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Le Blog d'Olivier Berruyer sur la Crise. Le secteur immobilier est historiquement un des piliers de l’économie américaine.

Le Blog d'Olivier Berruyer sur la Crise

Nous allons l’étudier en détail. Ventes de maisons neuves L’écroulement de 2007-2008 est faramineux. Le niveau actuel n’est plus que de 30 % de celui au moment du pic ! Il semble apparaître une légère reprise au cours des derniers mois, par rapport aux 3 années passées, mais c’est très léger… 203 – Jorion n’a toujours pas compris Schumpeter. A la suite d’un article du 7 juillet sur le blog de Paul Jorion, « UN DIGNE DISCIPLE DE SCHUMPETER » ( article au demeurant sans aucun intérêt si ce n’est d’avoir initié ce débat ) une série de commentaires, qui eux sont dignes d’intérêt, on démontrés l’incompréhension totale des écrits de Schumpeter par Jorion et consorts (qui ne savent qu’essayer – en insistant lourdement à presque chaque intervention – de faire acheter quelques exemplaires de ses livres) .

203 – Jorion n’a toujours pas compris Schumpeter

J’ai supprimé un certain nombre de commentaires qui étaient totalement hors sujet. Jorion écrit dans ce billet…: Comprendre l’argent-dette. L’« argent dette » est une expression devenue célèbre suite au documentaire de Paul Grignon, Money as debt.

Comprendre l’argent-dette

Ce terme désigne le concept de système de réserves fractionnaires parfois aussi appelé effet multiplicateur de crédit sur lequel est fondé l’ensemble du système monétaire et bancaire actuel. En version courte, ce système permet aux banques de créer de la monnaie en octroyant des crédits dans l’économie. J’ai déjà beaucoup parlé sur ce blog de ce sujet (clic, clic, clic), mais j’aimerais cette fois-ci tenter de revenir plus en détails et de manière plus exhaustive sur les diverses raisons qui font que ce système est intrinsèquement mauvais. Mais pour cela, je voudrais tout d’abord faire la synthèse du fonctionnement du système de l’argent dette, et de l’état du (vaste !) Débat sur le sujet. La fin du « nouveau consensus monétaire » Ce texte s’inspire d’une allocution prononcée le 24 juin 2008 au Parlement européen.

La fin du « nouveau consensus monétaire »

Le 8 novembre 2002, à Chicago, Ben Bernanke, alors gouverneur de la Banque centrale américaine, aujourd’hui son président, prononçait un discours en hommage à Milton Friedman, à l’occasion du 90e anniversaire du fondateur de la théorie monétariste. « Comme tout le monde ici présent le sait, Friedman et [Anna Jacobson] Schwartz affirment dans leur Histoire monétaire que l’effondrement économique de 1929-1933 avait été le résultat du dérèglement du mécanisme monétaire du pays. Contredisant la vision acceptée par leurs contemporains, […] Friedman et Schwartz pensaient que ‘la contraction est en réalité une preuve tragique de l’importance des forces monétaires’. […] J’aimerais dire à Milton et à Anna : au sujet de la Grande Dépression, vous avez raison, c’est notre faute.

Nous sommes désolés. La trappe a liquidité a-t-elle fonctionné au Japon ? Coville, Thierry (2003), "Le syndrome japonais est-il transmissible aux Etats-Unis et à l’Europe ?

La trappe a liquidité a-t-elle fonctionné au Japon ?

", Document de travail du Centre d’Observation Economique, n°65, p. 7-10 Il faut tout d'abord se référer à la conception de la demande de monnaie de Keynes : la monnaie est aussi un actif financier, c'est-à-dire que l'on peut, en conservant en "portefeuille" un stock de monnaie, transférer son pouvoir d'achat d'une période à l'autre. Le rôle de la monnaie comme réserve de valeur est alors à l'origine de la demande de monnaie pour le motif de spéculation. L’impact des bulles spéculatives sur les salaires relatifs « analyseeconomique. Of Bubbles and Bankers : The Impact of Financial Booms on Labor Markets Tobias Wuergler a mené une étude qui tend à démontrer que la déréglementation et l’émergence de bulles d’actifs renforce la croissance du secteur financier ainsi que l’écart de rémunération entre les plus qualifiés et les moins qualifiés.

L’impact des bulles spéculatives sur les salaires relatifs « analyseeconomique

La déréglementation aurait été amorcée dans les années 70 avec la fin de Bretton Woods puis accélérée à partir des années 80, et ce, particulièrement aux États-Unis et au Royaume-Uni alors que pendant ce temps la France et l’Allemagne ont renforcé la réglementation bancaire (voir figure 3, page 23). Et d’après Philippon (2008), la part du secteur financier dans le PIB aux USA a fortement augmenté au cours du boom boursier des années 20 et depuis les années 80, alors que cette part s’est effondrée pendant la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale.

Le bancor à l’assaut du capitalisme. Toute cette histoire est vraiment bien montée : en pleine crise du capitalisme, et alors que tous nos dirigeants s’évertuent à faire comme s’ils n’y pouvaient rien, ressurgit par la petite porte- de la part même de ceux qui devraient y être farouchement opposés -une vieille idée en son temps défendue par un homme que le capitalisme était loin d’effrayer.

Le bancor à l’assaut du capitalisme

Cette idée, c’est le bancor, qui n’est rien moins qu’une proposition de monsieur Keynes datant des années 40 , et remise au goût du jour presque subrepticement, comme une sorte de « dissidence économique » qu’il faut chuchoter d’abord, pour ne pas trop effrayer nos dirigeants. Pourtant, cette idée fait son chemin, semble-t-il, parmi ces mêmes dirigeants qu’elle est censée effrayer.

La faille de la zone Euro… On me demande souvent quel est le véritable problème de la zone Euro.

La faille de la zone Euro…

Ma réponse rapide : l’irresponsabilité des gouvernements dans un système où il leur est impossible de monétiser leurs déficits. Mais qu’est-ce que cela veut dire de « monétiser un déficit »? Nos impôts servent à rembourser les intérêts d'une dette publique illégitime. Voir le documentaire de Paul Grignon Main mise progressive de la monnaie. Les dynasties de banquiers ont de tout temps intrigué pour accaparer et conserver le contrôle de la monnaie.

Dans les jours qui suivirent le putch de brumaire (après la révolution francaise), Napoléon III fonde la banque de France, une société privée par actions (bien que l’appellation prête à confusion) qui disposera en 1803 du monopole de l’émission de la monnaie. Frédéric Lordon.