La Revue 92 : quelques mots - Aurora. Sur les aires d\'autoroute. Pas que je ne lise pas les journaux, au contraire, mais il y a toujours ce filtre des mêmes éditorialistes qu’on voit, qu’on entend et qu’on écoute partout, tout le temps, ce n’est jamais totalement brut. Ce n’est pas cette claque dans la figure, quand, en ouvrant un des congélateur de la boutique Total pour m’acheter un Magnum blanc, j’entends Bobonne dire à Jean-Claude qu’elle s’inquiète, qu’ils n’auraient pas du réserver cette location à Pornic, parce qu’à Pornic, y’a des types qui découpent les enfants, et même qu’ils les violent avant, et même qu’il faut réhabiliter la peine de mort, rien à foutre qu’ils soient malades, les mecs, il faut leur couper la tête.
Bobonne & Kévin De retour dans la voiture, Autoroute FM annonce la formation d’un bouchon au niveau de Cérans-Fouilletourte. Une histoire de fous. Quelques temps plus tôt, j’avais passé les examens d’engagé volontaire pour me faire embaucher dans les sapeurs pompiers de Paris. Je suis arrivé en tête parmi les candidats. Mais le capitaine qui m’a reçu à la fin des trois jours voulait m’envoyer à Saint-Cyr pour que je suive une formation militaire comme officier. Or, tout ce que voulait Christophe, c’était rentrer dans les sapeurs pompiers de Paris. Finalement, on m’a dit que j’étais trop léger et qu’il fallait que je prenne du poids. Je craignais quand même que certaines de mes mœurs que j’entretenais en secret me vaillent quelques problèmes au sein de la brigade, si elles étaient découvertes.
Bref, quelques temps après cela, en 1994, d’un seul coup, je me suis senti armé d’une force monstrueuse et d’une terrible envie de faire le tour du monde par tous les moyens. C’est en Allemagne, dans l’hôtel d’un aéroport de Francfort que j’ai commencé ma route. Je me suis assis sur le lit de la chambre d’hôtel. After Shave. Mortgage Story — Introduction. Ma lecture des phénomènes économique est marxienne, c'est à dire inspirée d'une philosophie démodée et déformée. Bien souvent, ceux qui s'y réfèrent y greffent des jugements moraux normalement absents de la pensée de Marx. Ils y ajoutent, inspirés en cela par le triomphe des sciences sociales et du structuralisme, d'étranges révisions, une sorte de « bal des précaires », ou en tout cas l'idée qu'ils s'en font. Ah, si tous les homos, les lesbiennes, les transexuelles, les ouvriers, les transexuels, les chômeurs, les producteurs Indiens, les SDF, les sans-papiers, les précaires se donnaient la main, on pourrait renverser ce maudit capitalisme.
Oubliant qu'une transsexuelle peut être de droite, et que c'est son droit. Qu'un sans-papier peut s'avérer être un conservateur opposé à l'avortement, voilant sa femme, favorable à la peine de mort, et que c'est son droit. Qu'un SDF peut être un type raciste, alcoolique et misogyne, et que c'est son droit. Quelle crise ? Il n'a pas d'âge. Innovation. Minorités. Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy Non, ce n'est pas une revue météorologique que nous vous avons préparé pour cette pluvieuse semaine de juillet, mais quelque chose de plus général sur ce qui ne va pas trop, histoire de changer de nos revues enthousiastes.
Si, il y en a, il suffit de bien chercher, mauvaises langues que vous êtes. Bref. On commence avec une série qui s'annonce culte du pilier de Minorités à Tokyo, Madjid Ben Chikh, sur la crise. Ou sur le changement définitif qui a eu lieu, si on suit son raisonnement. On continue avec une histoire de fous par Christophe F. Mortgage Story — Introduction par Madjid Ben Chikh - Dimanche 24 juillet 2011 Il n'y a pas de crise économique.
[Lire la suite] Une histoire de fous par Christophe F. Je me vois comme un colonel sans armée. [Lire la suite] Sur les aires d'autoroute par Philippe Coussin-Grudzinski - Dimanche 24 juillet 2011 [Lire la suite]