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Bilan en matière pouvoir d'achat

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Observatoire des inégalités. Gaz, EDF, alimentation : où est le Président du pouvoir d'achat ? | Rue89 Eco. Quelqu’un sait-il où est passé « le Président du pouvoir d’achat » ? On aurait besoin de lui en ce moment. Les prix des carburants ou du gaz ne sont pas les seuls à grimper : les Français encaissent augmentation sur augmentation, et c’est brutal. Ouvrez par exemple les journaux ce mercredi matin : Le Figaro.Forte hausse des prix dans les hypers. Les prix ont déjà commencé à grimper depuis le 1er mars, et ceux que Le Figaro donne en exemple ne sont pas des produits luxueux, à lire le journal : pâtes, chocolat, beurre, biscuits, pain, farine, camembert, huile et café.... Des hausses qui sont liées à celles des matières premières sur les marchés depuis l’été, mais pas seulement : nombre d’industriels se sont servi de ce prétexte pour augmenter leurs marges selon Jacques Creyssel, de la fédération du commerce et de la distribution.

Les Echos. Eric Besson, ministre de l’industrie, a démenti formellement avoir avalisé cette hausse (ce qui est vrai, mais ce que Les Echos n’ont jamais écrit). Nicolas Sarkozy, le candidat de la baisse du pouvoir d'achat. Le président sortant a affirmé lors de son premier meeting de campagne que les "salaires et les pensions n'ont pas été baissés". Les chiffres pourtant soulignent que les Français ont subi une baisse pratiquement constante de leur pouvoir d'achat depuis 2008, du fait des effets de la crise mais aussi de décisions politiques particulièrement défavorables aux classes moyennes.

L'ébauche du programme annoncé et les engagements du gouvernement vis-à-vis de Bruxelles pour 2012 et 2013 laissent augurer de la continuation de cette politique de baisse du pouvoir d'achat, si les Français devaient réélire Nicolas Sarkozy. Le pouvoir d'achat des Français a baissé sous Sarkozy La hausse du pouvoir d'achat était le principal engagement de campagne du candidat Sarkozy en 2007. Malgré les "fariboles" du président sortant sur le sujet (Libération), les chiffres ne laissent guère planer de doute. Les classes moyennes ont été les plus affectées par cette évolution. A retenir: Pouvoir d'achat : une France « quasi révolutionnaire » | Rue89 Eco. Quand le sociologue Jean Viard, proche du Parti socialiste, se plonge dans les chiffres de notre pouvoir d’achat – qui n’a augmenté que de 1,2% en 2010 contre 1,6% en 2009 –, il pourfend les moyennes qui ne veulent rien dire et les politiques qui laissent faire.

Quand il analyse la grande crise que nous traversons, il y voit une situation « quasi révolutionnaire ». Décoiffant. Rue89 : Les Français ont l’impression que leur pouvoir d’achat baisse, les statisticiens et les économistes disent que non. Qui croire ? Né en 1949, actif en 1968, installé à la campagne en 1975. Thèse avec Edgar Morin, 1979. Sociologue, directeur de recherche CNRS au Cevipof. Cofondateur des Editions de l’Aube, 1986. Conseiller municipal de Marseille, 2008.

Célibataire, six enfants. Jean Viard : Prenons quelques chiffres sur dix ans. Le problème, c’est que nos modes de consommation nous coûtent de plus en plus cher. La hausse des grosses dépenses comme le logement réduit le revenu disponible… Le bilan économique de la présidence de Sarkozy. Le président du pouvoir d’achat, c’est ainsi que s’est présenté Nicolas Sarkozy.

Bien mal lui en a pris. Si en 2009 et 2010, le pouvoir d’achat des Français a tout de même progressé respectivement de 1,6% et de 1,2%, c’est surtout dû aux prestations sociales. Sans compter qu’une partie des mesures censées libérer le travail et le pouvoir d’achat ont été abandonnées. La fameuse loi Tepa adoptée en août 2007 avant la crise, le symbole du « travailler plus pour gagner plus », a été modulée au fil de son mandat. Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt a disparu et le bouclier fiscal a été sacrifié dans le cadre d’une réforme a minima de l’impôt sur la fortune (ISF). Seule mesure de la loi Tepa toujours en vigueur, la défiscalisation des heures supplémentaires qui a apporté 4 milliards d’euros par an aux ménages. Le recul de l’âge légal du départ à la retraite Autre promesse partiellement tenue : la lutte contre le chômage. Dépendance, emploi des jeunes Second dossier : la dépendance.