
La logique économico-médiatique
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L'Arrêt sur images du 15 juillet a connu une suite sous forme d'échange, par blogs interposés, entre Nicolas Cori et Frédéric Lordon. La crise financière dans les médias: pourquoi Frédéric Lordon a stratégiquement tort, parce qu’il a politiquement raison http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/ http://www.facebook.com/nicolascori
F Lordon, les medias et la crise - 2
La crise financière dans les médias: pourquoi Frédéric Lordon a stratégiquement tort, parce qu’il a politiquement raison
Commençons d’abord par examiner la thèse de Lordon. Que dit le chercheur ? Que les médias sont le vecteur de l’idéologie dominante, et que, depuis des années, un seul discours économique a eu droit de cité : celui de l’orthodoxie libérale, qui promeut dérégulation financière, libéralisation du commerce et inégalités salariales. Et que les voix dissidentes n’étaient pas entendues.Comme on pouvait l’attendre d’un événement de cette magnitude, la crise fait des dégâts bien au-delà des limites de son ordre, et si les agents de l’économie sont évidemment les premiers à souffrir, l’onde de choc atteint des lieux d’une autre nature, et menace de faire des victimes d’une autre sorte. Ainsi, par exemple, l’univers confiné et soigneusement verrouillé des économistes académiques est-il devenu un champ de tir où les noms d’oiseau volent bas. Il est vrai que, à l’exemple de Robert Lucas [ 1 ], dont on ne tirera pas un mot de regret quelle que soit l’ampleur des destructions, il faut un moral de vainqueur pour continuer de soutenir les hypothèses de parfaite rationalité des agents et d’efficience des marchés qui, ayant fait depuis tant d’années le charme particulier de la théorie néoclassique (dominante), ont désormais à peu près autant d’attrait qu’une méduse au milieu d’une baignoire.
Critique des médias, critique dans les médias
droit de suite le 17/08/2009 par la rédaction Le "Chercheur engagé" n'est pas un "pitre multimédia"
Le "Chercheur engagé" n'est pas un "pitre multimédia"
Frédéric Lordon, les medias et la crise
La crise en cours a mis à mal les discours d'éditorialistes et d'experts financiers. Pourquoi les "disqualifiés" continuent-ils de squatter les médias ? Pourquoi Jon Stewart n'est-il pas français ?Frédéric Lordon
Merci Daniel pour tout.
Bienvenue à bord du Titanic financier !
Presse et médias

