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CRITIQUES INFOS 2.0

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5 trucs que les journalistes papier ne devraient plus jamais dire | Dans mon labo. Selon Pierre Desproges, les animaux ne savent pas qu’ils vont mourir. Pour les journalistes qui travaillent pour un support papier, ça devient compliqué de l’ignorer. Il leur suffisait par exemple de regarder l’excellent documentaire « Presse : vers un monde sans papier ? »» diffusé fin août sur Arte. On peut être très attaché au journal-qui-tache-les-doigts-avec-le-café-du-matin ou trouver sexys les hommes qui lisent Libération dans le métro, les faits sont têtus : quand même Le Canard enchaîné voit ses ventes baisser de 13 % en un an, il est temps de prendre cette histoire de « transition numérique » au sérieux.

Pourtant, lorsque j’échange avec des collègues travaillant (uniquement ou principalement) pour la version papier de leur média, j’ai souvent l’impression d’une forme de déni rampant. Pour les aider à faire leur deuil et s’adapter à leur époque, un bon début est d’arrêter de dire des bêtises dès qu’on parle digital. . « Ce papier n’est pas terrible, mets-le sur le Web » Non. @VCquz. Mobiles et réseaux sociaux ont pris les clés de l’info. Et c'est Facebook qui a le trousseau ! Les chiffres de ces deux nouvelles voies d’accès majeures à l'information -- intimement imbriqués désormais -- sont de plus en plus impressionnants : 30% des Américains adultes s’informent sur FacebookLes mobiles assurent désormais la moitié – et souvent plus-- de la consommation en ligne des médias d’informations 80% du trafic de Facebook est mobile !

L'information de plus en plus reformatée par les réseaux sociaux et les mobiles. A Chicago, où se tient cette semaine la 15ème conférence annuelle du journalisme en ligne, Twitter et Facebook rivalisent pour montrer comment les réseaux sociaux utilisés surtout en mobilité, sont les nouveaux outils incontournables du public et des médias. En somme, des machines à engager l’audience. Parallèlement, il indique que, depuis quelques mois, plus de la moitié de son trafic vient des mobiles, prévoyant de voir ce taux grimper à 70% dans les deux ans. Or aujourd'hui mobilité veut dire social ! Journalisme, reprends-toi ! - Regards d'étudiants. Le journalisme connaît des heures sombres. La plupart des grands groupes médiatiques francais sont en crise, les nouveaux titres se font rares, et les nouveaux concepts qui changeraient la donne sont pour l’instant aux abonnés absents. Le journalisme papier est l’exemple de cette crise profonde que traverse la profession, avec une véritable désertion par les lecteurs des kiosques au profit des pages webs.

Les Francais n’achètent plus le journal, et de nombreux titres sont voués à disparaitre dans le modèle actuel. Et tout le monde est concerné, des gros titres aux petits, des quotidiens aux mensuels. © Louis Witter Mais si la seule difficulté que rencontrait le journalisme était la transition du papier au numérique, ce serait une partie de plasir pour tous les groupes médiatiques qui ont tous un format web, et qui tient la route pour la grande majorité d’entre eux. Face à ce défi, certains médias ont réagi, mais très mal. Quand le journalisme se meurt Coût ou contenu, il faudra choisir. «Les journalistes sont effrayés à l’idée de se réinventer» Dans le cadre du Monde Festival, ce samedi 20 septembre, une conférence orchestrée par Sylvie Kauffmann avait pour thème : « Informer le monde ».

L’occasion de connaître un peu mieux la vision actuelle du journalisme aux Etats-Unis. Autour de la table : Paul Steiger, ancien rédacteur en chef du Wall Street Journal et actuel directeur de ProPublica, un magazine américain gratuit, spécialisé dans l’investigation ; Dick Stevenson, rédacteur en chef chargé de l’Europe au New York Times ; et Frédéric Filloux, responsable du numérique aux Échos. Quelles pistes ont été explorées par la presse papier pour s’adapter au numérique ? Comment les journalistes doivent-ils réinventer leur métier face à ces changements de paradigmes ? S’adapter au numérique Dick Stevenson : « La presse traditionnelle est remise en question et le sera continuellement. Aujourd’hui, chaque article doit trouver son propre public.

