IVG - Campagne 2012. Loi IVG 1975. Article premier.
La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi. Art. 2. Est suspendue pendant une période de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, l'application des dispositions des quatre premiers alinéas de l'article 317 du Code pénal lorsque l'interruption volontaire de la grossesse est pratiquée avant la fin de la dixième semaine par un médecin dans un établissement d'hospitalisation public ou un établissement d'hospitalisation privé satisfaisant aux dispositions de l'article L 176 du Code de la santé publique. Art. 3. Après le chapitre III du titre premier du Livre II du Code de la santé publique, il est inséré un chapitre III bis intitulé "Interruption volontaire de la grossesse". Art. 4. Législation IVG. Www.macsf.fr/file/docficsite/pj/04/8d/ef/c4/clause-conscience2780399428473354141.pdf;jsessionid=Sla6dAJVzgslzRQmAcK4jQ**.macsf1.
L'avortement, encore et toujours « une affaire de bonnes femmes » ?, par Sabine Lambert. L'avortement ne cause pas de problème de santé mentale. Subir un avortement n'accroît pas les risques des femmes de souffrir de problèmes de santé mentale, notamment de dépression et d'anxiété, selon une étude réalisée par des chercheurs britanniques.
Les scientifiques soulignent toutefois que les risques reliés à une grossesse non désirée sont bel et bien réels. «Nos résultats indiquent que les femmes qui ont une grossesse non désirée ont besoin de soutien et de soins, car les risques de problèmes de santé mentale augmentent, et ce, quelle que soit l'issue de cette grossesse», expliquent les chercheurs du National Collaborating Centre for Mental Health, qui ont passé en revue les données de 44 études. Ils ont constaté que la moyenne d'anxiété et de dépression chez les femmes en général est de 11 à 12%, mais que ce taux est trois fois plus élevé chez celles qui ont eu des grossesses non désirées. Le fait que ces femmes aient subi un avortement ou non ne semble pas avoir d'incidence sur leur santé mentale.
L’IVG et les libertés linguistiques du FN. On parle beaucoup d’IVG depuis quelques semaines, et la plupart du temps, ce n’est pas bon signe pour les droits des femmes.
C’est le cas en France, mais aussi aux Etats-Unis, qui sont eux aussi en période pré-électorale et connaissent un durcissement très marqué du discours républicain ainsi qu’une réactivation de ce que les démocrates ont qualifié de "guerre menée contre les femmes" ("War on Women"). Vous pouvez lire à ce propos une synthèse très intéressante sur le blog d’une amie qui vit là-bas. Si les droits des femmes ne semblent malheureusement pas être une priorité pour la plupart des candidats et des candidates à la présidentielle, l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), pourtant, apparaît régulièrement dans les radars médiatiques. Il y a ceux qui, comme François Hollande, en parlent à l’occasion de la journée des droits des femmes (il propose que « que tous les établissements hospitaliers [publics] de notre pays puissent être dotés d’un centre IVG »).
Une association défendant le droit à l'IVG frappée par un attentat - Droits des femmes. Une enquête criminelle a été ouverte à la suite d’un attentat qui a frappé le siège de l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception (Ancic), domiciliée chez une bénévole de l’association à Paris.
Dans la nuit du 10 au 11 février dernier, un engin incendiaire a été placé devant la porte, qui a brûlé, alors que l’alarme incendie de l’immeuble avait été débranchée. L’engin n’a provoqué que des dégâts matériels. La personne habitant l’appartement n’a pas été intoxiquée gravement par la fumée, mais demeure sous le choc, a raconté une responsable de l’Ancic à l’Agence de presse médicale (APM). L’attentat n’a pas été revendiqué, mais l’activisme des anti-IVG est en pleine recrudescence. Des manifestations contre le centre IVG de l’hôpital Tenon, dans le XXe arrondissement de la capitale, sont ainsi régulièrement organisées par l’association intégriste catholique SOS Tout-petits. Les anti-avortement de Charente ont changé de tête. Ils sont contre l'avortement, contre la fécondation in vitro, contre l'euthanasie et contre l'acharnement thérapeutique.
Ce sont les membres d'Alliance pour les droits de la vie, l'association fondée en 1993 par la pasionaria anti-pacs, Christine Boutin. Une structure qui dispose d'une délégation départementale. Son responsable, Henry de Soos, vient de céder la place à Christophe Martin. À 39 ans, cet ingénieur à DNCS, marié et père de quatre filles, veut bien qu'on le qualifie de porte-drapeau d'une «association anti-avortement». Mais il affirme que sa structure n'est pas aux mains des politiques d'une droite catholique. Les actions chocs façon «SOS Tout-petits» - cette structure aux mains des catholiques intégristes a fait parler d'elle en distribuant à Angoulême des photos de foetus déchiquetés -, ça ne correspond pas non plus à sa philosophie, affirme Christophe Martin.