
Innovation et entrepreneuriat
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This article was taken from the September 2011 issue of Wired magazine. Be the first to read Wired's articles in print before they're posted online, and get your hands on loads of additional content by subscribing online . London's startup scene is booming -- you need only read Wired to see that.
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Entrepreneuriat étudiant : décloisonner les formations pour entreprendre
Les conclusions du rapport " De la naissance à la croissance : comment accompagner nos PME " sont optimistes : les Français ne sont pas moins entreprenants que leurs voisins, un certain nombre de mesures prises au cours des deux dernières années vont dans le bon sens et portent leurs fruits (tel le statut d’auto-entrepreneur), et les mentalités évoluent progressivement, permettant à un certain nombre de Français d’être plus audacieux. Du chemin reste cependant à parcourir, notamment pour améliorer le rapport de notre société à l’innovation comme la relation entre les entrepreneurs et la société française. Les jeunes entrepreneurs invités à l’occasion de la présentation du rapport (1) ont soulevé un certain nombre d’interrogations, notamment vis-à-vis des blocages qui subsistent en France, qu’ils soient d’ordre financier, administratif, législatif mais aussi culturel. Les jeunes entrepreneurs français peu soutenusDouble digit – Tout commence à l’école
> Journal numérique PATRICK RICHER – Contrairement peut-être à une idée reçue, le nombre élevé de dirigeants d’entreprises d’hypercroissance n’ayant pas fait de MBA, de grande école ou qui n’ont même pas obtenu leur Baccalauréat, montre à l’évidence que faire de bonnes études n’est en rien une garantie de créer plus tard des emplois pour la nation à un rythme élevé. De nombreux métiers sont ainsi peu sensibles au nombre d’années passées derrière les bancs de l’école ou de l’Université car ils s’acquièrent au final plus sur le terrain qu’en amphithéâtre. Sans souci d’exhaustivité, l’événementiel, le transport, la logistique, les métiers du bâtiment et de la construction, les métiers des services à la personne ou aux entreprises, tous ces métiers révèlent de nombreuses entreprises d’hypercroissance dont les fondateurs et dirigeants sont autodidactes.On l'entend partout, il faut innover . Les universités et les grandes écoles insufflent de plus en plus cet esprit à des étudiants qui ne demandent finalement que ça. Au même titre que le caractère international ou les possibilités d'embauche offertes, l'esprit d'innovation d'une formation devient un critère pour la choisir . De plus en plus d'établissements fondent d'ailleurs leur pédagogie sur cet aspect. C'est par exemple le cas à l'école des Mines d'Alès (Gard) dont Alain Dorison , le directeur, organise pour tous ses élèves de deuxième année un séminaire sur la créativité et l'innovation qui réunit chaque année grands groupes industriels et étudiants : "Des représentants de Michelin, Decathlon ou encore Legrand sont présents pour passer quarante-huit heures avec nos étudiants pour concevoir des produits innovants dont certains seront ensuite mis en vente." En troisième année, chaque élève réalise de la même façon une étude de faisabilité technique pendant cinq semaines.

