Web journalisme
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Actualité chargée pour Owni.fr , cet «Objet web non identifié» lancé en 2009 sur fond d’engagement anti-Hadopi. Le jeune média technophile a enfin bouclé sa levée de fonds et annoncé dans la foulée la nomination d’un nouveau directeur de la rédaction. Très «nouveau», même, puisque le poste en question (assumé par le journaliste d’investigation Guillaume Dasquié) n’existait pas il y a une semaine.
Comment s'accommoder de l’instantanéité des gazouillis quand on est journaliste dans une agence de presse ou un quotidien ? Sur Twitter, parle-t-on en son nom ou celui de son journal ? Doit-on réserver la primeur de son information à sa publication ? Comme le dit le consultant médias Erwann Gaucher , « les journalistes ne font pas leur boulot s'ils ne sont pas sur les réseaux sociaux ».
Droits, responsabilités et Internet
Quand avez-vous commencé à utiliser Twitter ?
Il fallait s'y attendre. La gloire médiatique est un balancier. Gloire puis gloriole. Ou l'inverse. Après avoir été encensé par les médias dans l'emballement du " printemps des réseaux sociaux " : révolutions arabes , mort de Ben Laden et arrestation de DSK , Twitter est désormais la cible d'une contre-attaque médiatique. Et comme "médiatique" rime rarement avec "finesse", voici un florilège de cette nouvelle vague des "Tous sauf Twitter" : 1) Twitter = "sensationnalisme erroné" (Canal+) : Pendant l'affaire DSK, Twitter est devenu une plateforme incontournable pour les journalistes, le réseau social étant le seul outil capable de rendre compte en temps réel ce qui se disait dans la salle d'audience.
Faut-il parler de printemps Twitter ? Lundi soir, les journalistes qui n'étaient pas encore acquis à la cause, ont enfin compris le pouvoir de Twitter : son utilité pratique, sa puissance face aux agences de presse et aux journaux. Ce matin Capucine Cousin ( Twitter 1 - TV 0, immédiateté, émotion, approximations ) et Erwann Gaucher ( "Mai 2011: le mois où les médias ont basculé ?" ) reviennent sur leurs blogs respectifs sur ces quelques jours de mai qui ont été une sorte de printemps des réseaux sociaux : avant cela, les révolutions arabes, bien sûr, mais aussi la mort d'Oussama Ben Laden avec ces deux messages Twitter (tweets) qui ont précédé l'intervention des journalistes .