
vidéo surveillance
On entend souvent dire que " seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont quelque chose à cacher ", remarque " de bon sens " allègrement utilisée par ceux qui défendent la vidéosurveillance. Ainsi, mon article sur le groupe scolaire Saint-Denis (voir Quand Big Brother s’invite à l’école ) a heurté la susceptibilité de nombreux (anciens) élèves, qui ne voient pas où est le problème. De fait, et suite à mon enquête, l'école n'en a pas moins retiré les caméras de vidéosurveillance qu'elle avait installé dans les toilettes : elles étaient illégales. Pour aider tous ceux qui se voient ainsi rétorquer que " seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont quelque chose à cacher ", j'ai tenté, dans une " Lettre ouverte à ceux qui n'ont rien à cacher ", de compiler un certain nombre d'arguments à renvoyer à ceux que la vidéosurveillance, et plus largement l'extension des mesures, contrôles et lois sécuritaires, ne dérangent pas.
Et si on vidéosurveillait les chambres à coucher ?
Grande Bretagne : 10% des lycées vidéosurveillent leurs toilettes
A Lyon, les caméras de vidéosurveillance permettent, en moyenne, une arrestation par caméra et par année . 200 arrestations, pour 219 caméras, comparées aux 20 604 actes de délinquance dits de voie publique... pour le sociologue Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, " le résultat est clair : l'impact de la vidéosurveillance sur la délinquance constatée par la police nationale à Lyon est de l'ordre de 1% ". Les chiffres sont issus d'un récent rapport de la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes (.pdf) sur la sécurité publique à Lyon. L'analyse du sociologue, l'un des meilleurs spécialistes français des questions de sécurité et de vidéosurveillance, est cinglante : " la vidéosurveillance coûte très cher et ne sert pas à grand-chose " . Le rapport de la Chambre régionale des comptes ne l'est pas moins :

