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14/09 Takieddine entendu par la justice

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Financements : l'affaire Karachi se rapproche de Sarkozy. L’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine a été mis en examen pour abus de biens sociaux ce mercredi par le juge Renaud Van Ruymbeke, qui instruit le volet financier de l’affaire de l’attentat de Karachi.

Financements : l'affaire Karachi se rapproche de Sarkozy

Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français. Mediapart, qui a révélé la convocation de cet homme soupçonné d’avoir joué un rôle central dans le financement du camp balladuro-sarkozyste, ajoute qu’un témoin a déclaré aux policiers que deux proches du président Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, manipulaient de « volumineuses valises » de billets au milieu des années 90. Selon ce témoin, entendu jeudi dernier à la Division nationale des investigations financières (Dnif), Gaubert a accompagné à plusieurs reprises Takieddine en Suisse pour retirer des espèces, remises ensuite à Bazire.

Si les déclarations de ce témoin sont confirmées, la piste du financement occulte de la campagne d’Edouard Balladur sera renforcée. Les ennuis judiciaires de Takieddine. "J’ai trouvé au domicile de Londres des documents que j’ai remis à mon avocat, qui les a fait scanner… Ce sont ces documents que j’ai remis à la justice française.

les ennuis judiciaires de Takieddine

" Alors en instance de divorce, Nicola Johnson, l’épouse de Ziad Takieddine, s’est invitée dans l’enquête judiciaire. Elle a été entendue par le juge Renaud Van Ruymbeke fin août. Auparavant, cette femme de 50 ans, d’origine anglaise, avait été interrogée par les policiers auxquels elle avait remis une batterie de photos et de documents confidentiels. Une mine d’informations qui devraient permettre aux enquêteurs, tant de la PJ que du fisc, de "cibler" Ziad Takieddine, mis en examen cette semaine pour "recel d’abus de biens sociaux". L’homme d’affaires d’origine libanaise, intermédiaire de contrats d’armement conclus en 1994 avec le Pakistan (ce qu’il nie) et l’Arabie saoudite (ce qu’il revendique), est soupçonné d’avoir financé la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 (ce qu’il nie aussi).

Ziad Takieddine : "J'accuse Villepin et les chiraquiens" - Politique. (Article initialement publié le 20 mai 2010 dans l'hebdomadaire) Le Nouvel Observateur :- La presse, et plusieurs acteurs du dossier judiciaire concernant l'attentat de Karachi, vous présente comme la pièce centrale de l'affaire, l'intermédiaire des ventes d'armes de la France au Pakistan.

Ziad Takieddine : "J'accuse Villepin et les chiraquiens" - Politique

Or vous niez en bloc. Vous parlez même de coup monté... - Ziad Takieddine. - Oui, et je persiste. J'ai déposé plainte contre tous ceux qui ont produit des faux témoignages, des faux documents, contre tous les journaux qui, sur ces éléments fallacieux, me diffament, et contre Dominique de Villepin qui, à travers les propos reproduits dans «l'Express", lance contre moi des accusations mensongères sans aucun fondement et gravement diffamatoires. Vous apparaissez pourtant dans un contrat de la société Mercor Finance comme consultant dans les ventes de sous-marins au Pakistan... - Eh bien, c'est un faux ! Encore Villepin ! - Non, je ne suis pas un proche de Nicolas Sarkozy. . - Oui. Affaire Karachi : Takieddine entendu par la juge Van Ruymbeke.