
Etymologie
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Le français est calqué sur le latin Ce dernier terme ne transcrit lui même qu'assez pauvrement les multiples échos induits par le vocabulaire grec de l'image, qui est avec [ εἴδωλον ], [ εἰκών ], [ ϕάνταὓμα ], [ ἔμϕαὓιὖ ], [ τύποὖ ], etc. plus riche et beaucoup plus évocateur que le latin.
eidôlon [grec]
mimêsis [grec]
image
ingenium [latin]
Le vocabulaire issu de « image », est particulièrement riche en allemand; non qu'il y ait, comme en grec, une pluralité différenciée de termes pour désigner l'image selon différents points de vue, mais parce qu'il existe une constellation particulièrement complexe de mots formés sur Bild et qui font système : et (modèle/archétype et copie), (copie aussi, mais en insistant sur la ressemblance plus que sur la fabrication), (ectype, copie, en insistant sur son statut second, imité), (formation, culture), (imagination)… L'évolution de ce système est représentative d'une bonne partie de l'histoire de la philosophie allemande.
Bild [allemand]
apparence [entrée directionnelle] Le mot est d'emblée ambigu, puisqu'il fait signe tantôt vers l'« », c'est-à-dire la l'objectivité de ce qui apparaît de son propre fonds, tantôt vers l' et l'apparence trompeuse. I.
apparence
La traduction standard du grec [ ϕανταὓία ] par « imagination » pose plus de problèmes qu'elle n'en résout, ne serait-ce que parce qu'elle recourt à un calque du latin impérial qu'ignorait pour qui désignait encore avant toute chose un portrait ( De finibus, V, 1, 3). La traduction moderne de phantasia par « représentation », qui tend à s'imposer, est certes meilleure en ce qu'elle ne renvoie pas à une notion, l'imagination, qui pour nous autres modernes désigne tout autre chose que ce que les Grecs pouvaient vouloir signifier par phantasia, mais elle ne fait pas droit à ce qui se tient au cœur de la phantasia : l'apparaître.

