
Habiter l'espace
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Une nouvelle façon d’habiter le Monde s’est développée : elle est essentiellement informée par la mobilité spatiale de biens matériels, d’informations ou de personnes. Ce développement d’une mobilité spatiale accrue concerne le fondement de l’être-ensemble, de l’économie, des pratiques individuelles, du politique ainsi que la solution de différents problèmes posés aux sociétés humaines. Quelques chiffres, livrés en vrac et dans un arbitraire total, donnent une idée de l’ampleur de ce phénomène.
Mathis Stock • L’hypothèse de l’habiter poly-topique : pratiquer les lieux géographiques dans les sociétés à individus mobiles.
Comment appréhender les dimensions spatiales des sociétés humaines ? Afin d’y apporter des éléments de réponse à l’un des questionnements fondamentaux de la géographie, on propose ici une perspective particulière centrée sur les manières dont les individus pratiquent les lieux, bref l’habiter.
Mathis Stock • L’habiter comme pratique des lieux géographiques.
"Géographicité" et "médiance" parlent d'une même chose : le rapport de l'homme à la Terre. La géographicité renvoie à une manière de vivre l'espace ; la médiance, à une manière d'habiter l'espace. La géographicité met l'accent sur les pratiques et les valeurs, là où la médiance insiste sur le corps et les milieux de vie.
Revues GÉOGRAPHICITÉ ET MÉDIANCE - Vivre et habiter l'espace - Sous la direction de Louis Dupont, Géographie et Cultures 63
1 Thèse de géographie soutenue à l’université de Rouen en mars 2002 sous la direction de Nicole Mathieu, directeur de recherche au Ladyss/Cnrs et d’Yves Guermond, professeur émérite à l'université de Rouen, 388 p. 2 Cette thèse s’inscrit dans la problématique plus générale qui tente de réintroduire dans la géographie urbaine la question de « l’effacement de la nature dans la ville ». Il s’agit de tester l’hypothèse d’une relation entre la « crise urbaine » et les représentations que se font les urbains de la qualité de leur milieu de vie du point de vue de la nature. En effet, la composante physique et matérielle est largement sous-estimée dans l’analyse scientifique et les politiques de « ville durable », comme l’est aussi le point de vue de l’individu habitant dont la sensibilité à la nature (la « culture de la nature ») est ignorée sous prétexte que le milieu urbain est technique et artificialisé.
La nature dans la ville et les modes d'habiter l'espace urbain
Espace Pédagogique - habiter l'espace proche (1)
Le Groupe d’études et de recherches en philosophie de l’architecture et de l’urbain, fondé par Chris Younès, et l’IUP ainsi que l’Université François-Rabelais de Tours, dont Michel Lussault est le président, ont organisé deux journées d’études afin de laisser à chaque disciplines le « soin de définir dans son champ spécifique le verbe « habiter » ». La place de la philosophie est mise en avant car elle est considérée par les auteurs comme par trop absente de la réflexion sur l’Habiter. C’est à travers ce prisme que des architectes, géographes, sociologues, anthropologues et philosophes ont mis leurs compétences en commun sous la férule de Thierry Paquot, Michel Lussault et Chris Younès. Habiter la Terre : La richesse sémantique du verbe est sans conteste ce qui fait la difficulté à le définir. Marian Villela-Petit pose un problème essentiel : « Doit-on considérer la terre comme un complément, parmi tant d’autres, du verbe habiter ?

