Question toujours pas réglée

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http://biosphere.blog.lemonde.fr/2013/02/27/le-monde-et-toc-dans-les-dents-des-decroissants/

LE MONDE, « et toc dans les dents des décroissants »

Un article du MONDE* se termine par cet acte de foi : « Avant de pouvoir parler bonheur, il faut d’abord parler croissance. » Mais une croyance ne fait pas une réalité objective. Normalement le sentiment de bonheur n’a rien à voir avec le niveau du PIB. C’est la société de consommation qui fait croire au plus grand nombre que le bonheur va avec les gadgets qu’on nous incite à acheter (donc avec la croissance du PIB). Mais notre réalité sociale montre que le consumérisme s’accompagne aussi d’insatisfaction permanente ; c’est un bonheur factice. Le sentiment d’abondance ne tient pas spécifiquement à l’accumulation de marchandises et de services, mais au niveau de nos besoins ressentis. Il faut que la journaliste Marie de Vergès se procure le livre de Marshall Sahlins « âge de pierre, âge d’abondance ».

«La décroissance, ce n'est pas l'austérité»

http://www.liberation.fr/economie/2013/02/14/la-decroissance-ce-n-est-pas-l-austerite_881828 Les réactions inquiètes à la croissance zéro mesurée par l'Insee pour 2012 le montrent : l'augmentation du PIB, censée entraîner l'emploi et les salaires, reste l'objectif indépassable des politiques économiques. Dans un tel contexte, les partisans de la «décroissance», qui contestent l'idée d'une augmentation infinie de la production, ont bien du mal à se faire entendre. Directeur du bimestriel La vie est à nous/Le sarkophage , auteur (1) , Paul Ariès reconnaît le marasme actuel des milieux décroissants, et appelle à l'expérimentation concrète de solutions alternatives. Le retour de la croissance fait figure de principal horizon politico-économique. La crise n'a donc rien changé à cet égard ? Une crise est rarement profitable à l’imagination collective.

La décroissance, une idée incomprise

nicolas m. - Flickr CC Du même auteur Nous le savons tous, les « objecteurs de croissance » sont dangereux. Ces gens qui expliquent qu’une croissance infinie n’est pas possible dans un monde fini sont, au choix : d’horribles réactionnaires, qui veulent revenir à l’âge de pierre, nier les progrès apportés par les Lumières ; de terribles catastrophistes, qui dansent sur les décombres de l’emploi et se réjouissent du fait que la « crise s’aggrave » (1) ; enfin, des fondamentalistes religieux, qui professent le vœu de pauvreté pour tous, et substituent à la rationalité, la mystique et l’ascèse. Ils veulent laisser le Sud dans sa pauvreté, ce sont des petits bourgeois coupés du peuple, ils refusent le progrès. La décroissance est une idéologie néfaste, qui non seulement considère la catastrophe comme inévitable, mais l’estime encore d’une certaine manière désirable. http://www.marianne.net/La-decroissance-une-idee-incomprise_a193627.html

Croissance ou décroissance ?

http://www.colibris-lemouvement.org/comprendre/croissance-ou-decroissance Journalistes, ministres, statisticiens, économistes, syndicalistes, dans leur grande majorité, présentent la croissance économique comme le seul projet viable de société, le seul levier capable de nous apporter emplois, bonne santé économique et prospérité. Pourtant, si le PIB mondial n’a cessé de croître ces 50 dernières années, les inégalités grandissantes entre individus et la surexploitation des ressources naturelles nous mènent tout droit à des impasses sociales et écologiques. L’idéologie de la croissance économique et matérielle indéfinie est-elle réellement facteur de développement, de progrès et de mieux-être pour l’humanité ? Ce modèle de société est-il durable et généralisable ? L’heure du changement de logique semble venue, où le "toujours plus", effréné et insensé, laisse place à la sobriété heureuse, consciente et responsable.
Croissance "verte"