Karachi : les quatre leçons de l’enquête - Page 4 Karachi : les quatre leçons de l’enquête - Page 4 Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire en ont bientôt fini avec l’affaire Karachi. Les deux magistrats financiers ont signifié, lundi 10 février, la fin de leur instruction au parquet de Paris et à toutes les parties liées au dossier — parties civiles, mis en examen ou témoins assistés —, quatre jours après avoir saisi la Cour de justice de la République (CJR) des cas d’Edouard Balladur, de François Léotard et, dans une moindre mesure, de Nicolas Sarkozy. Lire aussi Affaire Takieddine: 82,6 millions d'euros détournés par les balladuriens Par Fabrice Arfi et Karl Laske Gouvernement Balladur: le dossier de la corruption Par Fabrice Arfi et Karl Laske Sarkozy, un homme en bande organisée Par Fabrice Arfi Karachi: la police ...
Le 8 mai 2002, à Karachi, au Pakistan, un attentat tue onze employés de la Direction des constructions navales de Cherbourg. Aussitôt, l'organisation terroriste al-Qaida est désignée comme responsable. Dix ans après les faits, l'enquête va faire surgir, notamment grâce aux révélations de la presse et aux investigations du juge antiterroriste Marc Trévidic qui a repris le dossier en 2007, une seconde affaire : un éventuel financement illicite lors de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Quatre contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan auraient servi à financer celle-ci, moyennant le versement de commissions dont les bénéficiaires auraient rétrocédé un pourcentage au staff de Balladur. L'argent, le sang et la démocratie | ARTE L'argent, le sang et la démocratie | ARTE
Karachi vu depuis Washington Karachi vu depuis Washington Dès le 8 mai 2002, les services américains estimaient que l’attentat de Karachi ne ressemblait à aucun autre intervenu dans la mégapole pakistanaise. OWNI révèle 28 pages de notes du consulat américain de Karachi en relation directe avec l’attentat contre le bus de la DCN. Et permettant d'évoquer l'implication des forces paramilitaires pakistanaises. Le 8 mai 2002 et dans les semaines suivantes, les services de sécurité du consulat américain de Karachi ont suivi et analysé l’attentat perpétré contre le bus de la Direction des constructions navales (DCN – désormais appelée DCNS). Au titre de leur mission de renseignement sur les actes terroristes perpétrés au Pakistan, en particulier lorsqu’ils visent des cibles des États-Unis ou de leurs alliés. Nous avons obtenu auprès de Washington les notes qu’ils ont rédigées en relation avec l’attaque terroriste perpétrée ce jour-là contre le bus des employés français de la DCN provoquant la mort de 15 personnes et en blessant 23 autres.
Jacques Robert : «On s’est tous dit qu’il se fichait de nous»
Rien compris à l'affaire Karachi ? On reprend de zéro Rien compris à l'affaire Karachi ? On reprend de zéro Hortefeux, Balladur, Copé, Bazire, Gaubert, Sarkozy... leurs noms sont associés à l’attentat de Karachi. Que leur reproche-t-on ? Que risquent-ils ?
Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes