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Trafic d’organes au Kosovo
Le Monde oublie un document WikiLeaks sur les médias français
Coïncidence ? Le lendemain de la publication de l’article qui suit, le Monde mettait en ligne un article intitulé « WikiLeaks : la presse française vue par l’ambassade des Etats-Unis » , également disponible dans la version papier du quotidien. (Acrimed, le 15 décembre, 17h). Depuis le 28 novembre, le journal Le Monde publie chaque jour un ou plusieurs articles traitant des « révélations » du site fondé par Julian Assange. Le quotidien du soir est l’un des partenaires de WikiLeaks, aux côtés du Guardian , du New York Times , d’ El Pais et du Spiegel . Critiqué par nombre de ses pairs, Le Monde a justifié ainsi sa démarche : « À partir du moment où cette masse de documents a été transmise, même illégalement, à WikiLeaks, et qu’elle risque donc de tomber à tout instant dans le domaine public, Le Monde a considéré qu’il relevait de sa mission de prendre connaissance de ces documents, d’en faire une analyse journalistique, et de la mettre à la disposition de ses lecteurs » .Monsieur David Pujadas, Dans un article publié le 4 mai 2009 sur le site d’Acrimed, sous le titre « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés , nous avions relevé votre entretien avec Xavier Mathieu, délégué syndical CGT-Continental, après que les salariés de cette entreprise eurent manifesté leur colère (à la suite du rejet de leur démarche d’annulation de la fermeture de leur usine par le tribunal de Sarreguemines) en créant un certain désordre et en brisant du matériel dans la sous-préfecture de Compiègne. Vous aviez jugé inutile alors d’interroger Xavier Mathieu sur les motifs de cette colère et préféré le sommer de s’expliquer sur la « violence » de salariés. Pierre Carles, dans le film « Fin de concession » a soumis cette séquence à Jean-Luc Mélenchon qui s’en est fort indigné (en des termes que le savoir-vivre du patronat réprouve). Souvenez-vous... En 2’30, trois questions, mais quelles questions !
Supplique pour être interrogé par David Pujadas
Dans un livre dont Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin ou Philippe Val ne s’étaient pas empressés de faire la promotion, Sébastien Rouquette avait montré, il y a quelques années, que les classes populaires sont à peu de choses près exclues des débats télévisés [ 1 ]. Outre cette extrême sous-représentation, il est patent que, lorsque des ouvriers ou des employés [ 2 ] mobilisés sont invités sur les plateaux de télévision ou sur les ondes, c’est moins pour y exposer les raisons de leurs grèves ou leurs revendications qu’en vue d’être réprimandés par des journalistes soucieux de l’ordre public et prompts à dénicher des salariés « privilégiés ». « Les kiosquiers souffrent » Ainsi en est-il d’Audrey Pulvar qui, après s’être indignée des propos tenus par Jean-Luc Mélenchon concernant David Pujadas , a pu faire la leçon à Laurent Jourdas.
Les indignations sélectives d’Audrey Pulvar
Pour les journalistes, l’expert appelé à la rescousse doit répondre à plusieurs critères : efficacité (il doit être bref et concis), disponibilité (il doit habiter en Île-de-France) et orthodoxie (il doit être partisan de l’économie de marché). Les trois critères sont essentiels… et presque toujours vérifiés. Le talent – caractéristique évidemment subjective, nous y reviendrons – ne semble pas toujours nécessaire pour devenir un « bon client » [ 1 ]. Nous avions déjà observé les invitations d’économistes sur France Inter et sur France Culture pour illustrer cette situation [ 2 ].
Un expert médiatique
Suspension d’Audrey Pulvar : l’arbre qui cache la forêt
Dix mauvais plagiats valent plus qu'un bon livre, par PPDA et ses ?diteurs - Acrimed | Action Critique M?dias
Les fabuleuses histoires de Poivre d'Arvor
Les atouts et les qualités mobilisés par Nicolas Demorand ? Nous les avons déjà évoqués : la docilité à l’égard des chefferies médiatiques et les petites lâchetés, notamment lorsque des collègues sont contraints de prendre la porte ( Miguel Benasayag en 2004 sur France Culture et Didier Porte en 2010 sur France Inter ; les fidélités du transfuge d’une station à l’autre à l’égard de ses invités habituels (et notamment de Bernard-Henri Lévy ) ; les gardiennages sourcilleux d’une démocratie atrophiée , de débats déséquilibrés , d’un accès limités des auditeurs à la parole ; et enfin la capacité de transformer l’impertinence en bouffonnerie (comme on a pu le voir à l’occasion d’un entretien avec Jean-Louis Debré )… Des qualités socialement et médiatiquement construites que Nicolas Demorand partage avec d’autres et auxquelles il apporte son propre style. Un style qui plaît sans doute – il faut en convenir – à de nombreux auditeurs.
Jean-Luc Mélenchon, invité dans la salle d’interrogatoire de Nicolas Demorand
[video] Melenchon et les médias, des amours rebelles
« Front (de Gauche) contre Front (National) », le Grand Journal referme le cercle de la raison
Le jeudi 9 février 2012, la première partie du « Grand Journal » – l’émission phare de Canal + – était consacrée aux représentants du Front de gauche et du Front national. Clémentine Autain et Nicolas Bay étaient invités ensemble : on peut s’interroger sur les raisons de cette invitation conjointe de deux représentants politiques que tout oppose. « Front contre Front »L’apprentissage est actuellement l’objet d’un débat politique. Jean-Luc Mélenchon a critiqué les propos tenus par Nicolas Sarkozy qui, le 29 janvier, a appelé à un développement de ce mode de formation, supposé constituer un remède contre le chômage des jeunes. France Inter évoque, lundi 6 février, dans son « 19-20 », ce débat en donnant la parole à Morgan Marietti, présenté comme président de l’Association nationale des apprentis de France. Quelle est cette mystérieuse association ?

