background preloader

Keith Johnstone

Facebook Twitter

Keith Johnstone en une minute. December 14th, 2012 · 2 Comments Ju m’a posé une question : Arriverais-tu en quelques phrases à résumer cette approche de Keith Johnstone ? Je vais tenter. Voici mon interprétation de sa théorie : L’échec doit être célébré : si on n’échoue pas, on n’improvise pas. Et surtout, on n’apprend pas.Le feedback est essentiel : c’est le public qui nous éduque, et non l’inverse. Keith résume lui-même sa théorie en quelques phrases dans son deuxième livre Impro For Storytellers (pour l’instant uniquement en anglais). J’ai aussi fait une très courte interview avec Keith sur ce qu’il considère le plus important en impro… …où Keith me répond, dans un style très “Keith”, qu’il n’y a pas de hiérarchie en impro, qu’il faudrait lister des douzaines de choses à travailler et que tout est important.

Voici la vidéo : Être authentique. Cet article pourra également t’intéresser, il résume des extraits de son livre sur la construction narrative : Comment faire une scène classique à la Keith Johnstone. L’échec est au coeur de l’improvisation. If you know how to do it (improvise or teach) it means that you’ve codified your bag of tricks ! Si vous savez le faire (improviser ou enseigner), ça veut dire que vous avez codifié votre boite à outil ! Keith Johnstone Source : Improv Notebook Cette citation est cruciale, car elle met le doigt sur quelque chose de très profond, la nature même de l’improvisation. L’improvisation, par définition, c’est faire sans totalement “savoir faire” : il y a dans l’improvisation une notion d’absence de préparation, d’absence de contrôle, d’absence de compétence parfaite. Il faut voir tous ces improvisateurs qui n’échouent plus sur scène !

Par extension, comme le souligne Keith Johnstone, cela s’applique à l’enseignement : Keith dit que l’enseignement de l’improvisation doit être improvisé. Keith Johnstone Source : Improv Notebook Pour en revenir aux “bons improvisateurs”, savoir improviser, en définitive, c’est savoir échouer et gérer l’échec. Avant un spectacle Pendant un spectacle Après un spectacle. Le problème avec Keith Johnstone, ou la nécessité d’avoir un “système” Lien vers le GROUPE DE TRAVAIL KEITH JOHNSTONE Le problème avec Keith Johnstone, c’est que son approche est un “système”. Pour en prendre pleinement la mesure, il faut que l’ensemble du système soit intégré.

Je peux enseigner les tilts, mais pour que cela soit utile, il faut que j’enseigne la plateforme. Ce qui nécessite que j’explique la routine. Sans parler du fait que Keith a travaillé toute sa vie avec des acteurs professionnels, donc son approche suppose de s’adresser à des improvisateurs capables de jouer des personnages et de ne pas décrocher, même si Keith a développé ses propres exercices de développement de jeu d’acteur et de présence sur scène. Et je n’aborde ici qu’une partie du système. C’est l’ensemble de ces éléments qui crée un système cohérent qui permet à une improvisation théâtrale et narrative d’émerger sur scène. Bien sur on peut apprendre auprès de Keith des choses individuelles utiles, des trucs, des jeux, des théories, un vocabulaire.

Keith Johnstone - Improv Guru Beats #1. Impro (2013) de Keith Johnstone.