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Misogynie

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Il paraît que le sexisme n'est plus ce qu'il était?... – philoemc

Parité mâle ordonnée. En dépit de la loi, les femmes ne sont jamais traitées de la même manière que les hommes sur la scène politique, analyse la politologue Frédérique Matonti.

Parité mâle ordonnée

LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Propos recueillis par Gaëlle Dupont La professeure en sciences politiques Frédérique Matonti dissèque dans Le Genre présidentiel (La Découverte, 24 euros, 320 pages) le traitement différencié des sexes en politique. Elle estime que la prééminence masculine persiste et que la visibilité récente des femmes politiques n’a pas fait reculer les stéréotypes sexistes. Une seule femme apparaît en mesure de figurer au second tour de l’élection présidentielle en mai, Marine Le Pen. Comment l’expliquez-vous ? C’est une élection dans laquelle il n’y a aucune obligation paritaire. Dans les cabinets ministériels, qui sont une autre voie d’accès aux plus hautes responsabilités, les femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes. Les actrices françaises refusent le clap de fin à 50 ans.

Arrivées à la cinquantaine, les comédiennes ne sont plus sollicitées.

Les actrices françaises refusent le clap de fin à 50 ans

A l’occasion de La Journée de la femme, elles se mobilisent pour dénoncer cette discrimination. M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Sandra Franrenet Scène intérieur jour. Une femme entre dans un bureau. Un homme l’accueille poliment. « Bonjour madame. » Il l’observe, surpris. « Je pense que vous avez dû vous tromper d’endroit… » La femme s’étonne à son tour. « Non, j’avais rendez-vous. . – Oui… – Alors, monsieur, c’est une femme de 70 ans que vous recherchez, pas de 50 ! Ce dialogue, que l’on jurerait tiré du script d’un film, est une anecdote vécue par la comédienne Catherine Piffaretti, il y a deux ans. « La semaine de mes 50 ans, j’ai été contactée pour deux castings publicitaires : le premier concernait des prothèses auditives et le second des médicaments contre les effets de la ménopause.

Avec sa coupe garçonne et sa silhouette athlétique, cette jolie blonde n’a rien d’une mamie appareillée. Investiture de Donald Trump : un nouveau féminisme en marche. Inquiètes pour leurs droits, les femmes se mobilisent et élargissent leur champ d’action en appelant tous les anti-Trump à manifester samedi.

Investiture de Donald Trump : un nouveau féminisme en marche

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante) Depuis le 8 novembre, Shirley Richards, 42 ans, ne se sent plus en sécurité. « Je sors le chien. Je vois ce type qui me fait un sourire un peu forcé. Maintenant, je me demande ce qu’il y a derrière. Est-ce qu’il est misogyne ? La victoire du républicain est une « défaite pour le féminisme », estime le New York Times, d’autant qu’Hillary Clinton avait fait de la « carte femmes » un argument central de sa campagne. « Cela montre que l’on n’a pas fait autant de progrès qu’on le pensait, ajoute l’étudiante, encore atterrée par les propos rétrogrades entendus pendant la campagne.

Le 8 novembre, 54 % des femmes ont voté pour Hillary Clinton contre 42 % des hommes, le gender gap (écart entre hommes et femmes) le plus important depuis 1996. « Manterrupting », le sexisme ordinaire sur la voix publique. En politique, au travail et dans la sphère privée, les hommes n’hésitent pas à interrompre leurs interlocutrices.

« Manterrupting », le sexisme ordinaire sur la voix publique

Une forme de censure insidieuse. LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Anne Chemin Sur le plateau, le tailleur rouge de Sylvia Pinel tranche avec les costumes gris de ses voisins. En ce jour de débat, la seule femme de la primaire à gauche évoque les ­leçons politiques de François Mitterrand quand David Pujadas lui pose une question sur le dépassement des clivages traditionnels. La candidate re­prend la ­parole. « Ecou­tez, c’est… », commence-t-elle. La caméra est tournée vers le visage de Jean-Luc Bennahmias mais on entend au loin un rire un peu crispé. « Jean-Luc, Jean-Luc, lance Sylvia Pinel en faisant un signe de la main. La candidate tente de reprendre le fil de ses idées mais elle a perdu pied. « Il est… C’est… Je ne me souviens même plus de la question », ajoute-t-elle, un brin agacée. La conversation, un enjeu de pouvoir.