La page d’accueil d’un site n’est pas le lieu où se déroule le plus de partages d’information. « Il faut passer du web du clic au web de l’attention » Quel problème pose ce que vous appelez « le Web du clic » ? Le défi est double : vendre des affichages de publicité sur des pages, comme le font aujourd’hui les médias, ne monétise pas du contenu mais des clics sur des liens qui mènent à du contenu. Une fois que j’ai cliqué, la monétisation a lieu, peu importe que j’aie lu le contenu ou que je l’aie aimé. Cela pose un problème pour le bon contenu : pour vendre beaucoup d’impressions publicitaires, je ne veux pas que les gens lisent le contenu mais qu’ils cliquent dessus.

Pour les annonceurs, cela veut dire qu’ils ne payent pas pour gagner l’attention des gens mais pour de simples clics. Quel est le second défi ? Avec le Web du clic, l’inventaire est infini. Vous proposez de mesurer le temps de lecture des internautes, quel serait l’intérêt ? Il s’agit du temps comme mesure de l’attention de quelqu’un en train de réellement regarder un contenu ou une publicité. Comment mesurez-vous le temps de lecture ? En fait non.

Pas forcément. CNN tombe dans un canular à l’astéroïde-tueur. La Terre l’a échappé belle… Pendant presque 24 heures lundi 26 mai, le site Internet de CNN a annoncé que notre planète courait un risque important d’être percutée, dans 27 ans, par un astéroïde géant de 16 kilomètres de diamètre, soit un objet plus gros encore que celui qui a provoqué la disparition des dinosaures (oiseaux exceptés) il y a 66 millions d’années. On peut voir ci-dessous une capture écran de la page Web en question. Le texte, très court, explique que des chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la NASA ont détecté un gros astéroïde situé à 82 millions de kilomètres de la Terre grâce à la mission NeoWise. L’article poursuit en disant que les chercheurs soupçonnent l’astéroïde d’avoir été dévié de sa trajectoire habituelle suite à un survol rapproché de Mars. Sa nouvelle orbite croiserait celle de la Terre le 35 (sic !)

Mars 2041 et il y aurait ce jour-là une chance sur deux pour qu’une collision cataclysmique ait lieu. Les choses se gâtent quelques lignes plus loin. Le journalisme à l'épreuve du web : investir dans la qualité ? Les nouvelles technologies sonnent-elles la fin du journalisme traditionnel ? Ou alors sont-elles l’occasion d’un nouveau départ ?

À l’invitation de L’auditoire, journal des étudiants de Lausanne, Darius Rochebin (journal télévisé RTS) et Fabio Lo Verso (La Cité) ont partagé jeudi 8 mai quelques clés de lecture de ce monde journalistique en pleine mutation à l’Université de Lausanne. Les paragraphes qui suivent sont une transcription des propos des conférenciers. Non, le journalisme ce n’était pas mieux avant Darius Rochebin (RTS) et Fabio Lo Verso (La Cité) DARIUS ROCHEBIN : Je mesure la différence de génération qui nous sépare [de l'auditoire, composé d'étudiants]. À l’université, j’écrivais mes travaux sur une machine à écrire. Deux défis du web : le modèle économique et les “robots” Université de Lausanne FABIO LO VERSO : L’exemple de Mediapart, le journal qui fait trembler le pouvoir en France montre qu’on peut faire une parfaite conjugaison entre journalisme et nouvelles technologies.

Le journalisme Jeu Vidéo sur le Web : Quand la bise fut venue [2min pour convaincre] Journalistes : votre temps est compté ! Le journalisme au risque du clic. Course à l'audience, uniformisation, le journalisme Web tiré vers le bas. Sur les sites Internet d'information, les audiences sont-elles les rédactrices en chef? Le gros problème des rédactions Web, c'est que les journalistes ne font pas de vraie analyse statistique des données dont ils disposent. Lors de mes observations au sein des rédactions, j'ai pu entendre : "Ça n'a pas marché, on ne va pas le refaire. " Ils n'essaient pas vraiment de comprendre pourquoi "ça n'a pas marché".

