Ruralité

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http://www.ceras-projet.org/index.php?id=4992

Pac, les eurodéputés cultivent leurs différences (table ronde)

P rojet – « Si la Pac a trop de priorités, les ressources budgétaires seront surchargées », avertissait le Parlement européen en 2010 [1] . Selon vous, la proposition du commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, en novembre 2010, hiérarchise-t-elle suffisamment les priorités ? G. Lyon – C’est la grande faiblesse du rapport Ciolos. Chacun peut s’y retrouver, alors que toute réforme, surtout dans un contexte budgétaire contraint, implique des choix difficiles. L’objectif n° 1 de la nouvelle Pac est d’inventer un modèle d’agriculture durable, qui réduise la consommation en énergies fossiles, les émissions de gaz carbonique, mais qui augmente aussi la production afin de répondre au défi d’une population mondiale croissante.
http://economierurale.revues.org/index3108.html 1 Jacques Fauvet était chef du service politique au Monde . À noter que plusieurs journalistes ont co (...) 1 La France a des rapports particuliers avec la terre et les paysans. C’est à l’analyse de ces rapports que s’attachent régulièrement, depuis plus de cinquante ans, des universitaires et des chercheurs de sciences sociales.

Bertrand Hervieu, Nonna Mayer, Pierre Muller, François Purseigle, Jacques Rémy - Les mondes agricoles en politique, de la fin des paysans au retour de la question agricole - Presses de Sciences Po, juin 2010, 25€

Alors que le Salon de l’agriculture ouvre ses portes samedi, focus sur l'électorat agricole estimé à plus de trois millions d'inscrits (8% du corps électoral). Selon une note de synthèse des sociologues Bertrand Hervieu et François Purseigle, les agriculteurs sont solidement ancrés à droite et s'ouvrent aux thèmes de l'extrême-droite. François Purseigle, sociologue au CEVIPOF et Maître de conférences, habilité à diriger des recherches en sociologie à l’Institut National Polytechnique de Toulouse (ENSAT). En Décembre dernier, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture tirait un bilan positif de son action au gouvernement : 7 milliards d’euros d’excédent sur la balance commerciale extérieure sur l’industrie agro-alimentaire, la France retrouve la première position viticole mondiale. De leur côté qu’en pense les agriculteurs ?

«Les idées d’extrême droite semblent pénétrer les mondes agricoles» | Le fil info Public Sénat

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/id-es-d-extr-me-droite-semblent-p-n-trer-mondes-agricoles-214271

Peut-on (encore) penser le global à partir du rural ? Réflexions d’un politiste

http://economierurale.revues.org/index2265.html 1 La science politique française a, depuis longtemps, accordé une place privilégiée aux questions agricoles et rurales comme en témoigne l’organisation, par l’Association française de science politique, de plusieurs grands colloques qui réunirent à chaque fois de nombreux spécialistes du domaine. On peut ainsi mentionner Les paysans et la politique dans la France contemporaine en 1956 (Fauvet, Mendras, 1958) 1 ; Les paysans français et la politique en 1970 (Gervais, Tavernier et Servolin, 1972) 2 ; Les agriculteurs et la politique depuis 1970 en 1987 (Coulomb, Delorme et Hervieu, 1990) 3 et Les agriculteurs aux urnes , colloque co-organisé avec l’Association des Ruralistes Français en 1990 (Hervieu, 1992) 4 .
http://ruralia.revues.org/32 1 Sur le plan politique et institutionnel français, la décentralisation et l'intégration européenne alimentent une nouvelle donne pour la gestion publique des territoires ruraux, nouvelle donne qui est propice à un renouvellement des outils d'analyse sur le pouvoir local et les interventions communautaires 1 . Grâce aux notions de gouvernement local, de gouvernance et de réseaux d'action publique 2 , il paraît possible de mieux cerner les processus politiques et socio-économiques où s'exprime une pluralité de modèles de développement territorial. Dans ce contexte d'analyse, et notamment depuis le début des années 1990, l'aide publique en faveur de la culture possède souvent un statut de déclencheur du changement. Mais les approches centrées uniquement sur le développement culturel (à travers l'étude de la mise en œuvre des politiques publiques sectorielles) prend peu en compte les cultures politiques territoriales qui inspirent et qui délimitent l'intervention des acteurs locaux.

Espace rural, politiques publiques et cultures politiques

http://articulo.revues.org/1604 1 Avant la révolution industrielle, la distinction entre l’urbain et le rural était aisée : pour la ville, une enceinte, un statut juridique spécifique, des fonctions non agricoles, des institutions propres, en particulier de contrôle politique, religieux et économique. C’est du moins là la théorie, parce que même à cette époque il s’en fallait de beaucoup que toutes les villes possédassent l’ensemble des caractéristiques alors censées les distinguer du monde rural. Mais au moins y avait-il un contact franc entre le rural et le bâti continu de type urbain, y compris celui d’éventuels faubourgs, hors des portes. Si la ville d’Ancien Régime rassemblait de nombreuses activités artisanales, elle n’était toutefois pas, loin s’en faut, le lieu exclusif, ni même principal, de la proto-industrie.

