du régime. Quand Internet est revenu ce matin au Caire, nous nous sommes dit : Mais ils sont fous, pourquoi aujourd’hui ? On va tous se ruer pour poster en ligne ce qu’on a filmé cette semaine… Le mouvement anti-Moubarak allait pouvoir de nouveau communiquer au monde la nature exacte des manifestations et des tentatives de répression.

Al-Jazeera cesserait d’être le canal unique par où passerait les informations vers le monde. Les manifestants que j’ai croisés ce matin sur Tahrir Square me disaient : “Ils veulent qu’on rentre chez nous, devant notre écran. Ce matin j’ai marché dans plusieurs quartiers. Un peu plus tard je croise une première manifestation pro-Moubarak. Aux abords de la place, plusieurs groupes semblent suspects, regardant de travers un étranger se rendant sur les lieux de la manifestation. La contre-révolution a commencé. En Egypte, «la chasse aux journalistes est ouverte»

Depuis mercredi, et la tension croissante qui a envahi Le Caire, avec les affrontements entre pro et anti Moubarak, les journalistes étrangers, témoins du soulèvement, sont pris pour cible. Ils sont arrêtés par les autorités, molestés par la foule, traqués par les pro-Moubarak, explique la chaîne Al-Arabya. >> Suivez ici les événements de la journée Ce jeudi, l'envoyé spécial du Figaro a été arrêté par la police à proximité d'Alexandrie, après avoir été pris à partie, en compagnie d'un photographe franco-libanais, par la foule.

Ils ont été transférés à la sûreté de l'Etat, à Abou Hamous. Reuters télévision rapporte qu'un membre d'une de ses équipes a été frappé près de la place Tahrir, où il effectuait avec un collègue un reportage sur les magasins et les banques contraints de fermer pendant les troubles. Equipement brisé ou confisqué Leur équipement leur a été pris avant d'être brisé. Arrestations >> Notre blog-témoignage depuis Le Caire, c'est ici Maud Pierron. Les pro-Moubarak lancés dans une campagne de violence systématique contre la presse. Reporters sans frontières se dit effarée par ce qui apparaît comme une véritable chasse aux sorcières contres les médias couvrant les événements en Egypte, et exprime sa très vive inquiétude pour tous les journalistes qui se trouvent en ce moment au Caire, particulièrement à la veille du grand rassemblement prévue vendredi 4 février 2011, dit rassemblement du départ, organisé par les opposants au président Hosni Moubarak. « Vols, violences, arrestations arbitraires, lynchages… La liste des exactions contre les journalistes par les partisans du président Moubarak ne fait que s’allonger d’heure et heure.

Elles ont un caractère systématique et concerté, a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières. « Après avoir censuré le Net, qui a été rétabli en début de semaine, le régime a décidé de s’en prendre physiquement aux représentants de la presse en lançant ses partisans dans une campagne de haine et de violence que nous n’avons jamais vue auparavant. International : Les journalistes étrangers pris pour cible en Égypte. Le Caire est le théâtre depuis mercredi d'une chasse aux journalistes, molestés par la foule ou emmenés par des policiers en civils. Un des envoyés spéciaux du Figaro a été arrêté ce jeudi non loin d'Alexandrie.

Place Tahrir au Caire, il ne fait pas bon depuis mercredi avoir l'air d'un étranger. De nombreux journalistes couvrant les affrontements meurtriers au Caire entre partisans et opposants du président égyptien Hosni Moubarak ont rapporté des violences croissantes contre eux. C'est dans ce contexte que, jeudi après-midi, l'un des envoyés spéciaux du Figaro a été arrêté par les forces de sécurité égyptiennes à Abou Hamous, une localité située à une cinquantaine de kilomètres d'Alexandrie.

Des journalistes de TF1 arrêtés par des civils armés Au Caire, d'autres équipes, de télévision notamment, ont été violemment prises à partie. «La foule nous aurait battus à mort» » MINUTE PAR MINUTE - Échanges de tirs aux abords de la place Tahrir au Caire. Encircling Empire: Report #12, FOCUS ON EGYPT: Revolution and Counter-Revolution. Photo from Tahrir Square by Hossam el-Hamalawy EE: Report #12, FOCUS ON EGYPT: Revolution and Counter-Revolution Encircling Empire Reports is a selection of essays, blog posts, and news reports covering a given time period. They are intended to be useful for those interested in: ● contemporary and critical political anthropology ● public anthropology ● imperialism and imperial decline ● militarism/militarization ● the political economy of the world system ● hegemony and soft power ● counterinsurgency ● revolution ● rebellion ● resistance ● protest ● activism ● advocacy ● critique.

This and previous issues have been archived on a dedicated site—please see: ENCIRCLING EMPIRE. A comrade’s tweet, read aloud and posted on the screen on CBC Newsworld, 02 February 2011: From now we are not a peaceful protesters , The next Friday gona be a real war between us and the Mubarak,s thugs #Jan25 #Tahrir @mar3e – Mohammed Maree A tweet from P.J. From: polooeste Anderson Cooper attacked in Egypt See also: Amnesty International France. «Ils nous ont dit que nous étions peut-être des agents américains ou. Notre envoyée spéciale au Caire, Elodie Auffray, a repris ce jeudi l’avion pour Paris. Sur le trajet entre son hôtel et l’aéroport, elle a été arrêtée par un barrage d’une vingtaine de jeunes gens en civil qui lui ont dérobé la carte mémoire de son appareil photo. Elle raconte. «On est partis précipitamment de l’hôtel, un peu avant 8 heures jeudi matin, parce qu’on a été informés que les routes autour de la place Talaat Harb, dans le centre du Caire, allaient être coupées.

