
2011
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"Aganaktismeni ". Comprendre , au regard de la mobilisation espagnole, "les indignés" . Mais avec une nuance : en grec, le mot signifie d'abord "en colère". " Aganaktismeni", ce sont ces Grecs révoltés qui, au-delà de la grève de 48 heures lancée mardi 28 juin à l'appel des syndicats, se rassemblent en nombre depuis quelques semaines en dehors des structures syndicales et politiques traditionnelles. "C'est un mouvement spontané", constate Lila Leontidou , professeure de géographie à l'Université ouverte hellénique. Tout en manifestant, la chercheuse observe cet élan qui prend forme sur Internet via les réseaux sociaux.
Grèce : les raisons d'une mobilisation sans précédent
Près de 1 500 lycéens et étudiants, selon la police , ont manifesté mardi après-midi à Athènes pour honorer la mémoire d'un adolescent tué par un policier il y a trois ans dans un quartier du centre de la capitale grecque. Les manifestants commémoraient la mort d' Alexis Grigoropoulos , 15 ans, tué par un policier le 6 décembre 2008, un drame qui avait déclenché des troubles urbains inédits en Grèce pendant plus d'un mois. De brefs incidents récurrents pendant les manifestations devant le Parlement sur la place Syntagma ont eu lieu en marge de cette manifestation. Une centaine de jeunes ont jeté des cocktails Molotov et des pierres en direction des forces antiémeutes, qui ont répondu en faisant usage de gaz lacrymogène, selon des images retransmises par les télévisions. Alternant slogans contre l'austérité et hostiles à la police, les jeunes ont défilé en face du Parlement dans le centre-ville, qui était interdit à la circulation automobile .
Grèce : manifestations à la mémoire d'un adolescent tué par la police
Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs ont manifesté mercredi à Athènes et Salonique (nord), jour de grève dans le secteur public, contre les récentes mesures d'austérité et le chômage partiel prévu pour 30 000 employés des organismes et entreprises publics d'ici la fin de l'année. En marge de la manifestation à Athènes, qui a rassemblé 18 000 personnes, les forces antiémeutes ont lancé des gaz lacrymogènes contre des dizaines de jeunes cagoulés qui jetaient des bouteilles et des pierres. Au moins deux manifestants ont été blessés, selon une source hospitalière ainsi qu'une photographe de l' AFP , frappée au visage avec le bouclier d'un policier.
Grèce : nouvelle manifestation contre la rigueur
Des milliers de manifestants de nouveau dans la rue en Grèce
Nouvelle journée de manifestations en Grèce - Grèce
Le Parlement grec encerclé par des milliers de manifestants
Des bagarres au corps à corps et à coups de bâtons et de barres et de fer opposaient jeudi 20 octobre en début d'après-midi des militants communistes à des jeunes fauteurs de trouble, à l'issue d'un grand rassemblement anti-austérité qui a rassemblé plus de 50 000 personnes devant le Parlement grec, dans le centre d'Athènes. La police , qui avait auparavant chargé les jeunes fauteurs de trouble et jeté des gaz lacrymogènes, suivait de loin ces bagarres, avec des passages à tabac de personnes à terre par des adversaires, tandis que le plus gros de la foule des manifestants s'était dispersé. Ils protestaient contre le vote définitif prévu dans la soirée au Parlement d'un nouveau train de mesures d'austérité, dictées par les créanciers du pays.Grèce : Les manifestations dégénèrent et font un mort
Ils étaient plus de 50.000 à manifester jeudi contre le plan d'austérité que le Parlement grec est en train de voter. Tout se passait bien, mais comme souvent depuis le début de la crise hellène, la manifestation a dégénéré, se transformant en véritable guérilla urbaine, opposant manifestants et casseurs. Les violents affrontements ont fait un mort.Environ 8.000 personnes, dont énormément de jeunes, étaient présentes selon la police, tandis que d'autres manifestations spontanées sur le même modèle avaient lieu dans d'autres villes grecques, notamment à Salonique (4.000 personnes selon la police). Le rassemblement, inspiré de celui de la Puerta del Sol à Madrid, a été organisé via internet, notamment le réseau Facebook, sous un seul mot " les indignés ", qui rassemble à droite et à gauche. Mardi soir, la page Facebook " Indignez vous à Syntagma " comptait 32.500 fans. Lundi soir, au moment où l'appel à manifester est arrivé dans les rédactions, elle n'en comptait que 22.000 environ. Sur la place, quelques slogans, comme " voleurs " ou " kleptocratie ", ont été criés à l'encontre du gouvernement, malgré un mot d'ordre de rassemblement silencieux.

