La BCE lance un deuxième programme de rachat des dettes publiques. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le La Banque centrale européenne (BCE) va intervenir à des montants illimités sur le marché de la dette des Etats de la zone euro face aux primes de risques élevées réclamées à certains pays, a annoncé jeudi 6 septembre son président, Mario Draghi. La BCE va lancer un nouveau programme, baptisé "Outright monetary transactions" (OMT), en raison "des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l'euro", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Francfort.
Si l'euro est "irréversible" a-t-il redit, le conseil des gouverneurs de la BCE a cependant du reconnaître qu'une voix manquait à l'unanimité de la décision, la Bundesbank allemande ayant fait une large publicité de son opposition à ce plan. Lire : "Le rachat de dette publique par la BCE suscite de vives controverses en Allemagne" (lien abonnés) La BCE : le plus gros hedge fund du monde proche de la faillite. ECB Overnight Deposits Again Hit Record High. Les dépôts à la BCE frôlent le cap des 500 milliards d'euros. BCE : les opérations de refinancement à trois ans de la banque centrale européenne (LTRO) ont éivter de nouvelles dégradations pour les banques européennes.
Moment attendu des intervenants sur les marchés, la deuxième opération de refinancement à long terme de la Banque cenrale européenne (BCE), dont le résultat sera connu ce mercredi 29 février, sera scrutée : tant pour le montant octroyé que pour le nombre de banques venues solliciter la BCE. La première opération du genre, réalisée le 21 décembre dernier, avait concerné 523 établissements pour un montant total de 489 milliards d'euros. Mais pour les analystes de Fitch Ratings, l'intervention de la BCE, si elle a joué jusqu'alors un rôle stabilisateur sur les marchés financiers, pourrait bien n'être qu'un retardeur pour le secteur bancaire. La confiance pour partie restaurée vis à vis des banques, émettrices de dette, et le recul des primes de risque exigées sur le marché des dettes d'Etat "ont permis d'éviter de nouvelles dégradations, plus importantes encore", souligne ainsi Fitch Ratings.
"Dans certains cas, le temps ainsi gagné permettra aux banques de faire face à leurs difficultés. Le bilan de la BCE va atteindre 32% du PIB de la zone euro. Dépôts records des banques à la BCE. Les dépôts sur un jour des banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint de nouveaux sommets jeudi et vendredi dernier après une deuxième opération de prêts à 3 ans de l'institut, selon un chiffre publié lundi.
Vendredi et pour le week-end ces dépôts ont atteint 820,8 milliards d'euros, contre 776,9 milliards jeudi. Mercredi dernier, la BCE avait alloué 530 milliards d'euros de prêts à 3 ans à 800 banques de la zone euro, au taux fixe de 1%. Avant cette deuxième opération exceptionnelle de long terme (LTRO), les dépôts au jour le jour auprès de la BCE s'élevaient entre 400 et 500 milliards d'euros. Le précédent record absolu, 528 milliards d'euros, remontait à la mi-janvier. Une "aversion au risque persistante" incite les banques à déposer leurs surplus de liquidités auprès de la BCE, notait lundi le stratégiste obligataire Peter Chatwell chez Crédit Agricole, s'attendant toutefois à ce que ce phénomène diminue "progressivement". La BCE maintient son taux inchangé. La Banque centrale européenne (BCE) a laissé inchangé son principal taux d'intérêt directeur à 1% jeudi tandis qu'aucune nouvelle mesure en faveur des banques de la zone euro, qu'elle vient d'abreuver en liquidités, n'est attendue.
Ce taux, baromètre du crédit bancaire en zone euro, a retrouvé ce niveau, le plus bas de son histoire, depuis décembre dernier. La grande majorité des économistes s'attendait à ce statu quo plutôt qu'à une nouvelle baisse. Et ce pour deux raisons, selon eux: l'économie de la région continue de se stabiliser mais reste poussive, tandis que l'inflation s'entête à demeurer élevée en raison de la flambée des prix du pétrole. Une baisse de taux risquait d'encourager la hausse des prix et de remettre en cause la prévision d'une inflation de 2% en 2012 qui a cours jusqu'ici à la BCE , dont le mandat est de maintenir la hausse des prix proche de 2% mais sous ce seuil.
Un nouveau geste en faveur des banques n'est pas attendu Risques d'inflation La Bundesbank inquiète. La BCE voit la zone euro en récession en 2012. La Banque centrale européenne (BCE) a revu en baisse jeudi ses prévisions de croissance pour la zone euro, prévoyant un recul de 0,1% du PIB en 2012 et un maintien de l'inflation au-dessus de son objectif de moyen terme de 2%. Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi que l'institution tablait désormais sur un recul de 0,1% du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro en 2012, contre une croissance de 0,3% jusqu'ici. La BCE table, dans le même temps, sur une inflation de 2,4%, supérieure à son objectif de moyen terme, contre 2% précédemment, notamment en raison des prix de l'énergie.
La BCE est également plus pessimiste pour 2013, prévoyant une croissance de 1,1% (contre 1,3% jusqu'à présent) et une inflation de 1,6% (contre 1,5%). La BCE maintient son principal taux directeur à 1% Reuters - ECB in graphics. La BCE serait insolvable en cas de sortie de la Grèce selon I'IFF. Coeuré (BCE) douche les espoirs de rachats d'obligations. AIX-EN-PROVENCE, 6 juillet (Reuters) - Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a douché vendredi les espoirs de nouveaux rachats d'obligations souveraines par la BCE qui aurait pour objectif d'apaiser les tensions sur les marchés finanicers, soulignant qu'il revient désormais au Mécanisme européen de stabilité de se charger de cette tâche.
Ces propos surviennent alors que l'Espagne, et l'Italie dans une moindre mesure, voient leur accès aux marchés de financement compliqués par la flambée des rendements exigés par les investisseurs. "Le mécanisme est prêt, il va être mis en oeuvre en juillet (...) les gouvernements on décidé de le faire, qu'ils le fassent", a-t-il dit aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence (Bouches-du Rhône).
Il serait selon lui paradoxal que la Banque centrale intervienne en lieu et place des gouvernements. "Elle (la BCE) le fera, si besoin est, dans le cadre de la politique monétaire, pas autrement", a-t-il dit. Mario Draghi rappelle que la BCE a été "unanime" sur les prêts massifs aux banques. La BCE octroie un nouveau prêt record.