Or cela peut dépendre du titre, des mots clefs, de la place de l'article sur la Homepage, du relais sur les médias sociaux... On peut d'ailleurs modifier le destin d'un article en changeant son titre, en fonction de la popularité de certains mots clefs, voire en le repostant en continu pendant 48 heures sur les médias sociaux pour exploiter à fond son potentiel de clics.

Tous les rédacteurs en chef ont l'oeil rivé à "Chartbeat" (dont le fondateur défend maintenant le "Web de l'attention" plutôt que la culture du clic, ndlr), outil de mesure d'audience en temps réel. Méthodologie. Mutations du journalisme à l’ère du numérique : un état des travaux. Ahmad A. N., 2010, « Is Twitter a Useful Tool for Journalists ? », Journal of Media Practice, 11(2), p. 145-155. Aldridge M., Evetts J., 2003, « Rethinking the concept of professionalism : the case of journalism », British Journal of Sociology, 54 (4), p. 547-564. Allan S, 2013, « The Emerging ecology of online news », in F. Lee, L. Leung, J. Alper M., 2014, « War on Instagram : Framing conflict photojournalism with mobile photography apps », New Media & Society, 16 (1). Andén-Papadopoulos K., Pantti M., 2011, Amateur Images and Global News, Chicago, University of Chicago Press. Antheaume A., 2013, Le journalisme numérique, Paris, Presses de Sciences po. Aragão R.

Attias D., 2007, L'impact d'Internet sur l'économie de la presse : quel chemin vers la profitabilité ? Aubert A., 2008, « Rue89 : un modèle horizontal de la production d'information ? Aubert A., 2009, « Le paradoxe du journalisme participatif. Ballarini L., 2014, « Internet autour et la presse régionale au milieu.

Charon J. Fogel J. Indécrottables rédactions. Même au New York Times. Rien n’y fait ! Ni les preuves irréfutables -sous leur nez- d’usages radicalement différents du public pour s’informer, ni l’arrivée brutale -face à eux- de nouveaux acteurs plus nombreux, plus rapides, moins chers, qui racontent le monde, ni la mise à leur disposition -souvent gratuite- d’une multitude d’outils numériques fantastiques. Ni même les licenciements massifs - à côté d’eux. Les rédactions des médias historiques demeurent figées sur les vieux modèles. Pire : elles restent très souvent repliées sur elles-mêmes. Une étude de la Duke University vient de montrer que les rédactions américaines n’ont toujours pas fait leur mue : elles ne cherchent ni à profiter des pratiques nouveaux outils numériques, ni à modifier leur culture ou à changer leurs habitudes, ni surtout à se réinventer.

Eh oui, même au New York Times, pourtant toujours cité comme la référence pour ses prouesses digitales et son avance numérique ! Encourager l’industrialisation des process. Faire moins chiant, devise du nouveau journalisme. Le public veut des infos plus constructives et une approche plus positive de l’actualité, nous dit cette semaine le baromètre annuel de La Croix. C’est justement la recette gagnante des nouveaux sites d’informations à succès : sortir des codes propres à l’information traditionnelle pour traiter l’actualité (au moins une partie de l’actu !)

Sous une forme avantageuse, positive, voire réjouissante. C’est le parti pris, on l’a vu, de BuzzFeed (130 millions de v.u), mais aussi d’UpWorthy, site d’infos qui a connu la plus forte croissance de l’histoire des médias en ligne (50 millions de v.u. en 18 mois) ou d’Elite Daily (40 millions en 2 ans), ou même de Circa. Mixant tous contenus originaux et trouvés sur le web, et donc affichant de facto une conversation avec l’audience, ils entendent bien capter une partie de l’attention volage des jeunes ; comptant, pour leur distribution, sur leur frénésie de partage sur les réseaux sociaux, notamment via mobiles. Extrait :