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Retour sur cent-vingt jours de grève étudiante | Courant Communiste Revolutionnaire - NPA. Pouvez-vous nous dire ce qu’est la CLASSE, l’organisation la plus radicale qui est à la pointe du mouvement étudiant aujourd’hui ? La CLASSE est une coalition qui est née autour de l’ASSÉ, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante. Elle a vue le jour pour permettre la création d’un mouvement large contre la hausse des frais de scolarité.

L’ASSÉ a été fondée en février 2001. Elle faisait suite à la volonté du mouvement étudiant de disposer d’une association nationale plus combative. 2001, c’était aussi l’année des manifestations anti-globalisation contre le Sommet des Amériques à Québec et la mise en place de la Zone de Libre Echange des Amériques (ZLEA), qui a fait long feu d’ailleurs. Le mouvement étudiant, alors, était partie prenante de la vague plus large d’opposition à ce que l’on appelait la « globalisation capitaliste ». C’est à ce moment que l’ASSÉ a pu consolider certaines de ses bases. Depuis lors, l’ASSÉ s’est renforcée. Québec : la démocratie en crise. Après l’échec des négociations, la crise sociale s’enlise et s’envenime au Québec. Selon Christian Nadeau, professeur à l’Université de Montréal, le conflit dépasse le champ universitaire : il met en jeu un véritable choix de société et bouleverse en profondeur la vie politique québécoise.

Les mesures d’exception promulguées par le gouvernement révèlent les pressions qui pèsent aujourd’hui sur la social-démocratie et la nécessité de la défendre. Christian Nadeau rappelle ce que le mouvement social actuel au Québec doit à la lutte des étudiants, dont il ne faut pas perdre de vue les objectifs précis. Les étudiants québécois sont entrés en grève à la fin du mois de février pour protester contre une hausse sans précédent des frais de scolarité (une augmentation de 75% sur 5 ans).

Christian Nadeau , professeur au département de philosophie de l’Université de Montréal, revient sur l’origine de ce conflit et analyse ses conséquences sur la vie politique québécoise. Mobilisation sociale et critique des médias au Québec. Un rapide survol du paysage médiatique québécois et des instruments de cette vigilance permet de comprendre cette dernière. Concentration des médias, observations des médias Un blogueur proposait, le 9 mai, sous le titre « Pourquoi pas, enfin, une manif contre nos deux empires médiatiques ?

» d’organiser une manifestation devant le siège des deux grands groupes qui se partagent les médias au Québec : Québécor et Gesca. Le premier, Québécor, que nous avons déjà largement évoqué ici détient notamment Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec [1] ainsi que la chaîne de télévision TVA, qui a la plus forte audience au Québec. Seul le quotidien Le Devoir (3,5 % du tirage québécois, 30 à 40 000 exemplaires, 349 000 lecteurs [2] demeure indépendant depuis sa naissance, en 1910. Parce qu’il n’est pas un média lui-même, le Conseil de presse du Québec joue un rôle plus important. Vigilance (1) : éditorialistes et journalistes de terrain Vigilance (2) : médias et police Ici comme ailleurs.

Au Québec, même les alouettes sont en colère. Un. Les mains dans les poches, l’homme fredonne en marchant L’Alouette en colère de Félix Leclerc. Une femme sort sur son perron avec sa casserole, une spatule et une cuillère dans une main, un bambin dans l’autre. Trois collégiens arborant des carrés rouges haranguent les gens qui s’avancent sur leur balcon. Sept. Au coin de la rue, où tous se rejoignent, les clients du bar commencent à sortir avec les instruments fournis par le patron : ils improvisent avec les lampadaires, la boîte aux lettres des postes. Neuf. D’autres, assis en terrasse, subissent. Onze. Quinze. Vingt-cinq. Deux cents. Cinq cents.500 ! Nous sommes à Montréal, sur le Plateau Mont-Royal, le 26 mai 2012. Venu du Chili, le « tintamarre », comme on dit en Acadie, est devenu un phénomène.

Un phénomène institutionnalisé par les médias sociaux contre la loi spéciale 78 (PDF) adoptée par le Parlement québécois en urgence pour tenter de résoudre par la force une crise qui lui échappe. Montréal Photo : Joël Plouffe, mai 2012. 15. Printemps québécois : de l'orgueil aux préjudices. Chaînes d'information sous haute surveillance | Richard Therrien | Télévision et radio. Qui a raison dans ce débat qui touche finalement tous les médias, débat inévitable en cette période de crise, qui polarise comme jamais les opinions des citoyens? Chose certaine, les auditoires des chaînes d'info continue ont explosé depuis les dernières semaines, RDI prenant le dessus sur LCN dans les sondages. Les gens chialent plus, mais regardent plus aussi. La directrice de RDI, Luce Julien, reconnaît avoir reçu un nombre anormalement élevé de plaintes dans les dernières semaines. «Depuis le référendum de 1995, je ne me rappelle pas avoir assisté à des discussions aussi enflammées sur un sujet.

Ça se reflète dans les plaintes qu'on reçoit. À peu près les mêmes entrevues sont critiquées de part et d'autre.» Toutefois, elle n'en démord pas: RDI offre selon elle une couverture juste et équitable de cette crise. L'équipe de CUTV travaille pourtant avec des moyens rudimentaires. La direction de LCN n'a pas voulu répondre à nos questions.

Hausse des droits de scolarité - John Rawls contre la conception entrepreneuriale de l’université. Selon le philosophe américain John Rawls (1921-2002), la justice distributive requiert que les avantages soient attachés à des positions sociales auxquelles tous peuvent parvenir s’ils ont les talents requis. Chaque personne qui a un talent et qui veut le développer doit être en mesure de le faire. C’est le principe de la juste égalité des chances (equality of fair opportunity). Il ne s’agit pas seulement d’assurer une égalité de droit, garantie par la loi, mais de parvenir à institutionnaliser une égalité de fait : le système scolaire doit effectivement permettre à un enfant issu d’une classe défavorisée d’accéder à une carrière adaptée à son talent. Dans son maître livre Théorie de la justice, John Rawls écrit qu’« une juste égalité des chances […] signifie que le gouvernement […] essaie de procurer des chances égales d’éducation et de culture à ceux qui ont des dons et des motivations semblables, soit en subventionnant des écoles privées, soit en créant un système scolaire public ».