Littérature grise
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Jean V ilar , “Où vont les festivals”, Revue Janus , juil. 1964, repris dans J. V ilar , Le Théâtre, service public , Paris, Gallimard, 1975, p. 469. Ibid. , p. 470. Cf. Luc Benito, Les Festivals en France , Paris, L’Harmattan, 2001, p. 41-53.
Sur la base de ces prémices, et de la constatation du gain de sensibilité croissant des supports photographiques, on pourrait écrire une histoire du médium placée sous le signe d’une quête de la rapidité, vouée à l’élargissement de la gamme des sujets potentiels de l’empreinte argentique, une histoire de la conquête de territoires iconographiques toujours plus étendus, où au "point de vue d’après nature" succèdent logiquement la représentation de la figure humaine, puis le portrait d’enfants, d’animaux ou de groupes, la reproduction des vagues de la mer, du vol des oiseaux, du galop du cheval, des moyens de transport mécaniques, ou encore des sauts, plongeons, chutes et cabrioles. Les sources photographiques nourrissent abondamment le récit, aux accents parfois héroïques, d'une aventure qui culminerait avec la maîtrise de l’instantané, dans les années 1890. Dans sa linéarité idéale, cette geste décrit pourtant moins l’histoire de la photographie que celle de son imaginaire.
Je voudrais poursuivre ici ma réflexion sur la notion d ’indétermination de la photographie, en en questionnant, d’abord, la dimension anthropologique. Photographie anonyme de studio, vers 1920, collection privée Evidence… La photographie aux yeux de ses premiers commentateurs, s’impose par son extraordinaire, par son éblouissante capacité mimétique. D’emblée – et quoi qu’il en soit par ailleurs de ses limites -, la ressemblance photographique est donnée pour radicalement nouvelle, creusant un écart décisif avec tout ce qui était connu jusque là en matière de représentation. « Nulle peinture ou gravure », écrit par exemple Samuel Morse dès le printemps 1839, « ne peut s’en approcher ».
Éléments de synthèse 1997-2008 [1] [1] La présente publication est une synthèse de l’ouvrage... suite Auteur Olivier Donnat [*] [*] Chargé de recherche au Département des études, de la... suite du même auteur L a réalisation en 2008 d’une nouvelle enquête Pratiques culturelles des Français , plus de dix ans après celle de 1997, est l’occasion de faire le point sur les profondes mutations qu’ont connues récemment les conditions d’accès à la culture avec l’essor de la culture numérique et de l’internet. À un moment où plus de la moitié des Français disposent chez eux d’une connexion à haut débit et où plus d’un tiers d’entre eux utilisent l’internet tous les jours à des fins personnelles, comment se portent la lecture de livres, l’écoute de musique ou la pratique en amateur d’activités artistiques ? La fréquentation des salles de cinéma, des théâtres ou des salles de concert a-t-elle baissé ou augmenté ?
1 L'ouvrage de François Brunet se présente sous la forme d'une enquête généalogique qui vise à montrer comment s'est peu à peu formée l'idée de photographie au XIXe siècle à travers ses changements de statut culturel et un processus continu de concrétisation technique. 2 Le grand intérêt de la méthode d'analyse que met en oeuvre F. Brunet est en effet de croiser sans cesse le contenu technologique, la formation institutionnelle, les modalités discursives et la diffusion sociale de l'objet photographie. 3 Cette méthode, nourrie par des analyses très fines, l'amène à établir une périodisation classique, mais la dote d'un contenu enrichi et pertinent. François Brunet montre ainsi comment l'aspiration républicaine et démocratique constitue l'un des contenus majeurs de l'idée de photographie au XIXe siècle - de son institution en 1839 à sa vulgarisation à la fin des années 1880 -, et comment sa catégorie ontologique relève donc à la fois d'une utopie politique et d'une utopie technologique.
Livre fondateur des Études visuelles, Iconologie de W.T.J. Mitchell propose une nouvelle science de l’image, entendue comme une étude générale des représentations. L’auteur y rend compte de la création, du fonctionnement et du pouvoir des images, au moment où leur présence s’impose chaque jour davantage. Recensé : W.J.T.
Texte intégral 1 H ans Baeker, lettre à Franz Roh, 30 décembre 1925, Getty Research Institute, Franz Roh Papers, numé (...) « Ne voyez-vous pas, mon cher Roh, que tous ces écrits sur l’art l’étouffent plus qu’ils ne le font avancer. […] Dieu merci, ceux qui comptent vraiment […] se passeront bien de nous pour faire leur chemin.
Cf. Estelle Blaschke , “Du fonds photographique à la banque d’images. L’exploitation commerciale du visuel via la photographie : le Fonds Bettmann et Corbis”, É tudes photographiques, n o 24, novembre 2009, p. 150-170. Paul Valéry , “La Conquête de l’ubiquité” [1928], Œuvres (éd. J. Hytier), Paris, Gallimard, coll.
"Amateur", vidéo par Lasse Gjertsen, mise en ligne sur YouTube le 7 novembre 2006. À la fin des années 1980, Bill Gates, cofondateur de Microsoft, pressent que le marché des images sera l’un des secteurs porteurs de la nouvelle économie numérique. À l’origine de la création de la société Interactive Home Systems, renommée Corbis en 1995, son pari n’est pas sans rappeler la vision futuriste que Paul Valéry exprimait dès 1928: «Comme l’eau, comme le gaz, comme le courant électrique viennent de loin dans nos demeures répondre à nos besoins moyennant un effort quasi nul, ainsi serons-nous alimentés d’images visuelles ou auditives, naissant et s’évanouissant au moindre geste, presque à un signe.» Mais Bill Gates s’est trompé sur un point. Son scénario reposait sur la conception d’une agence susceptible de commercialiser les reproductions de fonds institutionnels existants.
Cette manifestation, tenue à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), le 13 novembre 2008 et organisée par l’Histoire culturelle et sociale de l’art de l’université Paris I (HiCSA) et l’Institut européen de la mémoire économique et financière (IMEF), a été filmée et enregistrée par les Archives audiovisuelles de la recherche (AAR) de l’ES CoM (Equipe sémiotique cognitive et nou veaux médias), Fondation maison des sciences de l’homme (FMSH). Voir la vidéo en ligne, www.archivesaudiovisuelles.fr Ce projet de recherche résulte d’un échange intellectuel approfondi avec Michel Poivert, à l’initiative de Guylaine Dartevelle, historienne de l’art, chercheur attaché à l’Imef. Il prend son ancrage dans une réflexion sur le rapport dans la création photographique entre peinture et photographie, activités marchandes et marchés, images et modernité. Voir Laurence Bertrand Dorléac , Christian Delage et André Gunthert, “Image et histoire”, Vingtième siècle.