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3èmeRevolutionIndustrielle

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Le ruin porn débarque chez vous ! À gauche: l’horloge fondue de Cass Tech photographiée par Meffre/Marchand. À droite: la montre Swatch de Jeremy Scott, collection hiver 2011 : « Melted Minutes » Cet article a aussi été publié en anglais dans le The HuffPost Detroit, le 20/12/11. Il y a quelque temps, j’ai reçu un email de Romain Meffre, qui avec son comparse Yves Marchand, a publié l’ouvrage intitulé Détroit, vestiges du rêve américain (The ruins of Detroit en anglais). Romain, manifestement surpris, m’envoyait le lien vers la collection hiver 2011 de Swatch en m’écrivant : « regarde, c’est l’horloge fondue de l’ancienne Cass Technical, straight from Detroit to Swatch!”

Je clique et qu’est ce que je vois : incrustée dans la montre – imaginée par Jeremy Scott (designer américain) – la fameuse horloge fondue ! Alors, simple coïncidence ou début de commercialisation du « Ruin porn » ? Le terme de « ruin porn » est en fait bien connu des locaux à Détroit. Detroit, je t'aime - 2 Frenchies in the D | 2 Françaises à Détroit. “ReFaire” Détroit. Les reportages sur ce renouveau ou cette résistance de Détroit se multiplient, comme Grown in Detroit, Détroit passe au vert, Détroit je t’aime… Vidéo : la bande annonce du reportage participatif Detroit je t'aime.

Partout, un mot revient : “Doer“, ceux qui font. Les habitants de Détroit n’attendent plus de miracles… ni des industries fermées ni des services publics endettés. Ils ont décidé de faire eux-mêmes leur ville, de reprendre possession des ruines, des espaces abandonnés. Cela a commencé dans l’Est de la ville, chez les plus pauvres, par l’éclosion de potagers dans les espaces abandonnés, raconte Judith Perrignon dans XXI. Les jardins communautaires ont poussé et se sont organisés autour de Greening of Detroit, du projet GrowTown de l’architecte Ken Weikal ou du Réseau pour la sécurité alimentaire des Noirs de Détroit.

Image : Growtown Detroit, ce ne sont pas seulement des jardins, mais un écosystème qui se met en place… Des jardins à l’industrie : l’apprentissage par le “faire”