background preloader

Comprendre

Facebook Twitter

Rien compris à l'affaire Karachi ? On reprend de zéro. Hortefeux, Balladur, Copé, Bazire, Gaubert, Sarkozy... leurs noms sont associés à l’attentat de Karachi.

Rien compris à l'affaire Karachi ? On reprend de zéro

Que leur reproche-t-on ? Que risquent-ils ? Explicateur. Jacques Chirac rend hommage aux onze Français morts lors de l’attentat de Karachi à Cherbourg, le 13 mai 2002 (Charles Platiau/Reuters) A l’origine, un attentat suicide fait quatorze morts Le 8 mai 2002, vers 8 heures, les employés français de la Direction des constructions navales (DCNS) en poste à Karachi, où ils participent à la conception de sous-marins Agosta vendus par la France au Pakistan, partent à leur travail. Comme chaque matin, un bus de la marine pakistanaise est passé les prendre dans leurs hôtels respectifs. L’explosion est « si violente qu’une phalange est retrouvée à près de 70 mètres de là », écrit L’Express à l’époque.

Le jour-même à Paris, le gouvernement Raffarin prend ses fonctions. D’abord, la piste d’Al-Qaeda Trois jours après l’attentat, le patron du parquet antiterroriste de Paris est à Karachi. Comprendre l'affaire Karachi en trois minutes. Karachi : les quatre leçons de l’enquête - Page 4. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire en ont bientôt fini avec l’affaire Karachi.

Karachi : les quatre leçons de l’enquête - Page 4

Les deux magistrats financiers ont signifié, lundi 10 février, la fin de leur instruction au parquet de Paris et à toutes les parties liées au dossier – parties civiles, mis en examen ou témoins assistés –, quatre jours après avoir saisi la Cour de justice de la République (CJR) des cas d’Édouard Balladur, de François Léotard et, dans une moindre mesure, de Nicolas Sarkozy. Lire aussi Affaire Takieddine: 82,6 millions d'euros détournés par les balladuriens Par Fabrice Arfi et Karl Laske Gouvernement Balladur: le dossier de la corruption Par Fabrice Arfi et Karl Laske Sarkozy, un homme en bande organisée Par Fabrice Arfi Karachi: la police ...

Karachi vu depuis Washington. Dès le 8 mai 2002, les services américains estimaient que l’attentat de Karachi ne ressemblait à aucun autre intervenu dans la mégapole pakistanaise.

Karachi vu depuis Washington

OWNI révèle 28 pages de notes du consulat américain de Karachi en relation directe avec l’attentat contre le bus de la DCN. Et permettant d'évoquer l'implication des forces paramilitaires pakistanaises. Le 8 mai 2002 et dans les semaines suivantes, les services de sécurité du consulat américain de Karachi ont suivi et analysé l’attentat perpétré contre le bus de la Direction des constructions navales (DCN – désormais appelée DCNS).

Au titre de leur mission de renseignement sur les actes terroristes perpétrés au Pakistan, en particulier lorsqu’ils visent des cibles des États-Unis ou de leurs alliés. Nous avons obtenu auprès de Washington les notes qu’ils ont rédigées en relation avec l’attaque terroriste perpétrée ce jour-là contre le bus des employés français de la DCN provoquant la mort de 15 personnes et en blessant 23 autres. Jacques Robert : «On s’est tous dit qu’il se fichait de nous» L'argent, le sang et la démocratie. Le 8 mai 2002, à Karachi, au Pakistan, un attentat tue onze employés de la Direction des constructions navales de Cherbourg.

L'argent, le sang et la démocratie

Aussitôt, l'organisation terroriste al-Qaida est désignée comme responsable. Dix ans après les faits, l'enquête va faire surgir, notamment grâce aux révélations de la presse et aux investigations du juge antiterroriste Marc Trévidic qui a repris le dossier en 2007, une seconde affaire : un éventuel financement illicite lors de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Quatre contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan auraient servi à financer celle-ci, moyennant le versement de commissions dont les bénéficiaires auraient rétrocédé un pourcentage au staff de Balladur. Le non-versement d'une partie des sommes après le départ de ce gouvernement en 1995 aurait provoqué l'attentat de Karachi. C'est du moins l'une des pistes explorées par la justice qui relie désormais les deux dossiers. Monde parallèle.