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Paul Jorion est à présent bien connu comme quelqu'un qui fait des prédictions qui, en matière d'économie, se réalisent souvent. Il a en particulier fait partie des happy fews qui ont décrit l'arrivée de la crise des subprimes en détail, mais aussi la nature en W de la crise quand il était de bon ton de positiver sur un rebond aussi rapide qu'inespéré. Quand au capitalisme, il l'a annoncé mort depuis un moment, avant même ce livre - depuis, en fait, que la FED a fait tourner la planche à billet. Quand un livre pose une telle question ("le ciel nous tombe-t-il vraiment sur la tête"), on attend des preuves. Paul Jorion fournit celles de l'agonie, ce qui peut décevoir celles et ceux qui n'en peuvent plus d'attendre la mort clinique, mais qui aura tout de même du mal à rassurer les zélotes du capitalisme libéral.
Depuis des années et particulièrement ces derniers mois, on nous répète que la dette publique est le pire mal qui puisse affecter l'économie. La dette publique est toujours « trop élevée », elle pèse sur les « générations futures ». Mais, bizarrement, on ne parle jamais de la dette privée (contractée par les ménages et les entreprises). Pourquoi serait-elle plus « supportable » pour l'économie ? Le graphique suivant [source des données : banque de France] montre l'évolution de la dette privée et de la dette publique (en % du PIB) entre mars 1999 et septembre 2009 pour la zone euro. (Voir graphique)
Vers une constitution pour l'économie, quels enjeux ? L’effondrement des systèmes économique et écologique devient le scénario le plus probable. L’Histoire ne s’arrêtera pas. Face à l'inévitable chaos, nous pouvons tenter de préserver la démocratie en inscrivant l’écologie et l’économie dans le mouvement des droits de l’homme. Deux idées simples suffisent pour en rouvrir la voie : L’ancrage démocratique peut être retrouvé par l’application au marché du principe moral de fraternité , laissé en plan depuis 1789.
Quelques mots sur l’auteur… Diplômé de l’Institut de Science Financière et d’Assurances et de l’EM-Lyon , parisien, je suis membre du Conseil d’administration de l’Institut des Actuaires , qui représente cette profession de référence en termes de gestion du risque dans la finance et l’assurance. En tant qu’actuaire, je bénéficie ainsi d’un point de vue privilégié pour analyser le basculement de notre société dans le financiarisme et la gestion à très court terme. Et plus encore leurs conséquences…
Entretien avec Christian Saint-Etienne par Jean-Louis Chambon Christian Saint-Étienne, économiste universitaire et analyste politique français, expert auprès du FMI, est un auteur reconnu, de grand talent et lauréat de nombreux prix universitaires et académiques, dont le Prix Turgot du Meilleur livre d’économie financière (1991). Il vient de faire paraître une nouvelle édition de son fameux ouvrage : La fin de l’euro aux éditions François Bourin. Lorsque Christian Saint-Étienne fit paraître, début 2009, son ouvrage, La fin de l’euro , il suscita non seulement la surprise (à laquelle il a de longue date habitué ses lecteurs par son style direct et sans concession) mais aussi l’incrédulité voire la réprobation…Pour beaucoup par peur, pour d’autres par aveuglement.
Guy Abeille était chargé de mission au ministère des Finances sous Giscard puis au début de l’ère Mitterrand. Il révèle pour La Tribune comment est né, en France et non en Allemagne, le sacro-saint ratio de 3% du PIB pour les déficits publics. A l’origine, il s’agissait d’imposer la rigueur aux ministres socialistes. Puis cette référence cardinale a fait école, bien qu’elle fut dépourvue du moindre sens économique. Par les temps qui courent, les attentions sont focalisées sur les déficits publics.
Ce texte est un « article presslib’ » (*) Mardi, durant l’audition au Sénat, j’ai mentionné comme exemple de la mauvaise qualité des modèles financiers en général, le modèle de Black-Scholes pour la valorisation des options, dont on sait qu’il est faux depuis le jour des années 1970 où il a été conçu, et dont on a transformé pour pouvoir l’utiliser quand même, une variable d’état , c’est-à-dire dont on ne peut que constater la valeur, la volatilité, en une variable de contrôle , à laquelle on attribue une valeur au pifomètre des salles de marché. Comment diable a-t-on pu en arriver à ce sommet de la stupidité humaine ?
Ce texte est un « article presslib’ » (*) Keynes s’était déjà penché plusieurs fois sur la question monétaire. Son premier livre en 1913 est consacré à la devise indienne : Indian Currency and Finance . En 1930, il publie le Treatise on Money .
Éditions Charles Léopold Mayer des livres sur les nouvelles démarche citoyennes