Le taxi a été arrêté à un barrage après dix minutes de route environ, près de la moquée Al-Azhar. Ils étaient une vingtaine d’hommes, jeunes, en civil. Certains avaient des bâtons et l’un avait un poignard, un beau poignard ornementé. «Ils étaient un peu paniqués, un peu stressés. «Il est clair que nous avons été arrêtés parce que nous étions deux étrangers dans la voiture. «Par contre ils m’ont pris mon appareil photo et, lorsqu’ils me l’ont rendu, la carte mémoire avait disparu. Les manifestations d'Egypte en direct: 5 morts dans la nuit. Dixième jour de manifestations jeudi 3 février pour demander le départ du président Hosni Moubarak.Hosni Moubarak déclare qu'il voudrait bien démissionner mais qu'il craint le chaosLes pro-Moubarak ont ouvert le feu sur les manifestants dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant 5 morts.

Mercredi, partisans de Moubarak et opposants se sont violemment affrontés place Tahrir, faisant 1 mort et 600 blessés.Hosni Moubarak n'a pas l'intention de démissioner avant la fin de son mandat en septembre, malgré la pression de Washington.A voir aussi le fil des évènements de la journée de mercredi et des jours précédents, et le portfolio ci-dessous. - Jeudi 3 février - 21h10 - [ABC] Moubarak aimerait bien démissionner, mais... publicité Le président Hosni Moubarak a donné une interview à Christiane Amanpour, de la chaîne américaine ABC. Il y explique qu'il est fatigué d'être président, qu'il aimerait bien démissionner, mais qu'il a peur que l'Egypte tombe dans le chaos s'il quitte le pouvoir. Egypte : des partisans de Moubarak tirent sur les manifestants. Hosni Moubarak a du sang sur les mains. « Il pousse son peuple à s’entretuer pour sauver sa peau », crache par terre, Osman, 21 ans, le visage en sang. Telle est sans doute la seule morale du Bloody wednesday, hier, au Caire.

Officiellement, pourtant, on demande toujours ici aux Egyptiens de se contenter de la version de la télévision d’Etat. Spontanément, une masse immense – jusque-là si silencieuse pourtant – se serait levée. Comme un seul homme. Pour aller soutenir son cher général-pharaon. Dans le taxi qui nous ramène de Kheops où le chaos touristique règne1, Ali, notre chauffeur, n’en revient pas. Il a raison Ali. La contre-manifestation dictatoriale ne sera pas pacifique. Et pourtant. Il est 13 heures. Les policiers infiltrés partout Scène d’épouvante.

A la Une : « guérilla en Egypte » EN DIRECT. Egypte : le Caire «a des allures de lendemain de guerre» Moubarak prêt à diviser et frapper pour régner jusqu'au bout. Clashes Erupt in Cairo Between Mubarak’s Allies and Foes. The View From Tahrir. Today President Mubarak seems to have decided to crack down on the democracy movement, using not police or army troops but rather mobs of hoodlums and thugs. I’ve been spending hours on Tahrir today, and it is absurd to think of this as simply “clashes” between two rival groups. The pro-democracy protesters are unarmed and have been peaceful at every step. But the pro-Mubarak thugs are arriving in buses and are armed — and they’re using their weapons. In my area of Tahrir, the thugs were armed with machetes, straight razors, clubs and stones. And they all had the same chants, the same slogans and the same hostility to journalists. They clearly had been organized and briefed.

I have no idea whether this tactic will work. Outrage over Cairo violence - Middle East. Latest reaction to clashes erupting in the Egyptian capital Cairo between supporters and opponents of Egyptian President Hosni Mubarak. After days of peaceful protests in Cairo and other cities in Egypt, today we see violent attacks on peaceful demonstrators and journalists. The United States denounces these attacks and calls on all engaged in demonstrations currently taking place in Egypt to do so peacefully. These attacks are not only dangerous to Egypt; they are a direct threat to the aspirations of the Egyptian people.

The use of violence to intimidate the Egyptian people must stop. We strongly call for restraint. The United States deplores and condemns the violence that is taking place in Egypt, and we are deeply concerned about attacks on the media and peaceful demonstrators. I am deeply concerned by the continuing violence in Egypt. We should not underestimate the danger of instability across the Middle East. The attacks on Egyptian protesters are unnacceptable. Clashes rage in Tahrir Square - Middle East. Heavy gunfire is being heard in Cairo's Tahrir (Liberation) Square as pro-democracy demonstrators continue to defy curfew in the Egyptian capital. Ambulances were seen heading to the area on Thursday morning and at least two fatalities were reported.

Protesters from the pro-democracy and pro-government camps fought pitched battles on Wednesday in Tahrir Square, the epicentre of demonstrations against Hosni Mubarak for the past nine days. At least three people were reported to have died and more than 1,500 others injured in those clashes, according to officials and doctors quoted by the Reuters news agency. An Al Jazeera correspondent, reporting from just outside Tahrir Square late on Wednesday night, said dozens of pro-Mubarak supporters erected barricades on either side of a road, trapping the pro-democracy supporters.

They were gathering stones, breaking streetlights and using balaclavas to cover their faces, apparently in preparation for a fresh standoff with the pro-democracy crowd. Protesters hurt in Tahrir Square - a Actu et Politique video. Mubarak's Thugs on Camel attacking People. Des dizaines et des dizaines de blessés" Scenes of clashes in Tahrir Square. Egypte : rétablissement partiel d'Internet.

EN DIRECT - Al-Jazira aux Etats-Unis, nouvelle image, mêmes problèmes - Big Browser - Blog LeMonde.fr. Heurts entre partisans de Moubarak et manifestants sur la place Tahrir.