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HDA L'Affiche Rouge

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«Je meurs la tête droite et avec le sourire»: ce qu'écrivaient les fusillés de la Seconde Guerre mondiale avant leur exécution. Un monumental ouvrage regroupant les biographies de 4.425 condamnés à mort exécutés sous l'Occupation permet de lire les derniers mots des martyrs de la Résistance.

«Je meurs la tête droite et avec le sourire»: ce qu'écrivaient les fusillés de la Seconde Guerre mondiale avant leur exécution

Le 15 décembre 1941, le député et journaliste communiste Gabriel Péri rédige une dernière lettre à son avocate Odette Moreau avant d'être fusillé par les Allemands au Mont-Valérien: «Dimanche, 20 heures. Très chère amie, l’aumônier du Cherche-Midi vient de m’annoncer que je serai, tout à l’heure, fusillé comme otage. Ce sera le dernier chapitre du grand roman de cette époque.» Comme Péri, plusieurs milliers de personnes ont été exécutées pendant la Seconde Guerre mondiale après avoir été «légalement» condamnées par les autorités allemandes, les Sections spéciales ou les cours martiales de Vichy, pour actes de résistance ou en tant qu'otages –sans oublier les victimes des innombrables exécutions sommaires et massacres commis par les occupants.

«Toute sa lettre était une profession de foi patriotique et d’amour filial. HDA : L'Affiche Rouge by Mikael NOAILLES on Prezi. La traque de l'affiche rouge (1/4) La traque de l’affiche rouge (2/4) La traque de l’affiche rouge (3/4) La traque de l’affiche rouge (4/4) LE RESEAU MANOUCHIAN. Calaméo - Les chemins de la mémoire n°240 - novembre 2013. L'affiche rouge.

De nombreux étrangers présents en France avant la guerre, en particulier ceux qui avaient fui le fascisme et la tyrannie dans leur pays, y compris des Allemands, se sont engagés dans la Résistance en France.

L'affiche rouge

L’épisode de l’Affiche rouge est là pour rappeler la grandeur de leur engagement et leur martyre. Les structures clandestines Guerre 1939-1945. FFI devant leur cantonnement © Roger Viollet Dans la résistance communiste, des “groupes de langue”, rassemblés dans une structure clandestine appelée Main-d'œuvre immigrée (MOI), opèrent au sein d'unités militaires relevant des FTP (Francs-tireurs et partisans). Les fusillés du Mont-Valérien Missak Manouchian © Centre de recherche sur la diaspora arménienne (CRDA) Du 15 au 18 février 1944, 23 accusés comparaissent à Paris, devant une cour martiale allemande. Des libérateurs présentés comme des criminels L'affiche rouge © DR Tout de suite après, une affiche est placardée en 15000 exemplaires sur les murs de France. Une propagande ratée. L’affiche rouge. Contexte historique Une opération de propagande d’envergure Constitué et organisé entre la fin de l’année 1942 et février 1943, le réseau Manouchian fait partie du groupe de résistance des « Francs-tireurs et partisans – main-d'œuvre immigrée » (FTP-MOI).

L’affiche rouge

Composé de 23 communistes (dont 20 étrangers : espagnols, italiens, arméniens et juifs d’Europe centrale et de l’est), le réseau effectue de nombreux attentats et actes de sabotages contre l’occupant nazi. Le réseau Manouchian tient son nom de son dirigeant : Missak Manouchian. Arrêtés en novembre 1943, ses membres sont jugés lors d’un procès qui se déroule devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris, du 17 au 21 février 1944. 22 des 23 membres du réseau (Olga Bancic, la seule femme du groupe, étant décapitée le 10 mai) sont condamnés à mort et fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien.

Réalisée par les services de propagande allemands en France Des libérateurs? Arsène, mémoire du groupe Manouchian. Léo Ferré - L'affiche rouge - L'armée du crime. 1944 Missak Manouchian - Terroriste. 1945 Missak Manouchian - Héros résistant. L Armée du Crime Trailer. 227. Léo Ferré: "L'affiche rouge" (1959) La participation des étrangers et des immigrés dans la Résistance fut longtemps minorée.

227. Léo Ferré: "L'affiche rouge" (1959)

Plusieurs éléments expliquent cette situation: dans le contexte troublée de 1939, les étrangers fixés en France ont tendance à taire leurs origines. En outre, de nombreux réfugiés politiques, ayant participé à la Résistance dans le cadre de la lutte antifasciste, regagnent leurs pays à la Libération. Enfin, la Résistance tente de faire vibrer avant tout la fibre patriotique et craint de prêter le flanc à la propagande vichyssoise prompte à dénoncer l'influence pernicieuse des étrangers au sein des organisations clandestines. Pourtant, qu'il s'agisse d'anciens des Brigades internationales, d'exilés antinazis allemands et autrichiens, de prisonniers de guerre soviétiques, d'Italiens antifascistes, de réfugiés républicains espagnols, l'engagement actif des étrangers dans la Résistance doit être réévalué.

Henri Krasucki lors de son arrestation en mars 1943. Marcel Rayman.