L’interaction urbain-rural : une problématique renouvelée

http://www.cairn.info/revue-economie-rurale-2008-5.htm Francis Aubert et Bertrand Schmitt Mécanismes économiques à l'œuvre dans les espaces ruraux Conceptions du rural et logiques de l'intervention publique

Revue Économie rurale 2008/5, Nouvelles frontières entre les politiques rurales en Europe - Cairn.info

http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=ETRU_169_0043 «Droit paysan» revendique une nouvelle appropriation des conditions d’existence, s’opposant ainsi à la surface minimum d’installation imposée par les chambres d’Agriculture et la Mutualité sociale agricole. À travers la revendication de l’espace d’existence, il ne s’agit pas de concurrencer le système du marché mais de se donner la possibilité de construire, individuellement et/ou collectivement, une base territoriale afin de pourvoir aux besoins vitaux. L’usage de la terre permet à la fois la subsistance alimentaire et l’autoconstruction de l’habitat, l’objectif étant de s’émanciper de tout subside : La principale revendication du réseau «Droit paysan» est de créer dans les communes les conditions nécessaires pour que chacun puisse atteindre « l’autonomie sociale et économique » :

Un projet à échelle européenne

Le nouvel espace rural français

http://www.senat.fr/rap/r07-468/r07-468_mono.html Rapport d'information n° 468 (2007-2008) de MM. Jean FRANÇOIS-PONCET et Claude BELOT , fait au nom de la délégation à l'aménagement du territoire, déposé le 15 juillet 2008 (1) Cette délégation est composée de : M.
http://geocarrefour.revues.org/7021

Une autre géographie du développement rural : une approche par les revenus

1 Après un siècle d’exode rural et une perte démographique estimée à 40% de la population [1] , la désertification des campagnes semblait inéluctable. Pourtant, dès les années 1970, les soldes migratoires redeviennent positifs dans de nombreuses communes rurales périurbaines ou situées dans des départements très touristiques. Ces migrations se confirment et s’accélèrent à chaque recensement jusqu’à gagner le rural isolé [2] en 1999. 2 Ces mutations démographiques s’accompagnent de changements économiques, sociaux, et culturels qui obligent à repenser le monde rural (Kayser, 1990 ; Bontron, 1993 ; Renard, 2000 ; Perrier-Cornet, 2002 ; Ceramac, 2007), mais qui obligent également à repenser les modèles d’analyse du développement local.

Les associations culturelles, porteuses de projet pour de nouvelles ruralités?

1 En doute-t-on ? Les territoires ruraux s’affirment en France, comme lieux de vie, d’activité et de culture. Et de nombreuses zones rurales s’imposent ainsi nouvellement comme cadre de réflexion et de décision à l’échelle locale et globale (Gumuchian, 2000 ; Perrier-Cornet, 2002). En réalité, elles sont en mesure de le faire car ruraux et citadins les (ré-)investissent activement, que ce soit à travers des initiatives individuelles ou des actions collectives. Les projets culturels et patrimoniaux porteurs de ces divers élans sont multiples, mais il est possible d’en décrypter un grand nombre à travers l’instrument associatif.
Le monde rural traverse actuellement une crise sans précédent trop souvent réduite à la désespérance agricole. Mais le problème va bien au-delà. Il touche à l’abandon, par l’UMP, de la politique d’aménagement du territoire qui défait, peu à peu, les services publics, paupérise les territoires les plus défavorisés et relègue des populations entières dans l’oubli. On le voit dans le secteur sanitaire où, la fermeture de 42 établissements hospitaliers et la pénurie croissante de médecins, créent de véritables déserts médicaux obligeant les patients à faire de longues heures de routes pour se faire soigner.

Le bouclier rural

Argu Germinal Peiro Assemblée nationale

Monsieur le président, monsieur le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire, mes chers collègues, nous le savons et les études d'opinion le montrent, si les Français sont préoccupés par la crise économique, ils le sont aussi par les risques liés au changement climatique. Depuis la publication du premier rapport du GIEC, la France a participé très concrètement à cette prise de conscience mondiale et s'est fixé, à l'article 2 de la loi Grenelle 1, l'objectif de devenir, d'ici à 2020, l'économie la plus efficiente, en équivalent carbone, de la Communauté européenne. Cet objectif ambitieux nous rappelle le temps, qui n'est pas encore très loin, où nous avons pensé que les responsables politiques de cette majorité s'étaient approprié les défis environnementaux auxquels notre planète est confrontée et qu'ils en avaient compris les enjeux.
Qu'est-ce que ce bouclier rural ? D'abord c'est un petit clin d'œil tout à fait voulu à la politique fiscale de Nicolas Sarkozy, mais c'est aussi une idée sérieuse qui voudrait essaimer à gauche. Elle part d'un constat, d'un fait un peu nouveau, et encore largement méconnu des appareils politiques : la France est en train de vivre un exode urbain. Vous avez bien entendu : un exode urbain, et pas rural.

A quand un "bouclier rural" ? - Idées - France Culture

Exode urbain, exil rural, par Gatien Elie, Allan Popelard et Paul Vannier (Le Monde diplomatique)

De Montpellier, il faut trois quarts d’heure pour arriver à Ganges, gros bourg de quatre mille habitants situé aux confins de l’Hérault. En direction du nord, après s’être frayé un chemin entre Euromédecine et Agropolis, les deux technopôles symboles du dynamisme de « la ville qui réalise ses rêves », la route tourne définitivement le dos à la métropole, traverse en droite ligne les plaines viticoles, les coteaux du Languedoc, avant de prendre un cours plus sinueux aux premières marches des Cévennes. Loin de Montpellier, de ses emplois et de ses services, la commune attire pourtant de nouveaux habitants : depuis 1992, ils sont près d’un millier à s’y être installés. Originaires de la banlieue montpelliéraine, Bernard et Christine ( 1 ), jeunes retraités, sont arrivés en 2008.