
Question toujours pas réglée
LE MONDE, « et toc dans les dents des décroissants »
Un article du MONDE* se termine par cet acte de foi : « Avant de pouvoir parler bonheur, il faut d’abord parler croissance. » Mais une croyance ne fait pas une réalité objective. Normalement le sentiment de bonheur n’a rien à voir avec le niveau du PIB. C’est la société de consommation qui fait croire au plus grand nombre que le bonheur va avec les gadgets qu’on nous incite à acheter (donc avec la croissance du PIB). Mais notre réalité sociale montre que le consumérisme s’accompagne aussi d’insatisfaction permanente ; c’est un bonheur factice. Le sentiment d’abondance ne tient pas spécifiquement à l’accumulation de marchandises et de services, mais au niveau de nos besoins ressentis. Il faut que la journaliste Marie de Vergès se procure le livre de Marshall Sahlins « âge de pierre, âge d’abondance ».«La décroissance, ce n'est pas l'austérité»
La décroissance, une idée incomprise
nicolas m. - Flickr CC Du même auteur Nous le savons tous, les « objecteurs de croissance » sont dangereux. Ces gens qui expliquent qu’une croissance infinie n’est pas possible dans un monde fini sont, au choix : d’horribles réactionnaires, qui veulent revenir à l’âge de pierre, nier les progrès apportés par les Lumières ; de terribles catastrophistes, qui dansent sur les décombres de l’emploi et se réjouissent du fait que la « crise s’aggrave » (1) ; enfin, des fondamentalistes religieux, qui professent le vœu de pauvreté pour tous, et substituent à la rationalité, la mystique et l’ascèse. Ils veulent laisser le Sud dans sa pauvreté, ce sont des petits bourgeois coupés du peuple, ils refusent le progrès. La décroissance est une idéologie néfaste, qui non seulement considère la catastrophe comme inévitable, mais l’estime encore d’une certaine manière désirable.Croissance ou décroissance ?
Croissance "verte"

