
Sécurité de l'information
La thèse de l'espionnage industriel chez Renault ne fait pas l'unanimité, et cela commence à se faire savoir. Hervé Séveno , le président du Synfie , le syndicat des professionnels de l'intelligence économique (ex-Fépie), a expliqué les fondements de son interrogation sur ce sujet, hier, jeudi 20 janvier, lors de ses voeux à la presse, et alors que les trois cadres débarqués du constructeur automobile ont décidé de riposter par voie judiciaire. Bertrand Rochette a été le premier à lancer la contre-offensive, en déposant plainte contre Renault, et les deux autres cadres suspectés, Matthieu Tenenbaum et Michel Balthazar , ont suivi, portant plainte contre X. «L’affaire Renault donne lieu à toutes sortes d’interprétations au mépris de la présomption d’innocence , et les trois cadres mis en causes ont été livrés à la vindicte», regrette Hervé Séveno, ancien juriste spécialisé dans la lutte anti-terroriste et la délinquance financière.

