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Extrême-Orient

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Si vous voulez fumer au resto, partez en Corée du Nord. En Corée du Nord, fumer est une des rares libertés.

Si vous voulez fumer au resto, partez en Corée du Nord

Un des petits détails de la vie quotidienne à Pyongyang qu’un couple d’expatriés en République populaire démocratique de Corée narre dans un ouvrage passionnant. Sans doute trop occupés par la lecture du best-seller estival Le Charme discret de l’intestin, les médias sont passés cet été à côté d’un ouvrage passionnant évoquant un autre endroit difficile d’accès: la Corée du Nord. Sorti en mai dernier et écrit à quatre mains, le livre On a marché dans Pyongyang est un témoignage inédit sur la vie quotidienne dans ce pays folklorique où un ministre de la Défense peut se faire exécuter à coups de canon anti-aérien, pendant que le grand leader Kim Jong-un est occupé à constituer sa «troupe de plaisir» pour satisfaire ses moindres besoins sexuels. Bref, un lieu exhalant un exotisme incontestable, là où Cuba ressemble désormais à une succursale de Starbuck. «À nous quatre, on représentait le tiers de la communauté française de Pyongyang.

Jusqu'à quand la Corée du Nord conservera-t-elle son terrible système de castes ? Depuis plus de soixante ans, le songbun divise les citoyens en cinq catégories très strictes dont l'appartenance détermine votre lieu d'habitation, votre carrière et presque toute votre vie sociale.

Jusqu'à quand la Corée du Nord conservera-t-elle son terrible système de castes ?

Mal connu, ce système de castes héréditaires est plus complexe qu'on ne le pense. Corée du Nord: Faut-il avoir peur de Kim Jong-un? Si la Corée du Nord était un pays normal, voire seulement une dictature normale, les éructations et les diverses menaces proférées par son ridicule leader, Kim Jong-un n’auraient sans doute rien de bien inquiétant.

Corée du Nord: Faut-il avoir peur de Kim Jong-un?

Mais par son fonctionnement même, la Corée du Nord n’est pas un pays normal. Sa puissance repose presque intégralement sur son caractère imprévisible; sa diplomatie consiste à passer régulièrement d’un côté puis de l’autre des limites généralement admises en politique internationale; la dictature féroce que la Corée du Nord exerce sur sa population est légitimée par un état d’alerte permanent. Ajoutez à cela un petit arsenal nucléaire, une façade politique opaque et un tout nouveau et très jeune prince dont la seule légitimité à se trouver sur le trône est d’ordre dynastique et l’éruption régulière de tensions et de crises finit par s’expliquer. publicité Mais la dernière éruption est plus inquiétante que de coutume.

Corée du Sud: le «pays du matin frais» vers la reconnaissance internationale. Géopolitique de la Corée du Sud.

Corée du Sud: le «pays du matin frais» vers la reconnaissance internationale

Une puissance paradoxale par Arnaud Leveau Membre du G20, quinzième puissance économique mondiale, la Corée du Sud cherche toujours plus à s’affirmer comme un membre actif de la communauté internationale. En effet, le «pays du matin frais» (et non du «matin calme») reste une puissance moyenne émergente encore méconnue. Dans la poursuite de cet objectif, Séoul ne ménage pas ses efforts, misant sur son développement économique, investissant dans la recherche et la culture, accumulant des ressources politiques et militaires. Dans cet ouvrage complet, informé et très actuel, s’appuyant sur de nombreuses cartes et encadrés, Arnaud Leveau présente à la fois les fondements de la puissance sud-coréenne, mais également ses limites liées au contexte régional.

Une politique déterminée vers la puissance Une politique de puissance suppose de disposer au départ d’un certain nombre d’atouts, mais également d’une vision claire des objectifs et des moyens. Tenzin Gyatso sera-t-il le dernier dalaï-lama? Le XIVe dalaï-lama vient de jouer un bon tour aux Chinois: il veut abolir l‘institution séculaire pour empêcher Pékin de désigner son successeur et maintenir son joug sur le peuple tibétain.

Tenzin Gyatso sera-t-il le dernier dalaï-lama?

C’est le dernier rebondissement –et le plus spectaculaire– dans le bras de fer qui, depuis cinquante ans et le soulèvement du Tibet, oppose à la Chine le XIVe dalaï-lama, icône mondiale de la liberté et de la non-violence. Dans un entretien au journal allemand Welt am Sonntag, le chef spirituel du Tibet, âgé de 79 ans –et qui, en 2011, avait déjà renoncé à tout pouvoir politique– a annoncé le 7 septembre qu’il était peut-être temps de saborder l‘institution du dalaï-lama, chef spirituel et temporel du Tibet, vieille de cinq siècles. «Si un XVe dalaï-lama venait et faisait honte à la fonction, toute l’institution en serait ridiculisée, a-t-il affirmé. Le XIVe dalaï-lama est aujourd’hui très aimé: laissez-nous en finir sur cette figure populaire.» La politique étrangère chinoise prend la route de la soie. La Chine veut recréer une «route de la Soie» entre l'Asie et l’Europe.

La politique étrangère chinoise prend la route de la soie

Elle va construire des milliers de ponts, de routes, de chemins de fer et de ports à travers l'Asie centrale et le Moyen-Orient. 40 milliards de dollars d'investissements viennent d'être débloqués. Est-ce une arme économique ou diplomatique? Un expansionnisme commercial? Est-ce un nouveau plan Marshall ou un mirage? Hong Kong (Chine), New Delhi (Inde) Comment booster l’économie tout en confortant une influence politique? Le projet a été imaginé depuis plusieurs années. «Pour la Chine, il s’agit d’un plan stratégique qui vise à réorienter sa géopolitique vers l’intérieur du continent, notamment vers l’Asie centrale et l’Europe, plutôt que vers l’Est et sa côte Pacifique.

Le nom officiel du projet est: «One belt, one road» (une ceinture, une route).