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L'école des ouvriers

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Le bac avec mention «inégalités» «Les filières générales se sont peu ouvertes» La sociologue Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS, explique en quoi le système des filières, et donc du bac, est inégalitaire en France.

«Les filières générales se sont peu ouvertes»

Peut-on dire que l’école s’est démocratisée, mais pas le bac ? Incontestablement, il y a eu une démocratisation quantitative du bac. Le sinueux chemin vers le baccalauréat : entre redoublement, réorientation et décrochage scolaire. Dix idées reçues sur les élèves des classes populaires. Depuis la Loi Fillon de 2005, la politique gouvernementale en matière d’école (avec entre autres la note de vie scolaire, l’apprentissage junior, les bourses au mérite, la multiplication des dispositifs « relais », l’accompagnement personnalisé, l’accompagnement éducatif pour les « orphelins de 16 heures », le développement des options à la carte, les groupes de niveau déguisés en groupes de compétences...) n’a fait que renforcer les inégalités. Dans ce contexte, il s’agit d’alimenter notre réflexion et de nous aider à résister. Dossier "Démocratisation scolaire", extrait du bulletin de l’École Émancipée de Loire Atlantique (n°24, décembre 2010) réalisé par Mary David et Marie Haye.

L’intégralité du numéro (contenant notamment la transcription d’une conférence de Jean-Pierre Terrail à Nantes) est disponible ici. Questions de classe(s) Si la sociologie est un sport de combat, elle s’est occupée surtout d’étudier les stratégies des dominants pour garder le pouvoir.

Questions de classe(s)

Ce qui d’ailleurs paradoxalement leur a été utile pour encore mieux le conserver. Stéphane Beaud, Younes Amrani, Pays de malheur !. Un jeune de cité écrit à un sociologue. Suivi de Des lecteurs nous ont écrit. 1 C'est un pseudonyme. 1Dans un contexte où le débat sur les zones sensibles se fait toujours sentir, où l'insécurité est le maître mot des programmes politiques et où les « jeunes à la casquette à l'envers » troublent le quotidien de nos concitoyens, Pays de malheur !

Stéphane Beaud, Younes Amrani, Pays de malheur !. Un jeune de cité écrit à un sociologue. Suivi de Des lecteurs nous ont écrit

Tente de remettre de l'ordre. Rendant compte du dialogue entre un sociologue, Stéphane Beaud, et un emploi jeune en bibliothèque municipale, Younès Amrani1, il tente de montrer un autre visage des banlieues et de ses habitants, plus complexe que celui qui nous est offert par le discours médiatique. En effet, cet ouvrage livre un témoignage authentique, bouleversant, à propos du « monde des cités », cassant de nombreux tabous et non-dits. Ecrit sur un ton révolté, il donne la parole à ceux que l'on n'entend jamais et qui sont pourtant les plus aptes à s'exprimer sur ce sujet. "Le consentement des classes populaires à la domination politique : une évidence sociologique ?" L'UFR de Sociologie et le Centre Nantais de Sociologie (CENS) de l’Université de Nantes accueillaient du 2 au 5 septembre le 5e congrès international de l'association française de sociologie.

"Le consentement des classes populaires à la domination politique : une évidence sociologique ?"

Plus de 1000 sociologues français et étrangers étaient présents pour la plus grande manifestation scientifique de sociologie, dont le thème principal était les "dominations". A cette occasion, une semi-plénière s'est tenue sur le thème "Le consentement des classes populaires à la domination politique : une évidence sociologique ? " Intervenants : - Stéphanie Guyon (Université de Picardie Jules Verne) "Outsiders et établis amérindiens face à la relation de clientèle : dominations politiques dans un village amérindien de Guyane"- Violaine Girard (Université de Rouen) "Entre scepticisme et défiance : quels rapports à la politique parmi les classes populaires périurbaines ? "- Julian Mischi (INRA) "Reproduction et subversion des mécanismes de la domination sociale dans les espaces politiques locaux" Les classes populaires à l'école. Christophe Delay (2011). Les classes populaires à l’école. La rencontre ambivalente entre deux cultures à légitimité inégale.

1Dès la première page de l’ouvrage, Christophe Delay situe son propos dans la lignée des courants de recherche qui ont cherché à éclairer le paradoxe de l’institution scolaire : souhaiter produire de l’égalité et, en réalité, reproduire des inégalités.

Christophe Delay (2011). Les classes populaires à l’école. La rencontre ambivalente entre deux cultures à légitimité inégale.

Comment cela est-il possible ? Quels indicateurs pour comprendre ? L’auteur choisit pour aborder ces questions une posture compréhensive et une démarche ethnographique, analysant la rencontre directe entre culture scolaire et culture populaire au sein d’un même espace : une école située dans un quartier populaire en Suisse. 1 .

Delay, C. & al. (2009). 2Au-delà de ce paradoxe constituant la toile de fond, plusieurs enjeux trament l’ouvrage. 3La première partie du livre est consacrée à ce que « fait l’école aux classes populaires ». 4Un autre enjeu de cette étude est de (dé)montrer que la « démobilisation des parents », quand elle existe, est la conséquence et non la cause des difficultés scolaires des élèves. GRS - Bernard Lahire - La raison des plus faibles. Rapport au travail, écritures domestiques et lectures en milieux populaires. Persée. Bonnes feuilles de "La domination scolaire" (Ugo Palheta)

Ugo Palheta, La domination scolaire, Paris, PUF, "Le lien social", 2012.

Bonnes feuilles de "La domination scolaire" (Ugo Palheta)

Ugo Palheta, La domination scolaire. Sociologie de l'enseignement professionnel et de son public. 1Nul ne le contestera !

Ugo Palheta, La domination scolaire. Sociologie de l'enseignement professionnel et de son public

Aujourd’hui comme hier, un certain nombre d’agents du système scolaire, une partie du personnel politique et des représentants de l’Etat euphémisent, voire nient, dans leur discours, le caractère hiérarchique des filières d’enseignement. 2Dénonçant cette « idéologie de l’égalité formelle des filières » (p.312), Ugo Palheta en prend le contrepied en considérant d’emblée l’enseignement professionnel comme un « ordre d’enseignement dominé » (p.6).

C’est d’ailleurs à cette aune qu’il convient d’apprécier le titre et le sous-titre de cet ouvrage : La Domination scolaire. Sociologie de l’enseignement professionnel et de son public. Paul Willis, l'école des ouvriers. Recensé : Paul Willis, .

Paul Willis, l'école des ouvriers

Traduction de l’anglais par Bernard Hœpffner. Préface, postface et entretien avec l’auteur par Sylvain Laurens & Julian Mischi. Agone, 2011. 456 p., 25 €. , qui vient de paraître aux éditions Agone (collection « L’ordre des choses ») est la traduction d’un classique de la sociologie de l’éducation, le livre de Paul Willis, , paru en 1977 et jamais traduit en français jusqu’à présent. Paul Willis, L'école des ouvriers. Comment les enfants d'ouvriers obtiennent des boulots d'ouvriers.