La révolte des abeilles contre les frelons. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Louis Guigou,économiste Dans le monde des insectes, les abeilles travaillent et produisent du miel, tandis que les frelons, grands prédateurs, leur sucent le miel et les détruisent. En économie, depuis la nuit des temps, les hommes n'ont trouvé que deux façons d'acquérir des ressources : prendre, comme le fait le frelon, ou créer, comme le fait l'abeille. En économie, les abeilles sont celles qui produisent de la richesse et de la valeur ajoutée : agriculteurs, monde de l'industrie et des services à la production, finance dédiée à l'investissement productif. Les frelons, en revanche, sont des prédateurs. Les plus connus, ce sont les rentiers qui exploitent et spéculent sur les richesses naturelles ou qui bénéficient de monopoles par les importations, la construction, etc.
Dans les pays arabes et africains, ces prédateurs sont encore très nombreux. Dernières vacances avant la récession. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Yves Cochet, député Europe Ecologie-Les Verts de Paris, ministre de l'environnement de 2001 à 2002 Jeudi 23 juin, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a décidé de mettre sur le marché 60 millions de barils de pétrole issus de ses réserves stratégiques, pendant un mois, soit 2 millions de barils par jour. Le ministre de l'industrie, Eric Besson, et les médias ont interprété cette largesse comme une aubaine destinée à satisfaire l'"énergivoracité" de nos automobilistes à la veille des vacances d'été, en poussant les prix des carburants à la baisse. Telle n'est pas mon interprétation.
Il s'agit plutôt d'un geste désespéré du club des pays riches pour tenter de sauver la maigre croissance actuelle et d'éviter la récession qui s'annonce à l'automne. Les plans d'austérité, grec ou britannique, la réduction des services publics et l'augmentation tendancielle des prix de l'énergie demeurent les instruments fatals d'une économie productiviste moribonde. L’ISF est allégé, le bouclier fiscal supprimé. Les députés devaient adopter définitivement, mardi 5 juillet en fin d’après-midi, la réforme de la fiscalité du patrimoine, qui conduira à la suppression du bouclier fiscal et à un fort allégement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Les sénateurs feront de même mercredi 6 juillet dans l’après-midi.
La suppression du bouclier fiscal : Le bouclier fiscal, qui consiste à rembourser les contribuables si le total de leurs impôts directs dépasse 50 % de leurs revenus fiscaux de référence, sera supprimé début 2012. Toutefois, comme ce dispositif s'applique aux impôts payés l'année précédente, il donnera encore lieu à des remboursements en 2012, voire 2013. C'est pourquoi les parlementaires de la majorité ont décidé d’imposer aux bénéficiaires de ce bouclier de l'"auto-liquider" après fin septembre 2011 : au-delà de cette date, ils devront déduire d’eux-mêmes ce remboursement du montant de leur impôt, plutôt que d'attendre que le fisc leur reverse un chèque de remboursement en 2012.
Augmenter les salaires ? "La dernière bêtise à faire", selon Trichet. Les effets des grèves sur l’économie sont “marginaux” - Contes publics - Blog LeMonde.fr. A chaque fois que survient un mouvement de grève qui s'installe, comme c'est le cas actuellement face au projet de réforme des retraites du gouvernement, se pose la question de l'impact sur l'économie française. Mathieu Plane, vous êtes économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Peut-on d'ores et déjà évalué le coût du mouvement actuel ? Pour cela il faut regarder les expériences passées. L'Insee l'a fait. Les études montrent qu'en 1995, par exemple, pour 22 jours de grève au total, l'impact sur l'économie a été négatif de 0,2 point de produit intérieur brut (PIB) sur un trimestre.
En 2007, les grèves avaient duré 10 jours, l'estimation du coût était deux fois moindre. Comment procède-t-on à cette évaluation ? On regarde, ex post, comment a évolué la production par branche d'activité : est-ce qu'il y a une rupture dans la trajectoire à un moment donné ? Dans quels secteurs d'activités les "pertes" surviennent-elles ? Les transports essentiellement. Onze banques condamnées pour entente illégale. Mont-Saint-Michel, la face cachée d’une machine à fric. La célèbre abbaye normande attire plus de 3 millions de visiteurs par an. Une belle affaire que se disputent quelques familles de commerçants, habiles à tirer le maximum de chaque touriste… Les cartes postales du Mont-Saint-Michel seront encore plus jolies. Cet été, Veolia lance le chantier des parkings, qui vont rendre l’abbaye à la mer. En 2012, au lieu de se garer au pied des remparts, les voitures seront cantonnées à 3 kilomètres de là, au lieu-dit la Caserne. Pour 8,50 euros par véhicule, les touristes auront droit à une navette gratuite vers l’île et ses célèbres escaliers.
Mais, sur place, l’embellissement ne fait pas que des heureux. Abonnez vous à l'édition digitale. Flushdoc.aspx (Objet application/pdf)