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Misogynie

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Canada : le drame occulté du féminicide autochtone. De longues années et plusieurs rapports d’ONG sur les disparitions et assassinats d’Amérindiennes auront été nécessaires pour qu’une commission d’enquête soit ouverte.

Canada : le drame occulté du féminicide autochtone

Le Monde | • Mis à jour le | Par Nicolas Bourcier (Montréal, Fort St John, Prince George, Vancouver, envoyé spécial) C’est une longue coulée d’asphalte bordée de villages et de forêts grises, un tronçon de 700 kilomètres de l’autoroute 16, qui sinue le long de hautes collines sous un ciel rétréci. En Colombie-Britannique, province de l’extrême ouest canadien, entre les villes de Prince George et Prince Rupert, les grands espaces sont à peine perturbés par une poussive procession de poids-lourds. Sur le bas-côté, des croix et quelques bougies. Des photos aussi, avec des messages posés à même la neige.

Maddy est l’une des 46 femmes disparues ou assassinées, depuis 1969, le long de cette « autoroute des larmes », comme les riverains l’ont surnommée. Plus de larmes que d’encre. Le « mansplaining » expliqué par l’écrivaine américaine Rebecca Solnit. Pourquoi tant d’hommes se sentent-ils tenus d’expliquer à des femmes des choses qu’elles connaissent mieux qu’eux ?

Le « mansplaining » expliqué par l’écrivaine américaine Rebecca Solnit

Entretien avec l’Américaine Rebecca Solnit, auteure d’un livre sur le sujet. JoeyStarr en couverture de « Playboy » : un choix « en réaction à l’affaire Weinstein » En choisissant le rappeur, le magazine entend montrer que « les hommes virils reprennent le devant de la scène », selon l’anthropologue Mélanie Gourarier.

JoeyStarr en couverture de « Playboy » : un choix « en réaction à l’affaire Weinstein »

LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Charlotte Herzog Playboy affiche JoeyStarr sur sa couverture. Le magazine érotique « masculin qui parle aux femmes » a choisi le rappeur de NTM comme vitrine pour son numéro paru samedi 17 mars, pour « son charisme et sa force physique ». #JoeyStarr premier homme à décrocher la #une de @Playboy France JFGuyot (@Jean-François Guyot) Sidney Carron, la photographe qui le met en scène, a expliqué au Parisien qu’elle voyait en lui « l’homme qui fascine les filles ». « L’incarnation de ce qu’on appelle parfois le “mâle alpha”, celui qui crie le plus fort » ; elle voulait « capter son air animal, sa virilité. » Derrière la veste chic, les oreilles de lapin et les lunettes de créateur, JoeyStarr est aussi une personnalité connue pour ses accès d’agressivité et sa tendance à la provocation.

Parité mâle ordonnée. En dépit de la loi, les femmes ne sont jamais traitées de la même manière que les hommes sur la scène politique, analyse la politologue Frédérique Matonti.

Parité mâle ordonnée

LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Propos recueillis par Gaëlle Dupont La professeure en sciences politiques Frédérique Matonti dissèque dans Le Genre présidentiel (La Découverte, 24 euros, 320 pages) le traitement différencié des sexes en politique. Elle estime que la prééminence masculine persiste et que la visibilité récente des femmes politiques n’a pas fait reculer les stéréotypes sexistes. Une seule femme apparaît en mesure de figurer au second tour de l’élection présidentielle en mai, Marine Le Pen. Comment l’expliquez-vous ? C’est une élection dans laquelle il n’y a aucune obligation paritaire.

Dans les cabinets ministériels, qui sont une autre voie d’accès aux plus hautes responsabilités, les femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes. Les actrices françaises refusent le clap de fin à 50 ans. Arrivées à la cinquantaine, les comédiennes ne sont plus sollicitées.

Les actrices françaises refusent le clap de fin à 50 ans

A l’occasion de La Journée de la femme, elles se mobilisent pour dénoncer cette discrimination. Investiture de Donald Trump : un nouveau féminisme en marche. Inquiètes pour leurs droits, les femmes se mobilisent et élargissent leur champ d’action en appelant tous les anti-Trump à manifester samedi.

Investiture de Donald Trump : un nouveau féminisme en marche

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante) Depuis le 8 novembre, Shirley Richards, 42 ans, ne se sent plus en sécurité. « Je sors le chien. Je vois ce type qui me fait un sourire un peu forcé. Maintenant, je me demande ce qu’il y a derrière. Est-ce qu’il est misogyne ? « Manterrupting », le sexisme ordinaire sur la voix publique. En politique, au travail et dans la sphère privée, les hommes n’hésitent pas à interrompre leurs interlocutrices.

« Manterrupting », le sexisme ordinaire sur la voix publique

Une forme de censure insidieuse. LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Anne Chemin Sur le plateau, le tailleur rouge de Sylvia Pinel tranche avec les costumes gris de ses voisins. En ce jour de débat, la seule femme de la primaire à gauche évoque les ­leçons politiques de François Mitterrand quand David Pujadas lui pose une question sur le dépassement des clivages traditionnels.

La candidate re­prend la ­parole. « Ecou­tez, c’est… », commence-t-elle. La caméra est tournée vers le visage de Jean-Luc Bennahmias mais on entend au loin un rire un peu crispé. « Jean-Luc, Jean-Luc, lance Sylvia Pinel en faisant un signe de la main. La candidate tente de reprendre le fil de ses idées mais elle a perdu pied. « Il est… C’est… Je ne me souviens même plus de la question », ajoute-t-elle, un brin agacée. La conversation, un enjeu de pouvoir.