
culture japonaise et catastrophes
Dessin animé, musée... Le lobby nucléaire manipule les Japonais
Les désastres sont un classique de la BD japonaise et sont intimement liés à l’histoire ancienne et récente de l’archipel. Un tremblement de terre de magnitude 9 suivi d’un tsunami ravageur qui emporte tout sur son passage, avec en prime la peur d’une catastrophe nucléaire de grande-ampleur. Ce n’est pas un scénario de bande-dessinée mais bien la réalité que vit le Japon en ce moment, confronté au plus important séisme de son histoire récente. Pourtant, on peut parier que l’épisode cataclysmique de ces trois derniers jours sera adapté, d’une façon ou d’une autre, en manga. Et ce ne serait pas étonnant, puisque le thème de la destruction imprègne tous les pans de l’art japonais. Dernier exemple en date: le manga Tokyo Magnitude 8 , dont la publication a commencé en France il y a deux ans.
Mangas et séisme sur Slate.fr
Il suffit de regarder le dernier long métrage de Miyazaki , Ponyo sur la falaise , pour mesurer le lien particulier qui relie les japonais aux éléments, notamment l'océan Pacifique. Ce conte poétique raconte tout de même comment un enfant et une petite princesse des mers surmontent un tsunami et partent à la recherche de la mère du premier tandis que la seconde s'affranchit de sa famille divine, lointains cousins nippons de Poséïdon. Le terrible tremblement de terre (et ses répliques) qui a provoqué le tsunami sur le nord du pays, l'action conjuguée de ces catastrophes met à mal les infrastructures japonaises qui, c'est connu et répété, bénéficient pourtant des normes anti-sismiques les plus rigoureuses et avancées au monde. Encore une fois, même la civilisation la mieux préparée se retrouve en partie démunie face aux humeurs de la Terre.
Manga et catastrophes naturelles - Le Comptoir de la BD - Blog LeMonde.fr
Post-apocalyptic Tokyo scenery
19 Aug 2010 The illustrations of TokyoGenso (a.k.a. Tokyo Fantasy) depict a post-apocalyptic Tokyo devoid of people and overtaken by nature.Le film catastrophe ‘pas comme les autres’, la 3e version d’après le roman de Komatsu Sakyo qui extrapole une réalité géologique, que le Japon disparaîtra un jour. Nihon Chinbotsu , une version romancée ramenée à un an, appartient donc profondément à l’imaginaire nippon. Dès sa sortie en 1973, le roman Nihon Chinbotsu fit l’effet d’une bombe, renforçant chez les Japonais leur sentiment d’habiter une terre précaire en termes de ressources naturelles et d’espaces habitables : l’archipel n’étant que roches et montagnes à 90%, l’expression semai kuni ( étroit pays ) est proverbiale.
HIGUCHI Shinji - La Submersion du Japon (2006)
SINKING OF JAPAN (NIHON CHINBOTSU) - Chronique/Critique/Review Film & DVD (http://www.devildead.com)
Différents phénomènes alarmants se produisent en cascade dans tout le Japon. Onodera, pilote de bathyscaphe qui participe en secret aux premières recherches sur l’origine du problème, va rapidement comprendre que la violence des éléments préfigure un probable anéantissement de l’archipel. La Submersion du Japon est peut-être la seule œuvre de Komatsu Sakyô [] à avoir franchi nos frontières, mais sa renommée est suffisante pour figurer comme un classique de la littérature d’anticipation. Best seller à sa sortie [] , il a aussitôt engendré une adaptation cinématographique éponyme (par Moritani Shirō, 1973)), une nouvelle version voyant le jour en 2006 [] suivie d’une parodie due à l’inénarrable Kawasaki Minoru la même année, retournant malicieusement le concept initial. Des succédanés qui assurent à l’œuvre originelle une pérennité dépassant largement le territoire national, auxquels on ajoutera un manga en quinze volumes signé Ishiki Tokihiko [] .

